La portée de l’expiation du Christ
Dimanche, février 5th, 2012
Le lendemain, Jean-Baptiste vit Jésus venir à lui et dit : Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. (Jean 1.29)
La désignation du Christ comme l’Agneau de Dieu nous ramène dans le judaïsme où l’agneau pascal était sacrifié. C’était la Pâque juive servant à remémorer la délivrance d’Égypte (Ex 12:1-5 ; 1 Pi 1:18-19). C’est l’accomplissement de la fameuse prophétie que l’on retrouve dans Es 53 où le sacrifice du messie est annoncé.
Jean-Baptiste désigne le Christ comme l’Agneau. Non pas un agneau mais l’Agneau. Jésus est le seul qui a été désigné par Dieu pour expier les péchés du monde et pour délivrer le peuple non pas de l’Égypte mais de son péché, le véritable esclavage du monde.
Est-ce à dire que Jésus a ôté effectivement le péché de tous ? Si c’était le cas, il n’y aurait plus de péché. Certains croient que Jésus a payé pour tous les péchés de tous les hommes. Cette pensée est contraire à ce que le même évangile affirme en Jean 10:11, 26, de même qu’en Eph 5:25. La prophétie d’Ésaïe annonce une expiation que pour le peuple de Dieu (Es 53:8, de MON peuple]. En effet, le sacrifice pascal n’avait de portée que pour le peuple de Dieu et non pour tous les hommes de toutes les nations. C’est le sens du nom Jésus (Matt 1:21).
Alors, pourquoi Jean-Baptiste présente-t-il Jésus comme l’Agneau qui ôte le péché DU MONDE ? En fait, le monde ici est par rapport aux Juifs. Non seulement Jésus ôte le péché des repentants juifs mais également des repentants d’origine païenne (Jean 11:50-52 ; 12:32).





