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Pourquoi je crois à la transcendance de la loi morale révélée dans la Bible

Moïse-loiJe sais que ce titre un peu long effraiera quelques-uns, mais ne partez pas immédiatement… Je ne désire pas présenter une longue argumentation philosophique, mais simplement exposer publiquement une section d’une conversation que j’aie en ce moment avec un ami athée (peut-être cela sera-t-il utile à d’autres athées ou chrétiens qui sait? … puis aussi parce que tant qu’à prendre le temps d’entretenir une correspondance, aussi bien faire une pierre deux coups en faisant de ma réponse un billet pour mon blogue 🙂 )

Mon ami m’écrit ceci:

« Donc, si je comprends, tu crois à une loi morale transcendante parce que tu n’aimes pas l’alternative, et non parce que tu as des preuves à l’appui?

Do you think you’re committing a fallacy when you say « Sans elle les notions de justice, de bien et de mal, de rétribution ou de mérite ne peuvent exister. » Ça ne serait pas une tautologie de dire q’une loi morale doit exister sinon sans elle cette loi morale n’existe pas?

Par rapport à condamner les actes de Hitler, ça dépend de la définition du mot « mal. » Si on utilise le sens « universellement indésirable », je suis très à l’aise de dire qu’il n’y’ a personne qui voudrait être exterminé parce qu’elle est considérée « inférieure ».

Nous n’avons pas de loi morale universelle, à ce que je sache, dans le sens transcendant. Je n’opte pas pour l’une, ni l’autre: je cherche la vérité, c’est-à-dire que je veux croire en le plus de choses vraies possible et le moins de choses fausses ou incorrectes possible.

Nous avons la grande responsabilité de créer un système qui maximise le bienêtre de tous en minimisant le malheur de tous, comme nos ancêtres ont cherché à faire à travers le passé.

Peut importe ce que l’ont *veut* croire, il faudrait être capable de démontrer que ces croyances sont valides et qu’elles sont fondées dans la réalité.

Qu’est-ce qui est plus important? What we *want* to believe, or what we know to be true? »

J’imagine que s’il avait préparé sa réponse pour qu’elle soit publiée sur un blogue, il l’aurait élaborée davantage… mais bon, je n’ai pas écrit ma réplique non plus en pensant la publier, je la reproduis donc telle quelle:

« Mon cher ami, je crois à la transcendance de la loi morale à cause de l’impossibilité du contraire. Ma preuve est que la transcendance est nécessaire à l’explication de notre existence; même les existentialistes s’y réfèrent constamment tout en niant qu’elle existe (ceci fait partie de l’incohérence de la raison déchue). Le simple fait que tu présumes qu’il y a un ordre établi, que les mots veulent dire quelque chose et que tu cherches à distinguer le vrai du faux exige la transcendance.

Concernant la tautologie de mon argument ou la circularité de ma défense, je l’assume entièrement puisque personne n’y échappe : les rationalistes prouvent leur point par la raison, les empiristes par l’expérience, etc. Ton point de départ est ta raison que tu établis comme norme finale. De mon côté, je reconnais la finitude de ma raison et la soumets donc à une révélation transcendante et absolue. Prouver Dieu c’est rationaliser Dieu et donc rejeter Dieu, car le Dieu de la Bible est suprarationel. « Dieu est », et non « Je pense donc je suis » est le vrai départ de la réalité. As-tu aussi besoin d’une preuve pour accepter que tu ne sois pas en plein délire solipsiste? Suis-je vraiment en train de dialoguer avec toi? Comment le sais-tu? Tu acceptes arbitrairement certaines choses qui te paraissent vraies à l’intérieur des paramètres épistémologiques que tu as toi-même établis… Mais surtout tu rejettes arbitrairement certaines choses que ta raison déchue ne veut pas accepter, car elles ne cadrent pas avec les mêmes paramètres.

Cependant, bien que j’accepte l’autodétermination de l’Écriture, il y a aussi d’autres facteurs (preuves) qui s’ajoutent et me convainquent de son origine divine : son unité transtemporelle et transculturelle qui ne s’expliquent que par son inspiration divine, ses prophéties, l’unicité du Christ, sa cohérence, son impossibilité d’être démentie, le témoignage des croyants de tout temps et de tout lieu, ma propre expérience, etc.

Tu dis : « Nous avons la grande responsabilité de créer un système qui maximise le bienêtre de tous en minimisant le malheur de tous, comme nos ancêtre ont cherchés à faire à travers le passé. » Ceci n’est pas une norme morale, mais une maxime utilitariste. Cela ne te dit pas s’il est bien ou mal d’avorter un enfant ou d’euthanasier une personne malade. Certains trouveront qu’il est préférable de tuer quelqu’un qui souffre alors que d’autres diront que cela entraînera plus de malheur pour la société. Avec cet utilitarisme on peut à la fois justifier ou rejeter le nazisme, mais on ne peut pas le condamner.

Ton « worldview » exclut totalement la possibilité du bien ou du mal, de la justice ou de l’injustice. Tout est réduit à une perspective subjective et donc relative. Tu optes pour le relativisme moral tout en te convainquant toi-même que tu es objectif et neutre. »

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  1. Franchement, c’est pas par méchanceté, je suis chrétien moi aussi, mais qui va comprendre ce charabiah sérieu? Je suis BAC+5 en route pour un +7 en plus et je comprend que dalle, on dirait un échange entre deux philosophes de la haute société qui vivent aux frais de leurs parents, sérieux, va falloir ouvrir un minimum a monsieur tout le monde ton blog. Ca veut dire quoi ça:  » Mon cher ami, je crois à la transcendance de la loi morale à cause de l’impossibilité du contraire. Ma preuve est que la transcendance est nécessaire à l’explication de notre existence; même les existentialistes s’y réfèrent constamment tout en niant qu’elle existe (ceci fait partie de l’incohérence de la raison déchue). Le simple fait que tu présumes qu’il y a un ordre établi, que les mots veulent dire quelque chose et que tu cherches à distinguer le vrai du faux exige la transcendance.

    Concernant la tautologie de mon argument ou la circularité de ma défense, je l’assume entièrement puisque personne n’y échappe : les rationalistes prouvent leur point par la raison, les empiristes par l’expérience, etc. »
    Il t’as répondu quand t’as écrit ça?!? Sérieux, je veux bien tu met la réponse telle qu’elle pour montrer aux gens que t’as des lettres et de l’argument, mais là y a que toi qui te comprend. Même les epitres de Paul sont plus lisibles et compréhensible dans la version segond, c’est qui a un probléme qque part, ne penses-tu pas?
    Allé sans rancune, sois bénis frère 😉

    1. Bon, eh bien… merci pour l’encouragement… héhéhé, je plaisante, merci pour l’exhortation fraternelle et honnête. 🙂

  2. Tous ceux qui ont « liké » vous l’avez fait par habitude sans même lire mon texte incompréhensible, c’est ça? 🙂

  3. Cher Révérend Pascal j’apprécie le ton de vos débats et votre réelle humilité intellectuelle d’ECOUTE car si on n’écoute pas l’autre on ne le comprendra jamais et finalement on ne saura l’aider dans son problème. C’est parfait. En effet, je veux vraiment prendre une posture dans ces débats-là mais je souhaite dire que la morale transcendante a un appui par rapport à la morale immanente car du fait que la perfection n’est pas une vertu humaine, la morale immanente nous dit que tout homme est faillible. Or, qui dit faillite, dit limites, échec… Cependant, la morale transcendante montre que la perfection ne se trouve pas à la portée de l’homme, celui-ci doit tendre vers cette perfection. Malheureusement, il ne l’atteindra pas s’il n’est pas saisi par la grâce. Or, la grâce est dans la cohérence externe, c’est à-dire, la nature nous offres un certain degré de compréhension de la grâce, mais limité car la question de l’éternité hante chaque être humain. Cette grâce là est générale. Mais le Tout Autre qui est Dieu disons-le, a pourvu de manière spéciale par le moyen de la grâce aussi spéciale en se donnant lui même pour l’humanité. Sans la connaissance de la grâce spéciale de Dieu ; on reste insatisfait. St. Augustin dira dans ses confessions, je cite: « Tu nous as créés pour Toi, et nos cœurs sont sans repos jusqu’à ce qu’ils se reposent en Toi ». La question à la personne (votre ami Athée) qui ne crois pas est celle de savoir si elle croit à une perfection en dehors d’elle-même et es ce qu’elle est attirée à une telle perfection ? Si oui ou non, Job 37 constitue à mon avis, une réponse – j’aimerais dire que c’est dans la cohérence interne que se trouve les varies raisons de la morale transcendante, car elle dépend d’une révélation ; codifies dans un livre appelé : Bible. Il faut donc lire la Bible avec un esprit d’ouverture pour comprendre ces raisons. Eh bien, je ne saurai convaincre quelqu’un qui ne crois pas si l’Esprit Saint ne le touche, c’est pourquoi continuons à prier pour la personne afin que les forteresses de la raison humaine seule, tombe au Nom Puissant de Jésus-Christ, de Nazareth.