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Commentaire sur le Psaume 124

Cantique des degrés. Pour David.

  1. Si l’Éternel n’eût été pour nous (oh! qu’Israël le dise),
  2. si l’Éternel n’eût été pour nous, lorsque les hommes s’élevaient contre nous,
  3. ils nous eussent bien alors engloutis tout vivants, dans l’ardeur de leur colère contre nous ;
  4. les eaux nous eussent bien alors submergés, un torrent eût passé sur nous ;
  5. elles eussent bien alors passé sur notre personne, les eaux orgueilleuses.
  1. Béni soit l’Éternel, qui ne nous a pas livrés comme une proie à leurs dents!
  2. Notre personne s’est échappée, comme un oiseau du filet de l’oiseleur ; le filet s’est rompu et nous nous sommes échappés.
  3. Notre secours est dans le nom de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre.

 

Ce beau cantique d’actions de grâces fut peut-être composé par David à l’occasion de quelqu’une des délivrances dont il fut l’objet dans sa carrière si agitée ; mais, comme tous les verbes sont au pluriel, c’est son peuple qu’il avait en vue et non sa propre personne ; il s’agit donc des épreuves nombreuses par lesquelles Israël devait passer dans le cours des siècles et jusqu’à sa restauration finale. Ce que le psalmiste a voulu principalement faire ressortir, c’est la faiblesse du peuple de Dieu comparativement au monde et l’impossibilité où il serait de subsister, s’il n’était pas soutenu par un tout-puissant protecteur. C’est là une vérité qui est prouvée surabondamment par l’histoire et par la conservation vraiment miraculeuse du peuple d’Israël, comme aussi, nous pouvons l’ajouter, par celle de l’Église. Et cette vérité, il est très nécessaire qu’elle nous soit souvent rappelée, car « une fois que le danger est passé, nous sommes très portés à oublier combien il a été grand et à obscurcir ainsi la grâce de Dieu » (Calvin).

La première strophe montre combien la reconnaissance est fondée (1-5), la seconde en contient l’expression (6-8).

Versets 1-2. Si l’Éternel n’eût été pour nous (oh! qu’Israël le dise), si l’Éternel n’eût été pour nous, lorsque les hommes s’élevaient contre nous,

« Celui-là seul attribue son salut à Dieu qui reconnaît qu’il était perdu » (Calvin).

Verset 3. ils nous eussent bien alors engloutis tout vivants, dans l’ardeur de leur colère contre nous ;

Il y a peut-être allusion à la ruine de Coré et de sa bande. Nb 16.32-33. Comparez Ps 55.16.

Verset 4. les eaux nous eussent bien alors submergés, un torrent eût passé sur nous ;

Dans ce verset et le suivant les ennemis sont représentés sous l’image d’une inondation. Comparez Ps 18.5,17 ; Es 43.2.

Verset 5. elles eussent bien alors passé sur notre personne, les eaux orgueilleuses.

D’autres versions traduisent par : bouillonnantes, impétueuses, furieuses, l’épithète que nous rendons par orgueilleuses.

Versets 6-7. Béni soit l’Éternel, qui ne nous a pas livrés comme une proie à leurs dents! Notre personne s’est échappée, comme un oiseau du filet de l’oiseleur ; le filet s’est rompu et nous nous sommes échappés.

Dans ces versets les ennemis sont comparés d’abord à une bête féroce (comp. Ps 35.16), puis à l’oiseleur qui tend des filets (comp. Ps 11.2, 91.3).

Verset 8. Notre secours est dans le nom de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre.

« Nous serons toujours inquiets jusqu’à ce que nous ayons compris cette vérité. » (Calvin). Comparez Ps 33.22, 20.2, 115.15.

Pasteur Armand de Mestral, Commentaire sur le livre des Psaumes – Tome 2, p. 290-291

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