Noël dans la Bible et dans la tradition – PE #30

NoelNoël est-il une fête biblique? Qu’en est-il des origines païennes de certaines traditions entourant la fête de Noël? Les chrétiens peuvent-ils célébrer cette fête en toute bonne conscience et que doivent-ils faire avec les traditions non bibliques, la sécularisation et la commercialisation de cette fête?

Avec mes invités, les pasteurs Alexandre Sarran de l’Église réformée évangélique de Lyon et Guillaume Bourin du site www.leboncombat.fr, nous tenterons de répondre à ces questions après avoir examiné les doctrines de l’incarnation de Dieu et de la naissance virginale dans les Écritures. L’incarnation et la divinité du Messie furent-elles inventées par l’Église ou les retrouve-t-on dans l’A.T.? Que signifie la naissance virginale?

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Liens utiles pour poursuivre la réflexion:
Tara Moore, Christmas: The Sacred to Santa
Albert Mohler, entrevue avec Tara Moore

Citation de la Deuxième Confession Helvétique de 1564: « En outre, si les Églises, dans un esprit de liberté chrétienne et par une vraie foi, célèbrent la mémoire de la naissance du Seigneur, de sa circoncision, de sa Passion, de sa résurrection, de son ascension au ciel et de l’envoi du Saint-Esprit sur ses disciples, nous l’approuvons pleinement. Par contre, nous n’approuvons nullement les fêtes religieuses instituées pour des hommes ou des saints glorifiés. Car les fêtes relèvent de la première table de la Loi; elles appartiennent donc à Dieu seul. Enfin, les fêtes instituées à l’intention des saints glorifiés – fêtes que nous avons abolies – contiennent plusieurs choses contraires à la raison, inutiles et intolérables. Nous admettons cependant que la mémoire des saints puisse, en temps et lieu, être recommandée à bon escient et avec profit au peuple, lors des prédications; et des exemples de sainteté chez les hommes de Dieu peuvent être proposés à tous, pour qu’on les imite. »

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About the Author
Pascal est pasteur de l'Église réformée baptiste de Saint-Jérôme qu'il sert depuis 2005. Il est marié avec Caroline et ensemble ils sont les heureux parents de quatre enfants. Pascal a complété un baccalauréat et une maîtrise en théologie à la Faculté de théologie évangélique de Montréal. Il est l'auteur des livres: Le côté obscur de la vie chrétienne (2019, Éditions Cruciforme) – Une alliance plus excellente (2016, Impact Académia) – Solas, la quintessence de la foi chrétienne (2015, Cruciforme) – The Distinctiveness of Baptist Covenant Theology (2017 Revised Edition, Solid Ground Christian Books).
4 commentaires pour “Noël dans la Bible et dans la tradition – PE #30
  1. Cher Révérend Pascal, merci beaucoup pour votre grande réflexion théologique qui devrait en principe nous ramener au centre de tous discours christologiques. Vos questions soulevées (Noël est-il une fête biblique? Qu’en est-il des origines païennes de certaines traditions entourant la fête de Noël? Les chrétiens peuvent-ils célébrer cette fête en toute bonne conscience et que doivent-ils faire avec les traditions non bibliques, la sécularisation et la commercialisation de cette fête? L’incarnation est-elle une invention du N.T. ou retrouvons-nous aussi l’idée de l’incarnation de Dieu dans l’A.T.? Que signifie la naissance virginale?) ont préoccupé l’Eglise et l’humanité entière en tout temps et en tout lieu. Finalement, chaque confession de foi préfère maintenir sa conviction que moi, j’ignore la raison. En vous suivant le plus attentivement possible, je réalise que vous avez pu analyser tous les enjeux et la signification de Noël pour l’Eglise de tout temps. C’est aussi dans cette perspective que je vois la commémoration de Noël. Dans la perspective africaine, Noël est cette question de Jésus aux disciples à Césarée de Philippe au dire des gens, qui suis-je, moi, le Fils de l’homme ? (Matthieu 16 : 13ss), montre qu’il voulait les interpeller sur sa véritable identité. Il y avait dans cette question plus qu’un sondage d’opinions : le Christ a directement interpellé ceux qui faisaient route avec lui tous les jours. Il ne voulait manifestement pas que ses propres disciples soient des hommes sans conviction, ou simplement une caisse de résonnance de l’opinion publique sur lui. Une relation solide entre le Maître et ses disciples passait nécessairement par une connaissance de sa véritable identité. Car ceux-ci devaient savoir pourquoi ils avaient choisi de le suivre. La question avait deux volets. Le premier était d’ordre général : Au dire des gens, qui suis-je, moi, le Fils de l’homme ? Un discours qui pouvait provoquer un discours sur Jésus. La réponse des disciples montre qu’il y avait déjà une multitude de discours sur le jeune rabbin de Nazareth. En effet, ceux qui le prenaient pour Jean Baptiste, Elie, Jérémie, ou l’un des prophètes, représentaient sans doute ce que l’on pourrait qualifier aujourd’hui de sensibilités théologiques. Autant de discours ! Mais le deuxième volet de la question est personnelle ; une question existentielle, vitale, qui met en relation deux êtres dans ce qu’ils sont l’un et l’autre, l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre : Mais vous, qui dites-vous que je suis ? L’interpellation était destinée à provoquer une confession de foi personnelle. Devant la confusion théologique de nos jours, combien avons-nous besoin d’une telle interpellation ! Mais pouvons-nous retrouver la spontanéité et la fraîcheur de la confession de Pierre, alors que nous l’avons déjà fixée dans un discours théologique ? L’événement de Césarée de Philippe a mis en lumière la divinité et l’humanité de Jésus Christ d’une manière inattendue. Ceci étant dit, toute opinion sur Jésus Christ en rapport avec la fête de Noël doit nécessairement partir de l’incarnation qui est un événement qui avait pris l’humanité entière à contre-pied. Pour un Africain Noir dont je suis, Noël signifie que Dieu ne laisse pas tomber la créature à son image, mais qu’il vient vers elle pour la sauver. Pour un africain, Noël n’est pas fêtée comme une simple commémoration ou tradition mais l’irruption de Jésus sur la terre parmi les hommes afin de les libérer des souffrances sous toutes ses formes. C’est pourquoi dans cette période d’avent Noël chaque chrétien en Afrique doit se demander : comment dois-je fêter Noël en rapport avec ma situation quotidienne ? Mais comment aussi devrais-je commémorer Noël dans la perspective d’action de grâce et se dire que Dieu à tant aimé le monde et qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il est la vie éternelle ?

  2. André pardoën dit :

    A mon humble avis fêter Noël pour un Chrétien devrait être laissé au discernement de l’individu et les églises locales auraient mieux à faire que de décorer leur locaux avec des sapins et des guirlandes. Quand on connait l’origine des cultes il n’y a pas plus païen que cette fête qui n’a plus rien à voir avec le Christ des évangiles. Le regretté pasteur baptiste Frédéric Buhler ,de Mulhouse , disait que la fête de Noël était une fête païenne et qu’il était donc normal qu’elle soit retournée à ses origines. Chaque fois que l’église a voulu christianiser des cultes païens pour plaire au plus grand nombre on a vu ce que cela donnait. il n’y a qu’à voir le culte de la vierge dans l’église catholique romaine ou encore le système de la prêtrise avec ses habits extravagants etc… en plus tout le monde s’accorde à dire que la naissance du Christ n’a pas pu avoir lieu un 25 décembre. C’est encore là une réminiscence païenne du culte de la lumière fêté par les romains en décembre.
    En tant que Chrétiens, nous sommes plutôt invités par le Christ lui même à se souvenir de sa mort lors de la célébration de la sainte Cène du dimanche.
    Pour ma part il est impossible d’échapper au repas familial avec ceux qui fêtent Noël sans Christ en rendant Grâce à Dieu de tout ce qu’il pourvoit sur nos tables richement garnies ,mais en confessant tout de même le péché de gourmandise quand des millions d’enfants meurent dans ces moments là de faim.

    • Annette dit :

      D’autant en plus et beaucoup ne le savent pas même des Pasteurs qu’il existe un culte satanique du sapin vert. .Eh oui. Sapin vert qui sont mis dans les Églises

  3. Muller dit :

    C’est vrai on ne connait pas la date de naissance de Jésus, mais ce n’est certainement pas le 25 Décembre qui est l’hiver en Israël et donc les bergers ne pouvaient être dans les champs à garder leurs troupeaux. A la suite d’une étude avec les TJ je suis restée 20 ans sans fêter Noël mais toute la famille se réunissait et je ne crois pas avoir été un bon témoignage à ce moment là. N’étant pas d’accord avec les TJ sur leur interprétation Biblique je suis devenu chrétienne évangélique et là ils fêtaient Noël et j’ai compris et accepter de remettre cette fête en pratique car il vrai que l’on ne connait pas le jour exact de sa naissance mais il est venu c’est sùr, alors pour témoigner de sa venue je pense que à ce moment là les gens sont plus réceptifs à écouter le message de l’évangile et même si à la base c’est une fête païenne on peut en faire une fête de l’amour et profiter de ce jour pour parler de Jésus. Pour les TJ fêter Noël ce n’est pas crédible mais ils n’ont rien compris au Salut offert par Jésus donc ils mettent en pratique ce qu’ils pensent être la vérité mais ils n’ont rien compris à l’amour de Dieu.

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