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Consciences aseptisées

À d’autres époques et en d’autres mœurs, des peuples offraient des humains en sacrifice à leurs divinités. Pour Moloc et pour Baal, on sacrifiait de façon sanglante hommes, femmes et enfants. Au nom de la fertilité ou pour quelque autre bien souhaité, on lançait des bébés et des enfants dans le feu. Ceux qui étaient autour acceptaient ou ritualisaient eux-mêmes sans trop se questionner.

Heureusement, nous sommes maintenant bien loin de ces pratiques horrifiantes et barbares. Nous nous révolterions d’entendre de pareilles histoires aujourd’hui, surtout en occident. N’avons-nous pas progressé et répugné toute violence, crime et injustice?

Que dire si des choses similaires arrivaient, mais de manière cachée et pour d’autres raisons, pour des motifs nobles cette fois…? Et si cette violence nous passait sous le nez, mais d’une façon acceptable par l’influence sociale et avec la bénédiction de la médecine?

Il y a encore peu de siècles, la violence envers les esclaves était permise, car leur humanité n’était pas considérée. Personne ne se souciait d’eux, c’était normal, même lorsqu’on les violentait en plein cœur de la ville, ils n’en valaient pas la peine, ils n’étaient pas vraiment humains pensait-on…

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, tant de Juifs ont été massacrés au nom du progrès de la science ou de je ne sais quelle justification. Une fois de plus, la valeur de leur humanité était considérée comme moindre et cette idée fut socialement acceptée même si maintenant elle nous apparaît abominable.

Mais heureusement, aujourd’hui nous avons progressé pour de vrai, nous n’accepterions plus que de telles choses se produisent.

À moins que quelque chose ne nous file encore sous le nez sans qu’on s’en mette en peine? Ou pire encore, peut-être même que nous approuvons et défendons cette chose. Sommes-nous de la même espèce que ceux qui ont accepté que ces choses se passent parmi eux sans s’en inquiéter sous prétexte que l’humanité de ces êtres était moindre?

Au nom du droit des femmes, de la liberté, de l’égalité et de l’autonomie, y aurait-il des petits humains, sous-estimés et non défendus qu’on met à mort sans scrupule? Au nom du progrès ou de je ne sais quelle idole moderne, n’acceptons-nous pas des barbaries commises, mais cette fois avec des gants blancs, des aiguilles stérilisées et des consciences aseptisées?

De quel côté de l’histoire voulons-nous être? Du côté des défenseurs de la vie humaine ou de ceux qui croient avoir une bonne raison pour la sacrifier? Qui parlera pour ces petits qui sont sans voix? En cette fête des Mères, je ne pouvais pas me taire!

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