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Whitney Houston et la dépravation radicale

Par Pascal Denault

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La mort de Whitney Houston samedi dernier fut une bien triste nouvelle. La mort est toujours une tragédie… une tragédie plus pathétique encore fut celle de la diva morte vaincue par sa décadence. Aux prises avec de puissantes dépendances de substances, on imagine bien quelle devait être sa misère depuis plusieurs années. Les échecs successifs des cures de désintoxication finir probablement d’anéantir son espoir d’être un jour libre. Sa volonté perméable, vaincue à la fois par le cynisme et ses dépendances, la livra entièrement à la merci de son péché qui, par définition, n’a aucune merci et mène toujours à la mort. L’exemple flagrant de Whitney Houston illustre une vérité que la Bible enseigne : la totale incapacité de l’homme pour vaincre le péché.

Le libre arbitre

La plupart des gens croient au libre arbitre : l’homme est libre, il peut décider ce qu’il veut faire et faire ce qu’il décide; sa volonté n’est soumise à aucune nécessité, ni aucune puissance. Il nous parait légitime de penser ainsi car nous exerçons effectivement notre volonté nous-mêmes et nous faisons ce que nous décidons de faire. Sommes-nous libres pour autant? Le réformateur Martin Luther croyait qu’il était plus approprié de parler du serf-arbitre, c’est-à-dire la volonté asservie de l’homme. Luther comprit mieux que quiconque l’enseignement de la Bible à l’égard du péché : l’homme n’est pas libre de pécher ou de ne pas pécher, il est asservi au péché, il est incapable de ne pas pécher, il est esclave du péché.

Cependant, le péché n’est pas simplement une puissance qui tenterait d’influencer l’homme de l’extérieur. Le péché est enraciné dans la nature profonde de l’être humain. La dépravation est radicale (du latin radix qui signifie racine); elle est à la racine de l’entendement et de la volonté. C’est pourquoi nous avons l’illusion d’être libres parce que lorsque le péché nous entraine il passe toujours par notre volonté. Ce n’est donc pas par accident que nous péchons, mais c’est volontairement. Cependant, ce n’est pas parce que nous péchons volontairement que nous sommes libres, car pour être libre il faudrait que nous soyons capables de ne pas pécher; or aucun homme n’est capable d’une telle chose (Ecc 7:20).

Ainsi, l’homme est à la fois un esclave sous la tyrannie du péché; une victime de la puissance méphistophélique, mais il est aussi son propre bourreau, car c’est toujours volontairement qu’il pèche. Whitney Houston exprima parfaitement cette vérité théologique durant une entrevue qu’elle accorda à Diane Sawyer en 2002. Après que la journaliste lui eut demandé lequel de l’alcool, la cocaïne, la marijuana ou les médicaments était son pire démon, la chanteuse répondit ceci : « Je suis mon pire démon… Personne ne me force à faire quelque chose que je ne veux pas faire. C’est ma décision, alors le pire démon c’est moi. Je suis ou bien ma meilleure amie ou bien ma pire ennemie et je dois vivre avec ça! »

L’expérience qu’elle exprime révèle parfaitement le paradoxe dans lequel le pécheur vit. D’un côté elle voulait s’en sortir et être délivrée de cet esclavage; de l’autre côté, elle était son propre despote en s’asservissant elle-même volontairement. L’homme vit dans cette apparente contradiction puisqu’il veut ce qu’il ne veut pas, il aime ce qu’il sait le conduire à la mort. Il en est ainsi car le péché est enraciné dans sa propre volonté.

Qui me délivrera de ce corps de mort?

L’apôtre Paul décrit son expérience déchirante comme pécheur de la manière suivante :

Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. (…) J’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. (Romains 7:14-20)

L’homme, quel qu’il soit, n’est pas libre, mais esclave; et le maître qu’il sert jusqu’à la mort, le péché, est enraciné dans sa propre nature. Ce portrait n’est pas réjouissant et la plupart ne veulent pas le voir préférant plutôt se donner des illusions agréables… Mais au lieu de nier sa misère pécheresse, l’homme devrait s’écrier comme l’apôtre après avoir décrit son état calamiteux : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Romains 7.24) Il répond à sa propre question au verset suivant en affirmant: « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! » (Romains 7.25)

L’enseignement biblique est simple : l’homme ne peut d’aucune façon se délivrer lui-même de son péché. Il peut améliorer sa condition sociale, il peut parfois se sortir de certaines dépendances, il peut arriver à mener une vie relativement saine. Mais il est radicalement incapable de ne plus pécher, c’est pourquoi il a besoin d’un Sauveur. Il n’y a qu’un seul Sauveur : le Christ, le Fils de Dieu (Ac 4:12).

Certains ne se sentiront pas concernés par ce message. Après tout, la plupart des pécheurs ne sont pas dans la même misère que l’était Whitney Houston. L’intensité de son asservissement était peut-être plus manifeste que le vôtre, mais le résultat sera le même : la mort. Le salaire du péché c’est la mort; le péché est toujours mortel même s’il paraît mignon à vos yeux. Et, tout comme Whitney Houston était incapable de vaincre le péché, vous êtes également déjà vaincus par votre péché.

Peut-être êtes-vous vous aussi liés par l’alcool ou la drogue? Peut-être est-ce la pornographie qui domine votre existence ou une obsession sexuelle quelconque? Êtes-vous sous la tyrannie de l’envie, des convoitises ou de l’orgueil? À moins que ce soit la paresse qui vous rend à la fois victime et coupable? Votre maître s’appelle peut-être égo ou encore colère? « Chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. » (2 Pierre 2.19) Une chose est certaine, que vous l’admettiez ou non, vous avez besoin d’un Sauveur qui peut vous délivrer de votre péché et de la mort!

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  1. Excellent texte. Merci pour la précision de la réalité du combat contre le péché dans nos vies.
    Bravo pour méphistophélique 😉

    keep going
    yl

  2. Allô!
          Qu’en penses-tu(
     
                             Miche