Skip links

Matthew Henry: la vraie estime de soi


“Dt 9:7-8 – Il nous est bon de rappeler contre nous-mêmes, avec tristesse et honte, le souvenir de nos péchés passés; afin que nous puissions voir à quel point nous sommes redevables à la libre grâce de Dieu en admettant humblement n’avoir jamais mérité autre chose que la colère et la malédiction de la part de Dieu.”

Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part je trouve cette piété puritaine très rafraichissante! Je suis conscient que pour la plupart de mes contemporains, et malheureusement même pour certains chrétiens, citer un puritain ce n’est pas trop « tendance »; c’est même complètement dépassé. Qu’importe! À mon humble avis, Matthew Henry avait compris que l’estime du chrétien ne consiste pas à nier le péché, mais à le confesser.

Ceux qui trouvent un réconfort dans la négation du péché se confortent dans le mensonge. Le vrai réconfort du croyant n’est pas en lui-même, il sait qu’il est un être perverti et laid. Il n’est pourtant pas dans le désespoir ou dans un inconfort existentiel devant sa propre laideur, car « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1.9) et encore : « le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1.7).

Ils demeurent dans la laideur de leurs péchés ceux qui refusent des les voir en face. Ils sont beaux, ils sont parfaits ceux qui ont été purifiés et lavés par le sang de Christ.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  1. Merci Pascal de ns rappeller notre état de pécheur.

    En étant sauver par le sacrifice de Jésus pour nous , je pense que ns ne devons pas ns préoccuper des tendances de ce monde , mais de Lui plaire .

    Et de toujours avoir à l’esprit que ns sommes sauvés   
     ” par grâce” …..que nous ne méritons rien . 

  2. En effet, nous n’avons aucun mérite naturel. Notre condition naturelle est d’être esclaves du péché ; c’est par la grâce surnaturelle du Christ que nous sommes libérés de cet esclavage. Sans la libération divine, nous ne possédons pas la liberté nécessaire pour faire un bien significatif.

    Mais justement, à mesure que Christ nous libère, ne devenons-nous pas capables de bien? Si la foi nous libère de l’esclavage du péché, la grâce divine ne nous procure-t-elle pas une liberté qui nous rend capables de participer librement à la bonté de Dieu?

    Sinon, il me semble que la libération ne signifie pas grand-chose…

    1. La grâce sanctifiante nous délivre effectivement de la puissance du péché pour nous rendre capables de pratiquer la justice (Rm 6). Cependant, nous ne générons pas en nous-mêmes ou par nous-mêmes une justice qui plaît à Dieu, mais cette justice vient de la vie de Christ en nous.

      Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.” – Jn 15:4-5

      Nous sommes des porteurs de fruits et non des générateurs de fruits.

  3. Sans la grâce divine, nous sommes incapables de mériter quoi que ce soit: nous sommes d’accord. Puisque nous sommes des créatures, nous ne sommes ultimement générateurs de rien: nous sommes d’accord.

    Mais si la grâce sanctifiante nous rend capables de pratiquer la justice, c’est que nous participons à la justice de Dieu. En portant la justice, nous pratiquons volontairement la justice. La justice que nous sommes capables de pratiquer relève de notre volonté libérée par Dieu. Dieu nous accorde donc la capacité de mériter des bonnes œuvres.

    Si nous ne sommes pas libres, nous ne pouvons rien mériter. Si nous sommes libres, nos actes de volonté peuvent être plus ou moins justes, et donc mériter plus ou moins de grandeur dans le royaume des cieux (Matthieu 5:19). La liberté et le mérite sont indissociables.

    Ce principe correspond entièrement à la théologie exposée aux articles 2007 à 2010 du Catéchisme.
    http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P6U.HTM

    Le mérite sans Dieu suscite l’orgueil; il est une invention humaine. Le mérite dans Dieu suscite la gratitude; il est un don de Dieu.

  4. Heureux de même!

    Mais j’ai l’impression de mal comprendre : Est-ce que les réformés disent la même chose?

    Je comprends que, selon la théologie réformée, l’homme ne peut rien mériter, ni avant ni après avoir reçu la grâce salvifique. Pourtant, si la grâce libère, c’est que nous passons de l’esclavage au péché à la liberté en Dieu. Si nous sommes libres en Dieu, notre volonté personnelle devient capable de participer à sa justice. Si nous participons volontairement à la justice divine, c’est que nos bonnes œuvres sont méritoires (mérite secondaire qui revient ultimement à Dieu, bien sûr).

    Ai-je mal compris la théologie réformée, ou y a-t-il une erreur dans ce raisonnement?

    1. Cher Sylvain
      Je crois qu’il n’y a pas véritablement un consensus réformé sur la question. Tous s’entendent pour dire que le salut en tant que tel ne peut être mérité. Maintenant, sur la question de la sanctification et les mérites du croyant, il y a une tendance monergiste et une tendance synergiste (je suis plutôt de la tendance synergiste). Je m’appuie sur des passages comme ceux-ci pour aller dans ce sens:

      1 Co 3:14-15 Si l’oeuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.

      2 P 1:10-11 C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus -Christ vous sera pleinement accordée.

      Là où les réformés se distinguent des catholiques sur la question du mérite, c’est qu’ils ne croient pas que l’on puisse mériter la vie éternelle. Le catholicisme enseigne que la grâce sauve l’homme de l’enfer, mais il doit mériter la vie éternelle par ses oeuvres et son passage au purgatoire… Les réformés croient que l’homme ne peut mériter son entrée au paradis, ni recevoir la vie éternelle par ses propres oeuvres. Les récompenses qu’il mérite sont en quelque sorte des extras au salut et à la vie éternelle. Par exemple, deux personnes sauvées recevront toutes deux la félicité éternelle, mais l’une occupera peut-être un rang plus élevé dans le royaume du Seigneur ou une plus grande louange de la part de Dieu en raison de ses oeuvres durant son pèlerinage terrestre. Cependant, il n’y aura pas d’envie, de jalousie, de déception ou d’ostentation à la glorification finale.

  5. Cher Pascal

    Nous sommes évidemment d’accord pour dire qu’il n’y aura pas d’envie, de jalousie, de déception ou d’ostentation à la glorification finale puisque, après tout, il n’y aura plus de péché.

    Le débat est donc à savoir si les œuvres sont constitutives de la vie éternelle ou si elles en sont des bonus.

    Posons donc la question en termes extrêmes pour situer ses réalités. Imaginons un croyant qui n’aurait réalisé aucune œuvre au courant de sa vie. Vraiment aucune œuvre; absolument aucun acte de justice. Quelle serait sa place au royaume des cieux? Y serait-il présent au même titre que tous les autres croyants, en étant seulement démuni du «bonus» de quelque prééminence céleste? Cela est clairement contradictoire avec Jacques 2:14-26. C’est par la foi que nous sommes sauvés, mais la foi nécessite des œuvres pour réaliser ses effets. Si un croyant n’a réalisé aucune œuvre au cours de sa vie, c’est qu’il n’est pas vraiment un croyant. Le caractère essentiel (tout secondaire soit-il) des œuvres démontre qu’elles sont constitutives du salut.

    Je fais une petite analogie qui, je le crois, correspond aux enseignements bibliques : Sur la route du salut, la foi est le véhicule et les œuvres sont l’essence. Sans véhicule, on ne peut pas être sur la route. Sans essence, le véhicule n’avance pas. Plus on a d’essence, plus on avance loin sur la route. Les œuvres ne sont pas des décorations que l’on accroche au véhicule (ce que serait un bonus) : Elles sont une composante nécessaire au fonctionnement du véhicule.

    Cette doctrine est en parfaite harmonie avec les enseignements de Saint Paul qui insistent sur le fait qu’on ne peut espérer aucun salut sans la foi malgré nos œuvres – qu’on ne peut pas avancer sur la route avec des bidons d’essence mais sans véhicule – tout en conciliant les enseignements de Saint Jacques quant à la nécessité des œuvres. 

    1. L’Écriture enseigne: “Ep 2:8-9 8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. 9 Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie.”

      Cette doctrine a été appliquée en pratique par le Christ en croix au larron repentant: “Lc 23:43 Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.”

      La simple foi en Christ justifie totalement, une fois déclaré juste un pécheur peut entré au paradis sans rien de plus (pas besoin de mériter son ciel, pas de purgatoire). Ajouter la nécessité des bonnes oeuvres comme condition d’entrée, c’est prêcher un autre évangile:

      Ga 1:6-8 6 Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile. 7 Non pas qu ‘il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. 8 Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème !

      L’autre évangile vers lequel les Galates se détournaient était le salut par les oeuvres (Ga 2.15-21 ; 5.4)

      Le larron a été gratuitement justifié, comme tous les pécheurs: Rm 3:23-24 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; 24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

      S’il faut mériter la justification, elle n’est plus gratuite. Le catholicisme est un mélange de christianisme biblique et de légalisme pélagien

  6. Personne ne dit qu’on doit mériter notre Ciel.

    On ne mérite pas notre Ciel, mais on mérite notre place au Ciel. Le larron est au Ciel, mais on peut supposer que sa place au Ciel est petite. Cette doctrine est la seule qui concilie la grâce de Dieu avec la liberté qu’Il accorde aux élus, la seule qui concilie Saint Paul (c’est la foi seule qui sauve) avec Saint Jacques (la foi sans les œuvres est morte) et Saint Matthieu (les œuvres déterminent la grandeur au royaume des cieux).

    Les calvinistes voient du légalisme pélagien là où il n’y a que de l’orthodoxie chrétienne parce que le calvinisme nie la liberté que Dieu accorde aux élus. Pélage a erré vers trop de liberté humaine, Calvin a erré vers trop peu de liberté humaine.

    La racine grecque du mot « hérésie » provient du mot « choix », préférence pour un aspect particulier de la vérité. Les hérésies ne sont pas de pures faussetés : elles sont des parts tronquées de la vérité complète.

  7. Il me semble que selon la théologie catholique le Larron aurait dû être au purgatoire pour un bon bout de temps et non se retrouver au ciel le jour même de sa mort…

     

    La compréhension réformée de l’affirmation de Jacques est simplement que les oeuvres authentifient la foi: L’homme est sauvé par la foi seule (Paul), mais la foi qui sauve l’homme n’est jamais seule, elle a toujours des oeuvres qui prouvent son authenticité (Jacques)

     

    Ceci correspond à l’enseignement de Paul:

    “Car, en Jésus -Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité.” (Ga 5.6)

     

    Je reconnais que le catholicisme romain n’est pas aussi simple que le légalisme juif. L’erreur que je perçois cependant est au niveau de la conception catholique romaine de la justification. L’Écriture enseigne la justification par imputation par la foi (Rom. 5), le catholicisme enseigne la justification par infusion par les sacrements, la foi et les oeuvres. Je ne peux absolument pas me réconcilier avec l’Église catholique sur ce point, même si elle affirme que tout ce salut est par grâce. Cette notion m’apparait contraire aux Écritures et altérer gravement l’Évangile.

     

  8. La doctrine du Purgatoire est très complexe ; il y a des tonnes d’éléments à prendre en compte pour concevoir ses implications, comme la communion des saints. Christ a pu tout simplement offrir une grâce spéciale au larron. Par ailleurs, le Purgatoire n’est pas essentiel à la théologie catholique. Dans «The Great Divorce», C.S. Lewis explique en quoi une même vérité peut être appréhendée avec ou sans une doctrine du Purgatoire.

    L’idée que les oeuvres aient strictement une fonction d’authentification est une interprétation étrange de Saint Jacques et elle est carrément incompatible avec Saint Matthieu.

    Quand l’Écriture indique que la foi sans les œuvre est morte, c’est signe que la foi a besoin des œuvres pour vivre. La possibilité même que la foi puisse être morte est signe que la foi est nécessaire mais non suffisante. La grâce procurée par le sacrifice du Christ est suffisante, mais cette grâce ne se manifeste pas seulement par la foi.

    Quand l’Écriture indique que ceux qui respectent les commandements seront appelés plus grands au royaume des cieux, c’est signe que œuvres ont un effet qui dépasse l’authentification de la foi. Si ceux qui réalisent moins d’œuvres sont appelés plus petits au royaume des cieux, c’est parce que leur sanctification (qui fait partie de la salvation) a été plus complète.

    Quand l’Écriture indique que nul n’entre au royaume des cieux à moins de renaître d’eau et d’esprit, c’est signe que le baptême est une condition nécessaire au salut. On constate ainsi que les sacrements sont, comme la foi, des conditions nécessaires mais non suffisantes du salut.

    Vraiment, toutes les indications de l’Écriture vont dans le sens de l’interprétation catholique.

  9. Je ne veux pas prendre parti dans ce débat très intéressant, mais concernant la relation entre la grâce et les œuvres, justification par la foi, et «à savoir si les œuvres sont constitutives de la vie éternelle ou si elles en sont des bonus» je recommande «Costly Grace», le premier chapitre de «The Cost of Discipleship» de Dietrich Bonhoeffer.

    http://books.simonandschuster.com/Cost-of-Discipleship/Dietrich-Bonhoeffer/9780684815008/excerpt/1

    1. Bonjour Lise, merci pour cette suggestion. Bonhoeffer condamne la notion de “grâce facile” qui est souvent une perversion de la grâce biblique (Rm 3.5-8). La grâce, bien que gratuite, coûte notre vie entière (Rm 12.1 ; Lc 14.26-27). Cette conception conçoit les oeuvres comme l’expression de la gratitude envers Dieu pour sa grâce et non comme une auto-salvation en vue d’une rétribution: “Or, à celui qui fait une oeuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due; et à celui qui ne fait point d’oeuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice. (Rm 4:4-5) ”

      Il me semble important de situer la tension oeuvre/foi dans le contexte qui lui est propre bibliquement: la justification. Je crois que les catholiques et les protestants diffèrent sotériologiquement parce qu’ils conçoivent différemment la justification. Les catholiques croient que la justification consiste à RENDRE un pécheur juste tandis que les réformés croient que la justification consiste à DÉCLARER un pécheur juste. Ce que les catholiques appellent justification, les protestants l’appellent sanctification et glorification. Dans le catholicisme, l’homme est justifié par les sacrements, la foi et les oeuvres, lorsqu’il est entièrement juste (saint) il peut entrer au ciel (d’où la nécessité du purgatoire pour achever la “justification” après la mort si on n’y est pas parvenu durant son vivant).

      Les réformés ne croient pas qu’un impie puisse entrer au ciel (1 Co 6.9-10 ; Ap 21.27 ; 22.15). Cependant, tous sont impies (Rm 3.10-23). Comment donc, l’homme peut-il être trouvé juste devant Dieu? C’est précisément à cette question que la justification répond et elle nous dit clairement que personne ne peut-être justifié par les oeuvres. C’est par Jésus-Christ que nous pouvons être justifiés parce qu’il a payé le prix de nos péchés, mais aussi parce que sa parfaite justice (son obéissance à la loi de Dieu), nous est gratuitement imputée (Rm 5.19). Et comment nous est-elle imputée cette justice? Gratuitement par le moyen de la foi (Rm 3.24, 28 ; Ep 2.8-9). Dès que l’homme est justifié, il a la vie éternelle et entrera dès sa mort dans la gloire dans la présence du Seigneur en attendant la résurrection finale. L’Écriture présente le verbe “justifier” comme signfiant déclarer juste (Lc 7.29) et non rendre juste. Elle présente la justification par imputation et non par rétribution (Rm 4 ; 5.12-21). Et elle présente l’imputation par la foi et non par les oeuvres (cf. passages précédents).

      Une fois que le pécheur est justifié, il est nécessairement sanctifié, c’est-à-dire que sa nature est progressivement transformée au niveau de son intelligence (Rm 12.2) et de sa volonté (Rm 6.13-19). Ce processus est continuel est s’achèvera uniquement à la glorification lors de la résurrection finale:

      1 Co 15:51-55 51 Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, 52 en un instant, en un clin d’oeil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. 53 Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. 54 Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire. 55 O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ?

      La sanctification démontre qu’il y a eu justification et c’est à ce titre qu’elle est nécessaire au salut (Hé 12.14). C’est ainsi que la justice des enfants du royaume doit surpasser celle des scribes et pharisiens qui était une fausse justice hypocrite. La justice des enfants de Dieu procède d’un coeur régénéré et du Saint-Esprit qui habite en eux et qui les rend conformes à la loi morale de Dieu (Mt 5). Je crois que les catholiques errent en ce qui a trait à la relation entre la foi et les oeuvres parce qu’ils ont une mauvaise conception de la doctrine de la justification. La justification consiste non pas à rendre un pécheur juste, mais à le déclarer juste en lui imputant la justice de Christ par l’union du pécheur avec lui par la foi. La sanctification consiste à rendre un pécheur juste en le transformant par ses oeuvres et par l’oeuvre du Saint-Esprit en lui et cette sanctification culmine et s’achève avec la glorification finale.

      Ainsi, on peut résumer la doctrine biblique du salut par trois “P”.
      Le salut c’est être sauvé de la Punition du péché (justification définitive).
      Le salut c’est être sauvé de la Puissance du péché (sanctification progressive).
      Le salut c’est être sauvé de la Présence du péché (glorification finale).