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Crois-tu cela ?

Robert Strimple, pasteur

À quel point la bonne nouvelle de l’Évangile en laquelle vous croyez est-elle bonne ? Est-elle tellement bonne qu’à vrai dire, elle semble parfois trop belle pour être vraie ? Je vous invite à prendre un temps d’arrêt et à relire l’histoire de la résurrection de Lazare, l’ami de Jésus, en Jean 11:17-45.

« Crois-tu cela ? »

Comme il nous le dit lui-même, Jean n’a pas rapporté tous les miracles que Jésus a accomplis en présence de ses disciples. Cependant, ceux qu’il a rapportés, il les a mis par écrit afin que nous puissions croire que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, nous ayons la vie en son nom (Jean 20:31).

Il est très clair que c’est là le but de ce merveilleux onzième chapitre de l’Évangile de Jean et la lecture de ce récit n’aura pas atteint son but à moins d’avoir suscité en nous une réponse renouvelée dans la foi, un engagement de tout notre être envers celui qui déclare être lui-même la résurrection et la vie (Jean 11:25). La question que notre Seigneur a posée à Marthe, il nous la pose à nous aujourd’hui par son Esprit Saint : « Crois-tu cela ? » (Jean 11:26).

« Oui, Seigneur, je crois »

Puisse l’Esprit Saint rendre chacun de nous capable de répondre comme Marthe : « Oui, Seigneur, je crois ». Le texte grec indique qu’elle a insisté sur le pronom personnel : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (Jean 11:27).

Quel discernement dans cette réponse de Marthe ! Jésus vient de faire une déclaration inconcevable — de telles paroles ne pouvaient sortir de la bouche de qui que ce soit, autre que Dieu lui-même. « Je suis la résurrection et la vie ». Il demande ensuite à Marthe : « Crois-tu cela ? ». Et elle répond: « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient ». Marthe sait que la résurrection aura lieu « au dernier jour » (Jean 11:24), mais une nouvelle vérité fait jour dans son esprit : voici devant elle le Christ du Seigneur, qui est lui-même Christ le Seigneur — celui qui a été promis et qui doit venir dans le monde instaurer un monde nouveau, une nouvelle ère. La résurrection, le don de la vie, c’est là l’œuvre du Messie. En fait, elle dit : « Oui, Seigneur, je crois qu’il est possible d’avoir la vie maintenant, en toi, car tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui a été promis et qui vient dans le monde ».

« Lazare, sors ! »

Non seulement avons-nous le témoignage de Jésus proclamant avec autorité son pouvoir de donner la vie, mais le miracle qu’il a accompli avec cette même autorité nous est également rapporté: « Lazare, sors ! »”, crie Jésus, et celui qui était mort sort (Jean 11:44).

Les faits sont clairs et parlent d’eux-mêmes : Jésus a exercé son pouvoir de résurrection ! Ainsi, il s’est révélé, à travers ses actions tout comme à travers ses paroles, comme étant le Rédempteur qui devait venir.

Des larmes

Toutes choses ne lui sont cependant pas encore soumises (Hébreux 2:8). Le dernier ennemi n’a pas encore été détruit (1 Corinthiens 15:26). Vous et moi vivons dans ce « pas encore » dans lequel nous versons des larmes, tout comme notre Seigneur lui-même a pleuré devant la mort et le deuil (Jean 11:35).

Pourquoi ces larmes de notre Sauveur ? Dans notre société, un homme fort n’est pas censé pleurer, comme plusieurs l’ont appris à leurs dépens. Cependant, le fait d’être élevés avec le Christ et de prendre part à toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ne devrait pas nous rendre froids et insensibles à la douleur et aux pertes que nous vivons sur cette terre. La mort physique est une souffrance bien réelle. Les larmes de Jésus en témoignent avec éloquence. Lorsque vous et moi présentons la bonne nouvelle de Jésus-Christ à des hommes et à des femmes pécheurs et souffrants, nous devons le faire avec sensibilité et nos larmes doivent être sincères.

Le salut

Cependant, nous ne devons jamais oublier que, par sa mort expiatoire et sa résurrection triomphante, notre Seigneur a brisé le pouvoir de Satan et nous a délivrés de la peur.

Albert Camus, un philosophe et écrivain athée bien connu du début du vingtième siècle, a fait dire à un de ses personnages : « Le salut est un mot bien trop grand pour moi. Je ne vise pas si haut ».

Mais ce n’est pas trop haut ou trop merveilleux pour Jésus ! La bonne nouvelle de la résurrection en Jésus, de la vie éternelle en Jésus n’est pas trop belle pour être vraie. Notre Seigneur Jésus-Christ dit lui-même : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort, et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

 


Paru dans la revue Lumière sur mon sentier Vol. 7, No. 1, printemps 2012, également disponible pour abonnement en format papier.

Traduit, adapté et réimprimé avec permission, Robert B. Strimple « Do You Believe This », New Horizons, Vol. 23, No. 3, mars 2002, p. 3-4.

L’auteur a enseigné la théologie systématique au Westminster Theological Seminary en Califormie.