Posts Tagged ‘Jésus’

Les noces de Cana

Dimanche, janvier 6th, 2013

Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, 2 et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. 3 Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n’ont plus de vin. 4 Jésus lui répondit: Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? Mon heure n’est pas encore venue. 5 Sa mère dit aux serviteurs: Faites ce qu’il vous dira. 6 Or, il y avait là six vases de pierre, destinés aux purifications des Juifs, et contenant chacun deux ou trois mesures. 7 Jésus leur dit: Remplissez d’eau ces vases. Et ils les remplirent jusqu’au bord. 8 Puisez maintenant, leur dit -il, et portez -en à l’ordonnateur du repas. Et ils en portèrent. 9 Quand l’ordonnateur du repas eut goûté l’eau changée en vin, -ne sachant d’où venait ce vin, tandis que les serviteurs, qui avaient puisé l’eau, le savaient bien, -il appela l’époux, 10 et lui dit: Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent. 11 Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. (Jn 2:1-11)

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Jésus notre esclave

Dimanche, juin 24th, 2012

Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. Pendant le souper, lorsque le diable avait déjà inspiré au coeur de Judas Iscariot, fils de Simon, le dessein de le livrer, Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu ‘il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu, se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. (Lire le texte en entier: Jn 13:1-17

Nous parlons souvent de Jésus comme de notre Seigneur ou encore comme de notre Sauveur, parfois nous en parlons comme de notre ami, mais jamais nous en parlons comme de notre esclave. Le texte que nous étudierons dans ce message révèle cet élément crucial de notre relation avec lui; en plus d’être notre Seigneur, il est notre serviteur. Nous étudierons cette vérité à partir de l’épisode du lavement des pieds des disciples. Le service sera diffusé en direct sur ce site à compter de 9h55. Si vous ne pouvez vous joindre physiquement à nous ou à une autre Église près de chez vous, vous êtes bienvenus de participer au culte via ce site.

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Le vrai temple

Mardi, mai 8th, 2012

Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours, tu le relèveras ! Mais il parlait du temple de son corps. (Jean 2.19-21)

Jésus vient de purifier le temple de Jérusalem, et immédiatement il affirme que le vrai temple, c’est lui-même.

La vocation d’un temple, contrairement à d’autres bâtiments, c’est d’être consacré entièrement à l’honneur d’une divinité. Et la croyance veut que cette divinité habite dans ce temple.

Si le Seigneur a manifesté sa proximité au peuple dans le tabernacle, puis dans le temple, ce n’est pas là la demeure de Dieu (1 Rois 8:27 ; Act 17:24-25).

Le Christ est le véritable temple de Dieu. Sa vie terrestre nous a montré qu’il est pur, totalement consacré à son Père. En tout point, le Fils honore le Père. Paul rappelle qu’en Jésus habite corporellement toute la plénitude de la divinité (Col 2:9). Jésus a laissé les hommes détruire son corps, il s’est livré entre les mains des impies, mais c’était pour vaincre la mort et pour démontrer la puissance de la résurrection.

Puisque le Christ est le véritable temple de Dieu, il aurait été impensable que Dieu laisse son véritable temple détruit sans le rebâtir. Non pas un temple fait de mains d’hommes, avec des pierres mortes, mais un temple éternel. Ce temple, le corps du Christ, est rebâti, mais dans une réalité nouvelle. Ce nouveau corps appartient à la nouvelle création et non à la première. Ce corps ne peut plus connaître la mort.

Les chrétiens sont aussi appelés le temple de Dieu parce qu’ils sont en Jésus-Christ, lui le véritable temple. Et ces mêmes chrétiens ressusciteront aussi comme Jésus (Rom 6:5), dans un corps renouvelé qui ne connaîtra plus la mort. Voilà l’espérance du chrétien.

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« Femme, voici ton fils », « Fils, voici ta mère »

Mercredi, avril 18th, 2012

MISE À JOUR

Voici l’extrait audio de ce message: 

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Avant d’examiner cette Parole du Christ en croix (celle qui figure dans le titre de ce billet), examinons les versets qui la précèdent. Ces versets nous apprennent trois choses sur Jésus:

A) La royauté de Jésus-Christ : (Jn 19.19-22)

« Pilate fit aussi un écriteau qu’il plaça sur la croix. Il y était inscrit : Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où Jésus fut crucifié était près de la ville : l’inscription était en hébreu, en latin et en grec. Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate: N’écris pas : Le roi des Juifs ; mais : il a dit : Je suis le roi des Juifs. Pilate répondit : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »

Jésus est Roi et Seigneur. Il est Roi et Seigneur de l’univers…. Mais particulièrement Roi et Seigneur de son Église, composée de Juifs et de non-Juifs. En fait, « une grande foule… de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues » se tiendra un jour « devant le trône et devant l’Agneau » (Ap 7.9).

Les versets qui précèdent la 3e parole soulignent deuxièmement

B) La messianité de Jésus Christ : (Jn 19.23-24)

« Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Ils dirent entre eux : Ne la déchirons pas, mais que le sort désigne celui à qui elle sera. C’était afin que s’accomplisse l’Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements Et ils ont tiré au sort ma robe. Voilà ce que firent les soldats.« 

Jésus a accompli des prophéties en ce qui concerne sa naissance, sa vie, ses miracles, sa mort en croix. Alors que les soldats se partagent ses vêtements et tirent au sort sa tunique, ils accomplissent d’autres paroles des prophètes (Ps 22:19; 69:22).

Les versets qui précèdent la 3e parole soulignent finalement

C) La sollicitude et la solidarité humaine de Jésus-Christ : (Jn 19.23-24)

« Près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie-Madeleine.« 

Jésus a été, dans sa grande miséricorde, solidaire des marginaux, des laissés pour compte, de ceux qui souffrent.

Le ministère de Jésus a touché beaucoup de femmes. Que ce soit la femme Samaritaine (Jn 4), La femme adultère (Jn 8:1), Marie-Madeleine (Lc 8:2), Marthe et Marie (Lc 10:38-42), sœurs de Lazare (Jn 11).

Ici à la croix, nous avons plusieurs de ces trophées de la grâce divine. Jésus, qui n’avait pas froid aux yeux et n’avait pas peur d’aller à contre-courant des conventions sociales, par sollicitude et par solidarité humaine a déversé sa grâce envers ces femmes.

Ce n’est donc certainement pas de façon gratuite que Jean, tout comme Matthieu et Luc, a mentionné certaines femmes qui accompagnaient Marie sa mère près de la croix… En voyants leurs noms on prend conscience que ce sont des femmes « à qui une grâce a été faite » tout comme dans le cas de Marie.

Bon, examinons cette 3e parole du Christ en croix

« Jésus, voyant sa mère, et debout auprès d’elle le disciple qu’il aimait dit à sa mère : Femme, voici ton fils. Puis il dit au disciple : Voici ta mère. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »

Cette parole, je lui donnerais le sous-titre suivant : La sollicitude du Fils concernant la solitude d’une mère

I. CETTE PAROLE DÉMONTRE LA SOLLICITUDE DU FILS

Jésus a toujours, souligné l’importance de respecter la loi divine. Il prit à partie les scribes et les pharisiens qui enfreignaient la loi au profit de leurs traditions humaines (Mt 23). Jésus ne contredisait pas la loi. Il l’a respectée et enseignait à la respecter. En ce qui concerne l’honneur dû aux parents, il a obéi à la loi divine, prenant soin de ses parents. Quelquefois, il devait affirmer les priorités du Royaume de Dieu par rapport à la famille humaine (« Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi ? » (Jn 2)). Jésus n’a pas renié sa famille. Il avait néanmoins un ministère à accomplir en 3 ans et il n’a pas laissé qui que ce soit, MÊME PAS SA MÈRE venir S’INTERPOSER dans sa mission. Il a démontré les priorités de l’amour pour Dieu par rapport à l’amour pour les humains. L’un n’exclut pas l’autre, mais l’un a priorité sur l’autre.

Ainsi, après un ministère bien rempli, et alors qu’il pend « entre ciel et terre », en lambeaux, dans des souffrances atroces, Il pense à sa mère. Il pourrait ne se concentrer que sur ses propres souffrances, mais Jésus démontre, jusque dans ses souffrances atroces, les souffrances de la croix, sa sollicitude envers les humains, sa sollicitude envers sa famille.

Le Trésor de la langue française définit ainsi le terme sollicitude: Soins attentifs et affectueux, constants, prodigués envers une personne ou une collectivité.

Jésus était plein de sollicitude : Il faisait du bien partout où il allait: « Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché : comment Dieu a oint d’Esprit Saint et de puissance Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous l’oppression du diable ; car Dieu était avec lui. » (Ac 10.37-38)

Jésus plein de sollicitude même sur la croix démontre encore cette sollicitude envers ses bourreaux, envers le larron repentant et envers sa mère.

II. CETTE PAROLE DÉMONTRE LA SOLLICITUDE DU FILS CONCERNANT LA SOLITUDE D’UNE MÈRE

« Femme, voici ton fils. Puis il dit au disciple : Voici ta mère. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »

Puisque nous voyons que Joseph était probablement décédé, et à la vue du départ imminent de Jésus-Christ, il confie Marie aux soins de Jean, son disciple bien-aimé.

Mais pourquoi ne pas l’avoir confié à ses frères (Mc 6:3 « [Jésus] le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute.« ) Peut-être parce qu’ils n’étaient pas encore croyants (cf. Jn 7:2-5)

On sait que Jacques le frère du Seigneur, auteur de l’Épître de Jacques, est probablement devenu croyant après la crucifixion. Comme le souligne le commentateur Godet, Jésus, dépouillé de tout, n’a pas de plus beau don à offrir à sa mère qu’un fils en son ami Jean.

III. CETTE PAROLE DÉMONTRE L’AUTORITÉ DU CHRIST DANS LES RELATIONS DES MEMBRES DE L’ÉGLISE

Pourquoi dit-il « femme », peut-être pour une raison semblable à celle de son intervention aux Noces de Cana, au début de son ministère : Jésus, aux Noces de Cana, veut démontrer que maintenant sa relation filiale humaine doit laisser la place à une relation caractérisée par celle du Royaume de Dieu.

Au début de son ministère, sa relation avec sa mère en sera une où le Royaume aura la priorité et où sa soumission comme fils humain, laissera la place à une relation où Christ comme Messie, comme Fils de Dieu, aura l’autorité de Médiateur de la Nouvelle alliance comme fils du Père céleste. Marie ne devra plus intervenir dans son ministère de Messie.

Ici, à la fin de sa vie, suspendu à la croix, comme Calvin le souligne, Il dit « femme » de manière semblable. Jésus-Christ a voulu montrer qu’après avoir parachevé le cours de la vie humaine, maintenant, il dépouille cette condition sous laquelle il avait vécu, et il entre au Royaume céleste où il sera Dominateur et Monarque par-dessus les anges et les hommes ; car nous savons que le Christ a toujours coutume de retirer ses fidèles du regard de la chair. Or il fallait que cela se fît principalement en sa mort. (Commentaires, Évangile selon saint Jean (19.26-27)).

Ainsi Christ, d’une part, montre une sollicitude de fils, mais d’autre part, montre son autorité comme Médiateur de la Nouvelle Alliance et comme Seigneur de l’Église. Ce point est amplement développé par Paul Wells dans son ouvrage sur les sept paroles de la croix, « Entre ciel et terre – Les dernières paroles de Jésus », Revue réformée, octobre 1990, vol. 61, nos 4-5, p. 57-61.

Non seulement Jésus gère sa famille, dans cette parole, mais il nous offre une parole qui reflétera, que dans le Royaume de Dieu, les liens spirituels ont préséance sur les liens charnels. « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » dira-t-il à une occasion. « Voici ma mère et mes frères. En effet, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère et ma sœur et ma mère. » (Mt 12.48-50)

La parole de Jésus change les rapports humains. Il établit de nouvelles relations et en prenant Marie chez lui, Jean s’en occupe, pour montrer que le lieu de consolation par excellence pour les croyants, c’est l’Église, communauté de la Nouvelle-Alliance.

Plus tard, Les disciples, après avoir vu Jésus monter au ciel, « retournèrent à Jérusalem… Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, avec Marie, mère de Jésus, et avec ses frères. » (Ac 1:12-14) On voit ici, que Marie, bien que sa place soit discrète après la crucifixion, était bel et bien au nombre des disciples qui persévéraient dans la prière…

CONCLUSION

Nous voyons, dans cette parole de Jésus en croix, un Jésus plein de sollicitude pour une mère dans la solitude et un Christ qui est le Seigneur des relations nouvelles qui sont établies dans son Église, dans son Royaume.

« Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, faites-vous grâce réciproquement, comme Dieu vous a fait grâce en Christ. » (Ep 4.32)

« Faites-vous mutuellement bon accueil, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. » (Rm 15.7)

Que Dieu nous donne lui-même les dispositions pour nous soumettre à sa Seigneurie dans nos relations mutuelles, et qu’il nous donne un cœur semblable au sien empreint de sollicitude.

 


Ce message a été prêché par André Pinard lors du Prélude pascal 2012 à Ottawa

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Les souffrances de Christ dans l’Ancien Testament

Vendredi, avril 6th, 2012

En ce Vendredi saint, nous voulons nous rappeler les souffrances que Christ a endurées à notre place. Nous tenterons d’imaginer, ce que Jésus expliqua aux disciples d’Emmaüs lorsque nous lisons: « Alors Jésus leur dit: O hommes sans intelligence, et dont le coeur est lent à croire tout ce qu ‘ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait. » Luc 24.25-27

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Jean-Baptiste et Jésus

Vendredi, janvier 20th, 2012

Toi, qui es-tu ? Il confessa sans le nier, il confessa : Moi, je ne suis pas le Christ. Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis pas. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. (Jean 1.20-21)

On peut se demander pourquoi Jean-Baptiste ne répond pas simplement en donnant son nom et le ministère qui lui a été confié. Sa réponse démontre qu’il savait ce que les responsables religieux avaient en tête.

Les Juifs attendaient plusieurs messies. Ils attendaient un réformateur sacerdotal qui, selon les modalités de l’ancienne alliance, devait être de la lignée de Lévi. Ils attendaient un réformateur royal, c’est-à-dire politique qui, selon les prophéties, devait être de la lignée de Juda. Et ils attendaient un prophète selon la prophétie de Deut 18:15, 18. De plus, Ésaïe avait annoncé le retour d’Élie (Matt 17:10-12). C’est ce qui explique les questions des sacrificateurs et des Lévites.

Toutes ces annonces trouvent leur accomplissement dans les personnes de Jean-Baptiste et de Jésus. Jean-Baptiste qui est l’Élie qui devait venir (Matt 11:13-14), mais qui n’était pas Élie en personne. Il n’y a pas de contradiction entre le texte de Matthieu et celui sur lequel nous méditons. Jean-Baptiste est l’Élie qui devait venir en ce sens qu’il est le précurseur du messie tout comme Élie le fut d’Élisée. Mais il n’est pas Élie, il n’est pas une réincarnation du prophète Élie.

Quant à Jésus, il remplit à lui seul les autres fonctions, celle de Roi, celle de Sacrificateur et celle de Prophète. On peut se demander comment il se peut que Jésus assume à la fois l’office royal et l’office sacerdotal, puisque les deux fonctions sont de lignées différentes. La réponse est que le Seigneur avait déjà établi un ordre sacerdotal différent de celui de la lignée de Lévi. Il s’agit du sacerdoce selon l’ordre de Melchisédek (Ps 110:4 et Hebr 5:6).

Le Seigneur avait annoncé tous les points importants pour que nous puissions avec certitude reconnaître Jean-Baptiste et Jésus, respectivement le précurseur du messie et le messie lui-même. La validité de leurs ministères est donc bien établie.

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Les bienfaits de sa résurrection

Lundi, janvier 2nd, 2012

Par Paulin Bédard, pasteur
Le Catéchisme de Heidelberg, question et réponse #45 :

Q. Quel profit nous revient-il de la résurrection du Christ?

R. D’abord, puisqu’il a vaincu la mort par sa résurrection, nous pouvons participer à la justice qu’il nous a acquise par sa mort; ensuite, par sa puissance, nous sommes nous aussi, dès maintenant, ressuscités pour une vie nouvelle; et enfin, en la résurrection du Christ, nous avons un gage certain de notre glorieuse résurrection.

Rom. 4:24; Rom. 6:4; Rom. 8:11; 1 Cor. 15:12, 17, 54; Eph. 2:5; Col. 3:1-5; 1 Pi. 1:3, 21.

Le fait de la résurrection de Jésus a été attesté par le témoignage de nombreux témoins oculaires qui nous ont rapporté ce qu’ils ont vu, touché et entendu. Jésus-Christ a remporté la victoire sur la mort! Il est vivant! Sa résurrection est au coeur de notre foi. Il découle de nombreux bienfaits de sa résurrection. De quelle manière sa résurrection change-t-elle notre vie? Si le corps de Jésus était resté dans le tombeau, notre vie aujourd’hui serait-elle la même ou serait-elle radicalement différente?

Quel profit nous revient-il de la résurrection du Christ?” En réponse à cette question, le Catéchisme mentionne trois bienfaits: un bienfait passé, un bienfait présent, un bienfait à venir. “D’abord, puisqu’il a vaincu la mort par sa résurrection, nous pouvons participer à la justice qu’il nous a acquise par sa mort; ensuite, par sa puissance, nous sommes nous aussi, dès maintenant, ressuscités pour une vie nouvelle; et enfin, en la résurrection du Christ, nous avons un gage certain de notre glorieuse résurrection.” La justice, la vie nouvelle et la glorieuse résurrection, voilà trois grands bienfaits découlant de la résurrection du Christ.

 

Un bienfait passé: notre justification

Si Jésus n’était pas ressuscité des morts, quelles seraient les conséquences? Paul dit que la foi n’aurait aucun sens et la vie chrétienne serait une route sans espoir (1 Cor. 15:14). Paul ajoute au verset 17: “Et si Christ n’est pas ressuscité…, vous êtes encore dans vos péchés.” S’il n’était pas ressuscité, nous serions toujours séparés de Dieu à cause de nos péchés. Paul nous explique également que Jésus a été “livré pour nos offenses et ressuscité pour notre justification” (Rom. 4:25). Qu’est-ce que la justification? Il s’agit d’un acte judiciaire par lequel Dieu nous déclare justes devant lui par la foi en Jésus-Christ. Nos péchés sont pardonnés et la justice de Jésus nous est imputée. D’après Romains 4:25, la résurrection de Jésus était nécessaire pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu. Pourquoi donc, puisque c’est la mort de Jésus qui a payé pour nos péchés? C’est son sacrifice qui nous assure notre pardon et notre justification, mais sa résurrection est également nécessaire.

Sa résurrection est nécessaire pour deux raisons essentielles. D’abord, parce que la résurrection de Jésus est une déclaration du Père. Qui a ressuscité Jésus? C’est Dieu, le Père. “Dieu l’a ressuscité.” (Ac. 2:24). En faisant cela, il a déclaré au monde entier: “Je suis pleinement satisfait du sacrifice de mon Fils sur la croix”. Dieu a complètement changé d’attitude envers son Fils. Sur la croix, Jésus a été puni pour nos péchés. Dieu l’a maudit et abandonné. Au matin de Pâques, c’est ce même Dieu qui l’a ressuscité. Le message est clair et nous annonce cette bonne nouvelle: “J’accepte le sacrifice de mon Fils pour vos péchés”. Si Jésus était resté dans le tombeau, nous nous serions toujours demandé: Est-ce que c’était suffisant pour satisfaire la justice de Dieu? Si j’offre 20 000$ pour l’achat d’une voiture, cela ne veut pas dire que la vente est conclue. Le vendeur doit accepter l’offre. Sur la croix, Jésus a dit: “Tout est accompli”. Mais c’est seulement au matin de Pâques que son Père a conclu en disant: “Bien fait, bon et fidèle serviteur”. Jésus n’est plus condamné. Il est accepté de Dieu. Son Père l’a reçu favorablement. Le Père nous a ainsi donné la confirmation qu’il reçoit favorablement tous ceux qui croient en Jésus.

Ensuite, la résurrection est une action puissante du Fils. Qui a ressuscité Jésus? Son Père, oui, mais aussi Jésus. Jésus-Christ s’est lui-même ressuscité. “Car Christ est mort et il est revenu à la vie.” (Rom. 14:9). Il l’a fait par son immense puissance. Si Jésus n’était pas ressuscité des morts, il aurait été totalement incapable de nous donner les bienfaits de son sacrifice. Il a cependant été assez puissant pour se ressusciter lui-même. Il est donc assez puissant pour pardonner nos péchés. Il est vivant, il peut alors poursuivre son travail de salut. ll nous donne son pardon et sa justice.

Oui, la résurrection de Jésus nous procure un bienfait passé. Dieu nous dit: “Tous vos péchés sont enlevés. J’ai accepté le sacrifice de Jésus. Vous n’êtes plus coupables devant moi.” Tout notre passé est entièrement couvert par son sang. Notre passé est même entièrement juste et parfait parce que la justice de Jésus nous est donnée par la foi! N’est-ce pas un immense réconfort? Il nous arrive de passer par des moments difficiles. Notre passé, nos péchés, nos mauvaises décisions nous reviennent à la mémoire. Nous nous sentons indignes. Peut-être avons-nous peur de Dieu. Rappelons-nous que Jésus est ressuscité! C’est le médicament que Dieu nous prescrit. Le message de la résurrection est notre plus grande joie. Mon passé est terminé. Mon péché est réglé. Dieu me déclare juste. Jésus est capable de me donner sa justice. La preuve? Il est ressuscité!

 

Un bienfait présent: notre sanctification

“Ensuite, par sa puissance, nous sommes nous aussi, dès maintenant, ressuscités pour une vie nouvelle.” Un Sauveur mort est complètement inutile. Mais notre Sauveur est vivant! Ce n’est pas seulement lui qui est ressuscité, nous aussi nous le sommes. Nous avons reçu la vie nouvelle (Rom. 6). Nous sommes “ressuscités avec le Christ” (Col. 3:1). Évidemment, nous ne sommes pas ressuscités physiquement. Cette résurrection est spirituelle. Il s’agit d’un bienfait présent. Nous étions morts par nos fautes et par nos péchés. Nous étions réellement morts spirituellement (Eph. 2:1). C’est parfois difficile à croire. Cette affirmation de l’apôtre Paul n’est toutefois pas une métaphore. Cette mort spirituelle a des répercussions très concrètes dans notre conduite. “Nous nous conduisions autrefois selon nos convoitises charnelles, nous exécutions les volontés de notre chair et de nos pensées.” (Eph. 2:3). Paul nous dit ensuite que Dieu nous a rendu la vie avec le Christ, que nous sommes ressuscités avec lui, assis avec lui dans les lieux célestes (Eph. 2:4-6). Cette réalité est tout autant difficile à croire, mais il ne s’agit pas non plus d’une métaphore. Cette vie nouvelle produit des bons fruits. Nous allons pratiquer des bonnes oeuvres que Dieu a préparées d’avance (Eph. 2:10).

Quand nous regardons à nous-mêmes, nous avons souvent de la difficulté à voir cette vie nouvelle. La réalité ne semble pas correspondre à ce que la Bible dit. Nous l’acceptons par la foi seulement. Quand nous croyons, nous ne sommes plus morts spirituellement, mais vivants, nés de nouveau. Un arbre vivant devrait commencer à porter du bon fruit. Plusieurs disent qu’il n’est pas possible de savoir qui est chrétien et qui ne l’est pas. Il est vrai que Dieu seul connaît les siens et reconnaît les hypocrites. Mais un chrétien ne peut pas rester caché. Nous ne pouvons pas passer incognito. Les gens nous reconnaîtront à nos fruits. S’il n’y a pas de fruit dans nos vies, cela signifie que la foi que nous prétendons avoir est morte. Mais si nous sommes nés de Dieu, nous n’allons plus nous réjouir de pécher. C’est impossible. Qui a ressuscité Jésus? Le Père l’a ressuscité, le Fils s’est lui-même ressuscité, le Saint-Esprit l’a également ressuscité. “Il a été rendu vivant selon l’Esprit.” (1 Pi. 3:18). C’est ce même Esprit qui habite en nous et qui nous rend vivants, en communion avec Dieu.

Les bienfaits de la résurrection de Jésus commencent donc dès maintenant. Jésus est venu demeurer en nous par son Esprit. Il agit dans nos vies par sa puissance. Sinon, comment pourrions-nous vivre la vie chrétienne? Après avoir pardonné notre passé, Jésus ne nous laisse pas nous débrouiller tout seuls durant cette vie présente. C’est seulement par sa puissance dans nos vies que nous pouvons nous efforcer de vivre dans l’amour et la sainteté. Voilà encore un immense réconfort! Autrement, comment pourrions-nous affronter les épreuves par nous-mêmes? Comment obéir à Dieu par nos propres forces? Jésus est ressuscité! Il est vivant et il habite en moi par son Esprit! Il agit puissamment dans ma vie! La même force qui a ressuscité Jésus d’entre les morts m’est accessible aujourd’hui!

 

Un bienfait à venir: notre glorification

“Enfin, en la résurrection du Christ, nous avons un gage certain de notre glorieuse résurrection.” Un gage est une certitude, une garantie. Nous avons besoin de certitude face à l’avenir. Nous en avons besoin dans ce monde si frustrant et incertain. Que nous soyons riches ou pauvres, nous finissons tous par mourir. À quoi nous sert-il de nous efforcer de vivre honnêtement? Tout est vanité! Mais pour le chrétien, tout est différent à cause de la résurrection de Jésus.

Sa résurrection nous procure une grande espérance. Puisque Jésus est ressuscité, nous avons la garantie que nous aussi nous ressusciterons au dernier jour (Rom. 8:11). La vie sur terre est un passage, une préparation à la vie que nous aurons dans nos corps glorifiés. La résurrection de Jésus nous assure des bienfaits extraordinaires pour l’avenir! Paul dit que Jésus est ressuscité comme prémices (1 Cor. 15:23), c’est-à-dire la première partie de la récolte. La récolte complète viendra quand nous recevrons un corps comme le sien. Quelle sorte de corps recevrons-nous à la résurrection? Un corps incorruptible, glorieux, plein de force, spirituel (1 Cor. 15:42-44). Nous ne connaissons pas tous les détails de la route qui mène jusque-là, mais nous avons la certitude de la destination finale. “Nous serons semblables à lui.” (1 Jean 3:2). Quand nous avons des craintes par rapport à l’avenir, souvenons-nous que Jésus est ressuscité! Notre avenir est en parfaite sécurité!

Les doctrines de la Bible sont très pratiques. Elles concernent directement notre vie. Quand nous parlons de Jésus, nous parlons aussi de nous-mêmes. Quand nous parlons de sa résurrection, nous parlons de notre propre vie, passée, présente et à venir. Réjouissons-nous! Notre vie et notre espérance se trouvent en Jésus ressuscité. Il est notre unique assurance dans la vie comme dans la mort!

 


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La grâce supprime-t-elle la loi ?

Samedi, décembre 24th, 2011

Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce, car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. (Jean 1.16-17)

1) Loin d’opposer la loi et la grâce, Jean affirme que par le Christ la grâce et la vérité sont venues. Or, la vérité inclut la loi de Dieu.

Ce que Jean affirme, c’est que Moïse a donné la loi comme régime. Les chrétiens ne sont plus sous le régime de la loi, c’est-à-dire sous la condamnation de celle-ci, ce que développe l’apôtre Paul en Romains.

Ceci dit, la loi demeure pour le chrétien non pas comme moyen d’être sauvé mais comme direction morale pour sa vie. En effet, une des modalités de la nouvelle alliance est que la loi, jadis écrite sur des tables de pierre, est écrite sur le cœur de chaque chrétien (Jer 3:33 ; He 8:10).

2) Au verset 17, Jean utilise un hendiadys, c’est-à-dire deux mots pour une même notion. Bien que nos traductions ne le laissent pas paraître, en grec, il y a littéralement « la grâce et la vérité est venue ». Deux sujets pour un verbe au singulier. Ce style littéraire est relativement courant dans la Bible pour présenter une vérité sous deux aspects.

Ce qui ressort de ce verset, c’est que la grâce qui vient par le Christ n’est pas sans vérité. La grâce, l’amour inclut la vérité. Parce que j’aime mes enfants, je leur fais connaître la vérité. Il n’y a aucun amour, aucune grâce sans vérité (1 Co 13:6 ; Ep 4:15 ; 1 Jn 3:18).

Il est courant de nos jours de taire la vérité, de tomber dans le relativisme au nom de l’amour. On rejette la théologie, la doctrine sous prétexte qu’elle divise. Cette pratique n’a rien à voir avec l’amour de Dieu qui, lui, nous conduit dans toute la vérité.

Merci Seigneur de ce que, dans ta grâce, tu ne laisses pas tes enfants dans leur mensonge et leur confusion, mais de ce que tu te révèles et que tu les conduises dans la vérité.

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La vraie humilité

Jeudi, décembre 22nd, 2011

Par Wes Bredenhof, pasteur de l’Église réformée canadienne (CanRC) à Hamilton en Ontario

Bien que notre rencontre remonte à plusieurs années, je me souviens toujours de Frank. La première fois que je l’ai rencontré, je travaillais comme chauffeur d’autobus pour un circuit touristique au Surinam, un pays d’Amérique du Sud. Plus tard, j’ai eu l’occasion de parler un peu plus avec lui, quand je suis tombé sur lui dans une rue très encombrée. Frank n’était pas chrétien. En fait, en termes de religion, Frank n’était pas grand-chose. Pour lui, l’idée selon laquelle Dieu aurait créé le monde était une plaisanterie et si Dieu existait, il devait être fou, vu la grande confusion qui règne dans le monde. Frank avait des idées bien arrêtées au sujet de la véracité du christianisme. Peut-être les vôtres le sont-elles également. Peut-être avez-vous décidé que Dieu n’existe pas et que le christianisme n’est pas vrai. Ou peut-être avez-vous décidé que Dieu existe, mais qu’il n’est pas le Dieu de la Bible. Quoi qu’il en soit, si vous n’êtes pas chrétien, la position que vous avez adoptée s’oppose à Dieu.

Le péché et la folie

Maintenant, j’aimerais que vous pensiez à votre relation avec Dieu. Il s’est révélé à la fois dans la création, dans le monde qui nous entoure, et dans la Bible. Dieu s’est clairement montré à nous. Qu’est-ce qui nous empêche de le reconnaître comme le Dieu qui est et qui mérite notre louange? C’est la réalité du péché. Nous sommes tous pécheurs, autant que nous sommes. Qu’est-ce que le péché? Le péché est la rébellion contre ce que Dieu demande. Par exemple, nous péchons si nous tuons quelqu’un, parce que Dieu a commandé de ne pas tuer. Le péché est ce qui nous empêche de célébrer le Dieu qui a créé le monde et tout ce qu’il contient. Le péché nous rend fiers et arrogants, comme si nous pouvions vivre sans Dieu et sans être chrétiens. En réalité, la Bible nous dit: “L’insensé dit en son cœur: Il n’y a point de Dieu!” (Psaume 53:2). Lorsque Dieu dit cela, ce n’est pas une insulte; il établit simplement qu’il est insensé, qu’il est stupide et absurde de le nier, puisque le nier signifie nier la réalité du monde dans lequel nous vivons. Ailleurs dans la Bible, nous lisons “qu’en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être” (Actes 17:28). Hors de Dieu, tout effort humain est impossible. Les chrétiens reconnaissent que c’est Dieu qui établit les fondements du monde dans lequel nous vivons.

Mais l’insensé est rempli d’orgueil et d’arrogance à l’égard de Dieu. Il ne veut pas le croire, car il lui faudrait admettre qu’il y a quelque chose de mauvais dans son cœur et dans son âme. Mais la vérité est qu’il y a effectivement quelque chose de mauvais dans nos cœurs. Nous sommes pécheurs. Mais quelle est la solution au problème du péché? Comment pouvons-nous le contourner ou trouver une solution? Si nous ignorons le problème, nous en subirons les conséquences lors de notre mort, car “il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement” (Hébreux 9:27). Vous ne pouvez rien faire qui puisse vous sauver du jugement à venir. Vous mourrez et vous devrez faire face à Dieu, avec tous vos péchés. Dieu est saint et juste et il exige un paiement pour le péché. Soit vous devrez vous-mêmes payer ce prix, soit quelqu’un d’autre devra payer pour vous. Qu’en sera-t-il pour vous?

L’humble serviteur

Particulièrement en cette période de l’année, de nombreux chrétiens se rappellent la naissance de Jésus-Christ, il y a environ deux mille ans. Jésus est venu dans ce monde afin de payer pour les péchés du peuple de Dieu. Il est venu pour effectuer le paiement que nous ne pouvons pas effectuer nous-mêmes. Comment a-t-il fait cela? La réponse nous est donnée dans la lettre de Paul aux Philippiens. Au chapitre 2:7 nous lisons que Jésus-Christ “s’est dépouillé lui-même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes”. Jésus était le Fils de Dieu. Avant qu’il ne vienne sur terre, il était dans le ciel avec le Père et le Saint-Esprit. C’est à travers lui que Dieu a créé le monde et tout ce qui s’y trouve: “Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui tout a été créé dans les cieux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs. Tout a été créé par lui et pour lui.” (Colossiens 1:15-16). Jésus avait une situation confortable dans le ciel, mais il restait le problème du péché sur terre.

Comment ce problème allait-il être réglé? Pour répondre à cette question, nous devons retourner au tout début de la Bible, au premier livre, le livre de la Genèse. Dans ce livre, nous voyons comment Dieu a créé le monde bon. Il a aussi créé l’homme bon. Il a créé le premier homme et la première femme: Adam et Ève. Adam et Ève étaient en bons termes avec Dieu, mais cela n’a pas duré. Finalement, ils ont désobéi à Dieu et ont mangé du fruit “de la connaissance du bien et du mal” qu’il leur avait commandé de ne pas manger. Adam et Ève ont péché et, par ce péché, ils ont condamné la race humaine en entier: “…de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort…” (Romains 5:12). Mais Dieu n’a pas laissé Adam et Ève sans espoir. Après qu’ils ont péché, il est venu vers eux avec une promesse. Il leur a promis qu’il leur enverrait un Rédempteur, un Sauveur, quelqu’un qui paierait pour leur péché, afin qu’ils ne connaissent pas la mort éternelle (Genèse 3:15). Ce Rédempteur était Jésus-Christ.

Il est venu dans l’humilité

Le nom de Jésus signifie “Sauveur”, celui qui sauve son peuple de ses péchés. Il est venu sur terre pour vivre, souffrir et mourir pour les péchés de ceux qui croient en lui. Ce faisant, Jésus a abandonné sa situation glorieuse dans le ciel. Il est venu sur terre comme l’un d’entre nous. Il a vécu comme l’un d’entre nous, à cette grande différence qu’il n’a jamais péché (comment un pécheur pourrait-il payer pour d’autres pécheurs?). Jésus a pris l’aspect d’un serviteur; il est venu sur terre dans l’humilité. Il n’est pas venu dans la splendeur et la majesté. Il est né de la femme d’un charpentier et non de la femme d’un roi. Il est né dans une grange, non dans la chambre de naissance d’un château majestueux. Dans tous les sens, Jésus, le Fils de Dieu, s’est humilié. Il s’est abaissé, pour que ceux qui croient en lui puissent être élevés, pour qu’ils puissent recevoir le salut et la vie éternelle.

Même si nous, pécheurs, sommes très arrogants et fiers, Jésus ne l’était pas et ne l’est pas. Il est venu comme serviteur, celui qui sert les autres. Il s’est dépouillé de toute la gloire qu’il avait dans le ciel. Il est venu sur terre pour souffrir et mourir, afin que sa mort serve de paiement pour ceux qui croient en lui.

Notre besoin

Maintenant, que pensez-vous de cela? Jésus est venu comme serviteur sur terre. Dieu est venu vers l’homme pour le sauver. Vous allez peut-être entendre le nom “Emmanuel” en cette période de l’année. Il signifie “Dieu avec nous”. Il s’agit d’un autre nom pour Jésus, qui fut vrai homme et vrai Dieu. Jésus n’était pas orgueilleux ou arrogant, mais il est venu dans l’humilité. Qu’est-ce que cela signifie pour nous? Nous avons besoin de Jésus-Christ. Nous avons besoin qu’il paie pour nos péchés, car l’unique façon que nous ayons pour payer nous-mêmes est de souffrir éternellement dans les feux de l’enfer. Je ne veux pas vivre cela et j’imagine que vous non plus. Comment pouvez-vous faire vôtre le sacrifice de Jésus-Christ? Comment pouvez-vous éviter de payer le prix vous-mêmes? Vous devez venir à Christ en toute humilité et confesser vos nombreux péchés. Vous devez venir à lui en reconnaissant que vous êtes pécheur et que vous avez fait montre de beaucoup d’orgueil en le rejetant. Vous devez croire qu’il a aussi payé pour vos péchés. En bref, vous devez vous repentir et croire. Vous devez vous repentir; votre cœur doit changer à l’égard de vos péchés, mais aussi à l’égard de Jésus. Aussi, vous devez croire, vous devez placer toute votre confiance en Jésus pour votre salut. Venez à Dieu dans la prière et demandez-lui toutes ces choses.

Jésus est né et venu dans ce monde il y a environ deux mille ans; ce fut sa première venue. Cependant, la Bible nous dit qu’il y aura aussi une seconde venue. Christ reviendra sur les nuées du ciel. Alors, il jugera la terre et ses habitants pour tous leurs péchés et leur méchanceté. La seconde venue de Jésus peut arriver à n’importe quel moment. Nous ne savons pas quand il reviendra, mais nous devons toujours être prêts. Si vous ne croyez pas en Jésus, votre peur sera grande lors de son retour, car maintenant vous savez ce qui vous attend. Mais, si vous croyez en lui (et je prie pour que ce soit le cas), vous éprouverez une grande joie en le voyant. De plus, même s’il ne revient pas durant votre vie terrestre, la vérité vous sera révélée à votre mort, car, alors aussi, nous ferons face à la colère de Dieu contre le péché. Seul Christ peut éloigner cette colère et vous sauver. Si vous êtes chrétien, vous pouvez mourir en paix, mais si vous ne l’êtes pas, les douleurs et les souffrances que vous vivez sur terre ne sont qu’un avant-goût de ce qui viendra. Ami, es-tu prêt à faire face à Dieu avec tes péchés?

 


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Recevoir le Christ

Jeudi, décembre 8th, 2011

La Parole est venue chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçue (Jean 1.11)

Après avoir mentionné que le messie est venu dans le monde, l’apôtre Jean précise qu’il est venu chez les siens, c’est-à-dire au sein de la nation juive (Jn 4:22). Et même là, il n’a pas été reçu. Jean met la table pour démontrer plus loin que la nation juive, et en particulier ses dirigeants, a rejeté le messie (ch. 5 à 8). Recevoir le messie, c’est le recevoir pour ce qu’il est, c’est-à-dire le Sauveur de son peuple, le Seigneur de la création.

Cette nation avait été placée dans une alliance conditionnelle (Ex 19:5) dans laquelle l’obéissance parfaite était requise pour avoir droit aux bénédictions de l’alliance (Deut 28). En venant au sein de la nation juive, le Christ s’est placé sous cette condition (Gal 4:4), la remplissant parfaitement, accomplissant ainsi la loi.

En venant chez les siens, il s’est identifié à la misère de son peuple qui n’était pas causée par la domination romaine, mais par leur péché (Jn 8:33-34). Le messie est venu pour sauver son peuple (Matt 1:21), et ceux qui croient en Lui reçoivent le pardon des péchés.

À chacun de nous de recevoir le messie, d’accueillir le Christ pour ce qu’il est, le seul Sauveur, le seul Seigneur.

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