Le nouveau sabbat – Hébreux 4.1-10

Le service sera diffusé en direct sur ce site à compter de 9h55. Si vous ne pouvez vous joindre physiquement à nous ou à une autre Église près de chez vous, vous êtes bienvenus de participer au culte via ce site.

Hebreux 4.1-10 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard. 2 Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. 3 Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos ! Il dit cela, quoique ses oeuvres eussent été achevées depuis la création du monde. 4 Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour: Et Dieu se reposa de toutes ses oeuvres le septième jour. 5 Et ici encore: Ils n’entreront pas dans mon repos ! 6 Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance, 7 Dieu fixe de nouveau un jour -aujourd’hui -en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos coeurs. 8 Car, si Josué leur eût donné le repos, il ne parlerait pas après cela d ‘un autre jour. 9 Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. 10 Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.

Description: Ce texte enseigne que nous ne sommes pas encore entrés dans le repos de Dieu puisqu’il s’agit du repos final qui demeurera futur tant que nous pourrons dire « Aujourd’hui ». Dans l’attente de ce repos, Dieu a laissé l’ordonnance du sabbat pour son peuple (v.9). Cependant, il y a eu un changement de jour pour la célébration de cette ordonnance (v.10).

Télécharger en mp3 | Texte en PDF | | Notre page de sermons

Introduction

Il y a deux semaines nous avons commencé un enseignement sur le Jour du Seigneur où nous avons examiné cinq arguments pour justifier le fait que les chrétiens observent le dimanche comme jour consacré au Seigneur : l’origine de la tradition, la pratique dans l’Église apostolique, le jour de la résurrection, le symbolisme du huitième jour dans l’A.T. et l’expression le Jour du Seigneur. Si vous les avez oubliés ou ne les avez pas entendus, l’enregistrement du message intitulé le Jour du Seigneur est disponible sur notre site.

Ensuite, la semaine dernière, il a été question de Jésus et le sabbat. Nous avons cherché à comprendre l’attitude de Christ par rapport à cette institution. Nous avons vu premièrement que le sabbat est une ordonnance créationnelle, universelle et permanente et non un commandement restreint à la nation juive. Deuxièmement, l’enseignement de Jésus nous a permis de comprendre que les pharisiens tordaient le sens du sabbat et en faisaient un mauvais usage. Christ a réapproprié la bénédiction du sabbat pour le peuple de Dieu en déclarant que l’homme n’a pas été créé pour le sabbat, mais le sabbat pour l’homme. Plutôt que de considérer les interdits dans le jour du sabbat, nous avons été amenés à voir ce jour comme un bienfait nécessaire à l’âme et au corps de l’homme. Finalement, nous nous sommes arrêtés sur cette affirmation du Seigneur « le Fils de l’homme est maître du sabbat ». Nous avons dit trois choses à cet égard : Christ a l’autorité, par opposition aux docteurs de la loi, pour interpréter proprement le sabbat. Christ est le nouvel Adam qui doit conduire les hommes dans le repos du Créateur. Finalement, Christ a l’autorité pour promulguer un nouveau jour pour la célébration du sabbat.

Aujourd’hui nous allons élaborer davantage ce dernier point : la promulgation d’un nouveau jour de sabbat sur la base de la nouvelle création. Le contexte de l’enseignement qui vous sera présenté se trouve dans les chapitres 3 et 4 de l’Épître aux Hébreux, mais la substance de cet enseignement provient des versets 9 et 10 du chapitre 4. Commençons la lecture au début de ce chapitre :

Hé 4.1-10  Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.  2, Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.  3 Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos ! Il dit cela, quoique ses œuvres eussent été achevées depuis la création du monde.  4 Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour: Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour.  5 Et ici encore: Ils n’entreront pas dans mon repos !  6 Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,  7 Dieu fixe de nouveau un jour -aujourd’hui -en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs.  8 Car, si Josué leur eût donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour.  9 Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu.  10 Car celui qui est entré dans son repos, lui aussi s’est reposé de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes propres.

1. Le but de ce passage

Le but de ce passage n’est pas premièrement à propos du sabbat, mais du salut. Le repos en question c’est l’alliance de grâce dans laquelle plusieurs ne sont pas entrés et sont demeurés sous la colère divine. Ce repos consiste à jouir de la joie et de la faveur du Créateur en entrant avec lui dans son repos. Au verset 4, l’auteur rappelle l’origine créationnelle de ce repos : « Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour: Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour. » Puis il montre que la façon d’entrer dans le repos de Dieu ne consistait pas à appartenir au peuple de l’alliance et d’habiter en terre promise. Il prouve ce point en citant le Psaume 95 qu’il cite au début et qu’il développe tout au long de cette section (Hé 3.7-4.13).

Hé 3.7-11   7 C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint -Esprit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,  8 N’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, Le jour de la tentation dans le désert,  9 Où vos pères me tentèrent Pour m’éprouver, et ils virent mes œuvres Pendant quarante ans.  10 Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: Ils ont toujours un cœur qui s’égare. Ils n’ont pas connu mes voies.  11 Je jurai donc dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos !

De quelle génération est-il question? Il est question de la génération sortie de l’Égypte sous la conduite de Moïse et qui périt dans le désert à cause de son endurcissement. C’est à cette génération que Dieu a juré « Ils n’entreront pas dans mon repos! ». Comment cela s’est-il produit? Ils ne sont pas entrés en terre promise, mais sont morts au désert. Faut-il donc conclure que la génération suivante qui est entrée en terre promise sous la conduite de Josué entra dans le repos divin?

Pour répondre à cette question, nous devons comprendre la lecture que l’auteur fait du Psaume 95 : il comprend que la phrase « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs » ce n’est pas ce que le Saint-Esprit a dit, mais ce que le Saint-Esprit dit aujourd’hui. Sa compréhension l’amène à la réflexion suivante : si le Saint-Esprit nous dit aujourd’hui de ne pas endurcir notre cœur comme ceux de la révolte qui ne sont pas entrés dans le repos divin, c’est que l’offre d’entrer dans le repos divin subsiste. Pourtant, Josué n’a-t-il pas conduit le peuple dans le repos divin? Assurément pas si des générations plus tard l’offre d’entrer dans le repos et la possibilité de ne pas y entrer subsistent.

C’est alors que l’auteur réalise que la conquête de la terre promise était un événement typologique qui n’a pas apporté le vrai repos au peuple de Dieu. Puis il comprend que le véritable repos c’est le repos final et tant que nous serons dans cette création l’offre d’y entrer subsistera et la possibilité d’endurcir son cœur et de ne pas entrer subsistera également. Puis il déclare au verset 3 : « Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos ! » Le repos dans lequel ne sont pas entrés ceux qui s’endurcirent est le repos dans lequel nous sommes entrés par la foi « nous qui avons cru, nous entrons dans le repos ».

La conquête sous Josué était donc un symbole du repos. La véritable conquête qui apporte le véritable repos est la conquête du monde par Jésus-Christ. La façon d’entrer avec lui dans son repos c’est en croyant. Voilà donc le but de ce passage et l’enseignement de cette section de l’épître. Nous pourrions continuer d’élaborer, mais mon objectif était de fixer le contexte pour interpréter les versets 9 et 10. Nous les examinerons donc maintenant dans l’ordre.

2. Garder le Jour du Seigneur dans l’attente du repos final (v.9)

Le verset 9 dit ceci « Il reste donc un sabbatismos pour le peuple de Dieu. » Que signifie le mot « sabbatismos »? La question est très importante puisque c’est le seul endroit dans toute la Bible où ce mot est employé, il s’agit d’un mot très rare dans le reste de la littérature grecque et parmi toutes les occurrences répertoriées de ce mot dans la littérature connue, aucune n’est plus ancienne que celle-ci.

Il y a deux possibilités. La première est que l’auteur, bien qu’il utilise un mot inusité, désigne la même réalité dont il a parlé jusqu’ici en utilisant chaque fois le mot « repos ». Dans ce cas, l’auteur dirait simplement la même chose qu’il a dite depuis le début : le repos est encore futur. La principale difficulté avec cette lecture c’est le mot sabbatismos. Pourquoi utiliser ce mot qui ne signifie pas repos au sens général, mais qui a un sens très précis?

La deuxième possibilité est de laisser le mot sabbatismos guider l’interprétation. Je ne crois pas que ce mot ait été choisi distraitement par l’auteur dans le but de varier son vocabulaire. Ce mot ne signifie pas repos au sens général comme l’autre mot qu’il utilise depuis le début chaque fois qu’il parle du repos de Dieu dans lequel nous devons entrer. Le mot sabbatismos signifie observance du sabbat ou célébration du sabbat. Voici donc comment il faudrait traduire ce verset en tenant compte du sens du mot sabbatismos : « C’est pourquoi l’observation du sabbat est laissée pour le peuple de Dieu. »

Est-ce que cela commence à avoir du sens? Voici comment relier le verset 9 avec le reste du passage. L’auteur démontre que le repos de Dieu dans lequel nous devons entrer n’est pas derrière nous, mais devant nous. Il s’agit du repos final du peuple de Dieu dans lequel Christ est déjà entré par sa résurrection. Puis il ajoute : « C’est pourquoi l’observation du sabbat est laissée pour le peuple de Dieu. » Dans l’attente du repos final, Dieu garde son peuple en utilisant l’ordonnance du sabbat. L’observance du sabbat permet au peuple de Dieu de se rappeler qu’il n’est pas encore rendu dans son repos final. Il s’agit donc d’un moyen de grâce en vue de notre rédemption finale.

Il faut rapprocher cette affirmation du fait que l’Église apostolique se réunissait le premier jour de la semaine (Ac 20:7 ; 1 Co 16:2) et appelait ce jour le Jour du Seigneur (Ap 1:10). L’observance du sabbat, que l’auteur déclare être toujours en vigueur pour le peuple de Dieu, n’est pas le sabbat de la création, mais celui de la nouvelle création; il est célébré non pas le septième, mais le premier jour de la semaine. Cela devient évident en considérant le verset 10.

3. Un nouveau repos (v.10)

Hé 4.10  Car celui qui est entré dans son repos, lui aussi s’est reposé de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes propres.

Pour ce dernier verset, je n’ai pas utilisé la traduction de Louis Segond qui m’apparaît fautive, mais la traduction de Darby. Voici comment ce verset doit être compris : l’auteur ne parle pas du croyant qui entre dans le repos de Dieu, mais du Christ qui est entré dans son propre repos à sa résurrection. Ce verset explique sur quelle base l’observance du sabbat laissée au peuple de Dieu doit dorénavant être faite : le repos du Fils. Jadis le sabbat était fondé sur le repos du Créateur, dorénavant il est fondé sur le repos du Rédempteur. Le premier sabbat était celui de la création, le nouveau sabbat est celui de la nouvelle création débutée au jour de la résurrection, le premier jour de la semaine, le Jour du Seigneur.

Permettez-moi de paraphraser légèrement les versets 9 et 10 : « 9 En attendant le repos final, Dieu a maintenu l’observance du sabbat pour son peuple. 10 Cette observance se fait à la suite de notre Seigneur qui est entré dans son propre repos pour se reposer lui aussi de ses œuvres comme le Créateur s’était reposé des siennes. » Maintenant, laissez-moi vous prouver par trois arguments exégétiques qu’il s’agit de la bonne compréhension de ce texte. Comme il est plus prudent d’invoquer une autorité pour défendre sa position, c’est derrière John Owen que je me cache en vous présentant ces quatre arguments qui proviennent de son œuvre magistrale sur l’Épître aux Hébreux. Ne vous attaquez donc pas à moi si vous avez un problème avec mon argumentation, mais vous en discuterez avec le Dr O.

Le premier argument est la conjonction de coordination qui relie le verset 10 au verset 9. « C’est pourquoi l’observation du sabbat est laissée pour le peuple de Dieu. CAR celui qui est entré… » Le car permet de comprendre sur quelle base le peuple de Dieu observe encore le sabbat. Un sabbat doit impérativement être fondé sur un repos divin qui vient après une œuvre divine. S’il y a un changement de jour dans l’observance du sabbat, il est nécessaire de donner une explication. C’est ce que fait l’auteur au verset 10 : il présente la base du nouveau sabbat : le Fils, comme jadis le Créateur, s’est reposé de toutes ses œuvres et est entré dans son repos. Il y a encore un repos de sabbat pour le peuple de Dieu, CAR Dieu a accompli une nouvelle œuvre dont il s’est maintenant reposé.

Deuxièmement, le verset 10 ne dit pas « Celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres » comme Segond a traduit. Cette traduction nous mène à penser que l’auteur parle du croyant qui entre dans le repos de Dieu et se repose de son péché ou de ses efforts pour mériter la vie éternelle. Ce n’est pas du tout ce que le texte dit! Le texte grec dit : « Celui qui entra dans son propre repos se reposa lui aussi de ses propres œuvres ». Nous devons considérer au moins deux choses dans cette affirmation : (1) le sujet des verbes est singulier (2) le temps des verbes est à l’aoriste. Jusqu’à présent, chaque fois où il a été question d’entrer dans le repos, il s’agissait du peuple de Dieu pris collectivement. L’auteur passe clairement du pluriel au singulier, puis il retourne au pluriel au verset suivant. La raison est simple : lorsqu’il utilise le pluriel, l’auteur parle du peuple de Dieu qui doit entrer dans le repos de Dieu; un repos qui est toujours futur, mais dans lequel on entre maintenant par la foi. Mais lorsqu’il utilise le singulier « celui qui entra », il parle de Christ.

Cependant, ce qui est plus remarquable encore c’est le temps du verbe qui est à l’aoriste, c’est-à-dire au passé. S’il y a une chose sur laquelle l’auteur a insisté dans ce passage, c’est que le peuple de Dieu n’est pas encore entré dans le repos final. Il y a même le risque pour la communauté actuelle d’être rejetée comme certaines générations par le passé : « Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard. » (Hé 4.1)

Ce danger est bien réel, car l’entrée dans son repos n’est pas encore une chose passée, mais future. Cependant, au verset 10, et au verset 10 uniquement, l’auteur déclare au passé « Celui qui entra dans son repos se reposa lui aussi de ses œuvres… » Pour quel autre homme le repos final est-il une réalité accomplie? Pour le même homme qui en expirant déclara « Tout est accompli! ». Hébreux 4.10 nous présente la même image de l’œuvre achevée du Christ qui nous est présentée un peu plus loin : « Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. » (Hé 9.12) Celui, au singulier, qui entra, au passé, dans son propre repos, s’est reposé une fois pour toutes de son labeur; il s’agit de Jésus.

Troisièmement, l’auteur fait une comparaison entre deux genres d’œuvres et deux repos différents. Le texte ne dit pas que celui qui entre dans le repos de Dieu se repose avec lui. Le texte dit que celui qui entra dans son propre repos, comme Dieu dans le sien, se reposa lui aussi de ses propres œuvres comme Dieu des siennes. Il y a une comparaison avec les œuvres et le repos du Créateur au commencement. La comparaison prend tout son sens lorsqu’on comprend que l’auteur parle de Christ et qu’il compare les œuvres et le repos de la création et de la rédemption. Relisons une dernière fois le verset 10 : « Celui qui entra dans son repos [Christ] se reposa lui aussi de ses œuvres [la rédemption] comme Dieu [le Créateur] se reposa des siennes [la création]. » Les œuvres de Christ ont consisté à venir remplacer Adam en se rendant obéissant toute sa vie, même jusqu’à l’obéissance ultime où il eut à mourir comme représentant de son peuple. Quand son œuvre fut achevée, Christ déclara « Tout est accompli. » (Jn 19:30).

Trois jours plus tard, il entra dans son repos au jour de la résurrection. Cette résurrection marque le commencement de la nouvelle création promise au temps de l’Ancienne Alliance (Es 65:17). Par sa résurrection, Christ a été fait roi de tout l’univers (Ps 2:7-12 ; 110:1 ; Ac 2:31-36) et a fait de nous un royaume :

Ap 1.5-6  5 De la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! (…)  6 et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !

Ainsi, le jour de la résurrection est le huitième jour de la création. Il s’agit cependant de la création rétablie, la création qui est entrée dans le repos de son Créateur, la création dans la gloire éternelle. C’est Christ, l’homme nouveau, le dernier Adam, le maître du sabbat qui nous fait entrer dans ce repos. Mais comme nous n’y sommes entrés qu’en espérance, puisque le repos final est encore devant nous et qu’il en sera ainsi « aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui » (He 3:13), Dieu nous a laissé un jour de sabbat à observer chaque semaine tout au long de la longue route jusqu’au Ciel.

Jusqu’à présent je me suis efforcé de démontrer que le Jour du Seigneur existe et qu’il s’agit de la nouvelle forme du sabbat. J’espère que vous avez été persuadés par la véracité biblique de cette argumentation. Cependant, mes prédications jusqu’à présent n’ont pas été très utiles pour décrire en pratique comment nous devons garder le Jour du Seigneur. Si le Seigneur le permet, c’est ce que j’aimerais faire dans mon prochain message.

Lecture : Col 3:1-4

Posté dans Le jour du Seigneur, Sabbat, SERMONS
Tags : , , , , , , , ,
About the Author
L'Église évangélique est établie à St-Jérôme au Québec depuis 1974. En cours de route cette Église a adopté la Confession de foi baptiste de Londres de 1689 et a joint l'Association d'Églises réformées baptistes du Québec. Visitez notre site internet pour en savoir plus: www.prechelaparole.com
10 commentaires pour “Le nouveau sabbat – Hébreux 4.1-10
  1. Togouan Roger dit :

    bonsoir mon bien aimé
    ce que je soutiens et je dis est que Dieu nous laissé 10 commandements ,ma question est la suivante : les 10 commandements sont – ils d’actualité ? Malgré la venue de jésus ?

  2. Togouan Roger dit :

    bonsoir mon bien aimé dans le Seigneur
    Merci pour la réponse  ce que je soutiens n’est pas que je suis contre votre analyse pas du tout mais nous devons savoir que la science qui vous a permis d’acquérir toutes ces connaissances est un don de Dieu; et ce don qu’est la science ne peut en aucun cas contrôler Dieu . De nos jours mon bien aimé Dieu veut rétablir la vérité pour que le mensonge de nos devanciers soit t’enterrer et que nous revenions tous ( enfant de Dieu ) à la fondation ;certaines personnes ont mis leur intérêt en jeu et ont inventé des absurdités pour tromper beaucoup de personnes et tout cela est l’oeuvre du malin (satan) pour conquérir le monde entier .Mon bien aimé aujourd’hui le monde est dirigé par le diable qui a essayé de placer ses agents dans tous les postes de prise de décision pour bien jouer son rôle de destruction et de rébellion ,et pour mettre fin à se désordre et au règne du diable ,mon bien aimé nous les chrétiens doivent se séparer des autres en commençant par adorer Dieu le sabbat ;le dimanche c’est un jour diabolique vous allez me dire c’est Dieu qui a tout crée; mais déjà à la création malgré qu’il est le créateur de tout ,il a mit à part le septième jour   et nous a ordonné de le respecter et d’enseigner à nos descendants .La résurrection du christ le dimanche ne peut en aucun cas être substituée au sabbat et lorsque Jean parle du jour du seigneur ,cela ne veut pars dire que dimanche remplace sabbat c’est un faux débat

  3. montaut dit :

    excellente étude. J’avais déjà écouté une étude sur ce sujet il y a quelques années.Et ces deux études se regroupent parfaitement. Merci Seigneur.

  4. Mario Bond dit :

    M. Denault,

    Vous dites vous-même (et avec raison) ceci ;
     »Les 10 commandements sont en vigueur pour les chrétiens »

    Alors, POURQUOI ne les observez-vous PAS ?

    Luc 6:46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! ET NE FAITES-VOUS PAS CE QUE JE DIS ?

    Matthieu 7:21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là SEUL QUI FAIT LA VOLONTÉ DE MON PÈRE qui est dans les cieux.

    Mathieu 7:22-23 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? 23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, VOUS QUI COMMETTEZ L’INIQUITÉ 24 C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

    Qu’Est-ce que l’iniquité:
    C’est un comportement contraire à la Justice de Dieu !

    L’iniquité est donc un PÉCHÉ !

    Qu’Est-ce que le péché ?
    Le péché est la transgression de la Loi !
    1 Jean 3:4 Quiconque pèche TRANSGRESSE LA LOI, et le péché est LA TRANSGRESSION DE LA LOI !

    Qu’Est-ce que la loi ?
    La Loi (spirituelle) de Dieu est la Justice de Dieu et se définie dans les DIX COMMANDEMENTS de Dieu !

    Est-ce que le péché du temps de l’Ancienne Alliance est le MÊME que celui du temps de la Nouvelle Alliance ?
    OUI !!!!

    Quel est le quatrième commandement de Dieu ?
    Exode 20:8-11 8 Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. 9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. 10 Mais le SEPTIÈME JOUR est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu: TU NE FERAS aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. 11 Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le SEPTIÈME JOUR: c’est pourquoi l’Éternel A BÉNI le jour du repos et l’a SANCTIFIÉ
    Ezéchiel 20:12 Je leur donnai aussi mes sabbats COMME UN SIGNE ENTRE MOI ET EUX, pour qu’ils connussent que je suis l’Éternel qui les sanctifie.

    Donc, le quatrième commandement de Dieu est d’observer ses sabbats en mémoire que Dieu a créé le monde et que le SEPTIÈME JOUR IL SE REPOSA. Et Dieu dit d’observer le sabbat du SEPTIÈME JOUR (pas du premier, ou du sixième…..!) afin que cela soit UN SIGNE ENTRE DIEU et son peuple. Et laissez-moi vous dire que sous la Nouvelle Alliance l’Église de Christ est aussi le peuple de Dieu !!! Nous sommes Israélites Spirituels et avons part aux même promesses que le peuple physique de Dieu qui vit en Israel, à savoir les Juifs de la tribu de Juda, ceux de Benjamin et de Lévi. Vous devez comprendre ces choses !

    Maintenant, à tous ceux qui disent  »nous sommes sous la grâce », cela ne veut pas dire que vous avez droit de commettre des péchés ! Donc, vous n’avez pas droit de TRANSGRESSER LA LOI VOUS AUSSI ! Même sous la grâce, il nous faut observer le sabbat ! La liberté chrétienne (Galate 5:13-18) ne veut PAS dire que l’on peut transgresser la loi, car le péché c’est la TRANSGRESSION DE LA LOI ! Ce n’est donc PAS de la loi spirituelle de Dieu (10 commandements) dont il est question ici, mais de MARCHER SELON L’ESPRIT ! Et si on marche selon l’esprit, c’est CERTAIN À 100% QUE NOUS NE TRANGRESSERONS PAS LA LOI ! Et donc jugé par quelconque péché que nous pourrions faire, et si nous en faisons, le sang de Jésus nous purifie de tout péché ! Alors, c’est dans cet optique que nous ne sommes pas sous la loi, car du temps des Israélites de l’Ancienne Alliance, seulement peu d’hommes étaient oint de l’Esprit-Saint, et avaient la puissance d’observer la Loi. Tandis que maintenant, tout ceux qui ont Jésus en eux ont reçu aussi la puissance du Saint-Esprit pour marcher selon les commandements de Dieu (les DIX). Et c’est de cette liberté que nous jouissons !

    À ceux qui disent que les apôtres, après l’ascension de Jésus, observaient le Dimanche (premier jour) comme jour de culte, ou de sabbat, ceci est une séduction du malin ! Voici une autre preuve que les apôtres observaient le sabbat du SEPTIÈME JOUR….même en étant  »sous la grâce » (comme certain disent).

    1 Jean 3:4-10 4 Quiconque pèche TRANSGRESSE LA LOI, et le péché est la TRANSGRESSION DE LA LOI. 5 Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. 6 Quiconque DEMEURE EN LUI ne pèche point ; quiconque pèche NE L’A PAS VU, et NE L’A PAS CONNU. 7 Petits enfants, que PERSONNE NE VOUS SÉDUISE. Celui qui pratique LA JUSTICE est juste, comme lui-même est juste. 8 Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable. 9 Quiconque est né de Dieu ne PRATIQUE PAS le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu. 10 C’est par là que SE FONT RECONNAÎTRE LES ENFANTS DE DIEU et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère.

    Questions :
    Comment donc Jean, après avoir écrit cela, pourrait-il observer le sabbat le dimanche ?
    Comment est-il possible que vous puissiez penser ne serais-ce qu’un instant que l’Église Primitive, celle des  »Actes », puisse avoir transgresser le quatrième commandement de Dieu ????!
    Croyez-vous sincèrement que la volonté de Dieu est de lui rendre un culte le Dimanche ????!!!

    Sachez que le Dimanche (comme étant jour de culte) a été ordonné par l’Église Catholique environ 300 ans après la naissance de la VÉRITABLE ÉGLISE, celle des Actes, qui marchait dans les pas du Christ, et qui observait le VRAI sabbat ! Et c’est sous Constantin (Empereur de Rome et premier Pape) que l’on doit le dimanche comme jour de culte. Vous servez une FAUSSE ÉGLISE avec des commandements PAIENS… et la vérité n’est PAS en vous.

    Repentez-vous donc au nom de Jésus pour ce que vous CONTINUEZ à faire avec un cœur endurci.

    Je prie pour vous M. Denault et tous les croyants de votre église. Que la vérité de Christ se révèle à vous par l’Esprit-Saint. Que l’Esprit de repentance agisse en vous pour la gloire de Dieu le Père et notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

    Amicalement
    Mario Bond

    • Cher M. Bond
      Nous avons une divergence de vues sur la question du sabbat, je vous prierais de l’accepter et de cesser votre argumentation. Contrairement à beaucoup d’Églises évangéliques, nous n’enseignons pas que le sabbat est maintenant aboli puisqu’il est accompli en Jésus. Nous maintenons l’ordonnance du sabbat, mais nous croyons que le repos étant maintenant accompli dans l’oeuvre du Christ il y a eu une transformation du sabbat par Celui qui est maître du sabbat (Mt 12.8) c’est pourquoi le sabbat est maintenant le Jour du Seigneur (Ap 1.10). Nous croyons que le repos ne vient plus après les oeuvres (Ancienne Alliance = principe de la Loi), mais vient avant les oeuvres (Nouvelle Alliance = principe de la grâce). Je comprends que cette interprétation du sabbat est impossible à accepter avec la lecture littéraliste que vous faites, mais pouvez-vous au moins respecter que des frères n’aient pas la même opinion que vous sur ce sujet?
      Je ne vais pas approuver les deux autres commentaires que vous avez écrits, car je ne pense pas que cette discussion soit édifiante et parce que je n’apprécie guère vos propos; de plus, je n’ai pas le temps d’y répondre en ce moment!
      Coram Deo!

  5. Jonh dit :

    Merci, Pascal Denaul. Tu ne fera aucun ouvrage, ton fils ta fille, ton serviteur et autres mais ou est la femme?

  6. Jean dit :

    jésus informa ses disciples et le peuple comme témoin, avant même que sa mort arrive sur la croix, Jésus leur dit en c’est terme: Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. Matthieu 5:18 …..

    L’idée du sens (jusqu’à ce que tout se réalise, ou arrive) … Nous mène au retour de Christ dans la gloire du Père, le temps ou son intercession au ciel est terminé et que la terre reçoive son jugement …..

    Il est assez évident de la part de Jésus d’avertir que le diable essayerait de changer ce qu’il n’avait pu changer au ciel , il le ferait sur terre. Et c’est par l’église de Rome qu’il réussit si bien d’annulé ce que Jésus avait bien avertir de ne pas faire…..

    Oui Rome commença par l’Empereur Constantin en l’an 321 à changé le 7ième jour pour le 1mier jour de la semaine, comme fête du soleil, ensuite l’ entré des statue dans l’église, la prière pour les mort ….

    Tout ceux qui on étudier la réforme ne peuvent passer à coté des changements fait par l’Empereur Constantin, et nié ces faits cela résume à accepté les changements établies par Rome sous la tutelle du diable ….

    En Christ

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Recevez chaque publication par courriel

Rejoignez les 3 229 autres abonnés

En direct dans…

TOUS LES DIMANCHES
9H - Histoire de la Réforme
10H - Culte dominical
Cliquez ici pour ouvrir la diffusion dans une autre fenêtre.

Archives