L’école castratrice

Suis-je le seul à avoir l’impression que la moitié des garçons sont drogués pour aller à l’école aujourd’hui? Drogués avec des médicaments qui doivent les aider à se calmer et à être capables de se concentrer? On dirait, d’après les « spécialistes » que la plupart des garçons souffrent d’un déficit d’attention et d’hyperactivité et qu’ils ont besoin de ritalin pour être normaux. Je ne suis pas un médecin ni un pédagogue, mais à mon humble avis le vrai problème n’est pas le comportement des garçons, mais l’école qui est de plus en plus castratrice.

Dans cette petite vidéo, Christina Hoff Sommers de l’American Enterprise Institute explique que le système d’éducation a été féminisé et est devenu un environnement hostile pour le développement scolaire des garçons. Ces derniers sont pratiquement traités comme des « filles défectueuses » qu’il faut réparer. Plus nous avançons dans cette direction, plus les garçons échouent.

La solution en quatre points pour renverser cette tendance nocive du système d’éducation:
1. Intéresser les garçons à la lecture par de la littérature qui les stimulent.
2. Reconnaître et favoriser l’imagination qui est propre aux garçons.
3. Rejeter la politique de tolérance zéro envers les comportements agressifs normaux.
4. Redonner une véritable récréation sportive et permettre la compétition.

Posted in Actualité, ARTICLES, Éducation enfants
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About the Author
Pascal est pasteur de l'Église réformée baptiste de Saint-Jérôme qu'il sert depuis 2005. Il est marié avec Caroline et ensemble ils sont les heureux parents de quatre enfants. Pascal a complété un baccalauréat et une maîtrise en théologie à la Faculté de théologie évangélique de Montréal. Il est l'auteur des livres: Le côté obscur de la vie chrétienne (2019, Éditions Cruciforme) – Une alliance plus excellente (2016, Impact Académia) – Solas, la quintessence de la foi chrétienne (2015, Cruciforme) – The Distinctiveness of Baptist Covenant Theology (2017 Revised Edition, Solid Ground Christian Books).
3 commentaires sur “L’école castratrice
  1. Nathalie dit :

    Moi-même mère de 3 garçons 21 ans 19 ans et 17 ans. J’ai pu constater vos dires concernant les écoles castratrices et l’éducation castratrice. Enfin le dernier sort de ce milieu encore homme. Et je suis fière d’avoir pu leur fournir des solutions de défoulement en dehors des classes, ce qui leur a permis d’être un peu plus tranquilles en classe. Mais à une certaine époque, j’étais sollicitée par les profs quasi à la semaine. Ouffff qu’ils sont intelligents ces garçons. Car j’ai toujours pensé et je le pense encore que c’est un signe d’intelligence la turbulence d’un enfant sur les bancs d’école. Lorsque j’allais voir les profs je finissais toujours par leurs mentionner : Occupez-les … nourrissez-les … ils veulent savoir…. Bravo de dénoncer. Merci Nathalie

  2. Dans toute l’histoire de l’humanité, je ne connais aucune civilisation ou société autre que la nôtre qui a décidé d’enfermer la totalité des garçons (et des filles !) dans des bâtisses cinq jours sur sept pour leur faire ingurgiter un paquet d’abstractions qui ne leur serviront — en bonne partie — à rien dans leur vie adulte.

    L’éducation devrait être moins (pseudo-)intellectuelle. Il devrait y avoir beaucoup plus d’activité manuelles et pratiques. Les jeunes devraient apprendre à travailler avec toutes sortes d’outils, d’instruments, de machines, pour développer leur dextérité et leurs capacités motrices et les rendre plus débrouillard.

    C’est pas normal que les jeunes arrivent à 17-18 ans et qu’ils puissent juste dire « j’ai un secondaire cinq ». Les jeunes arrivent à l’âge adulte, la société s’attend à ce qu’ils soient désormais autonomes, mais la formation qu’on leur a donnée ne les rend pas autonomes, alors ils sont du cheap labor jusqu’à ce qu’ils finissent par décrocher un diplôme qui leur assure un minimum de respect sur le marché du travail. Or typiquement les jeunes ne savent pas où aller car ils n’ont été mis en contact qu’avec un spectre de disciplines très étroit. Alors ils font de l’essai-erreur entre 18 et 22 ans (grosso modo), pour FINALEMENT s’orienter définitivement. Ce processus d’essai et d’expérimentation, de toucher à plein de choses pour déceler leurs intérêts et leurs capacité, ils auraient dû l’avoir fait, disons, vers 12-16 ans.

    C’est vraiment du niaisage de forcer les jeunes à faire des Gprep du secondaire 1 à 5 puis toutes sortes d’inutilités similaires au Cégep pour ensuite leur dire : Hé, tu as finis ta « formation de base » (sic) qui ne vaut rien sur le marché du travail, alors maintenant démerde toi dans la vie.

  3. Micael.B dit :

    Bonne article. C’est trop évident que notre société est hostile à l’image biblique de l’homme et cela commence très jeune!

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