Comment un guignol devient-il maître en théologie?

Parmi les grands mystères de l’existence, certains nous laissent complètement médusés. La chenille qui devient papillon! Le pécheur qui devient un saint! Un guignol qui devient maître en théologie! La grâce de Dieu est en effet renversante!

Comment Guillaume est-il devenu « Maître Bourin »? Voilà la grande question à laquelle nous répondrons dans ce 32e épisode de Coram Deo. Plus spécifiquement, Guillaume nous expliquera:

  1. Ce qu’est l’intertextualité biblique et pourquoi il y a consacré autant d’effort.
  2. Pourquoi il privilégie le texte massorétique plutôt que le texte beaucoup plus ancien des Septante.
  3. Il nous expliquera ce que sa recherche sur Ésaïe 24.4-6 lui a permis de découvrir.
  4. Nous verrons comment ce texte contribue à notre compréhension de la théologie des alliances (en particulier à l’alliance des oeuvres).

 

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About the Author
Pascal est pasteur de l'Église réformée baptiste de Saint-Jérôme qu'il sert depuis 2005. Il est marié avec Caroline et ensemble ils sont les heureux parents de quatre enfants. Pascal a complété un baccalauréat et une maîtrise en théologie à la Faculté de théologie évangélique de Montréal. Il est l'auteur des livres: Une alliance plus excellente (2016, Impact Académia) – Solas, la quintessence de la foi chrétienne (2015, Cruciforme) – The Distinctiveness of Baptist Covenant Theology (2017 Revised Edition, Solid Ground Christian Books).
14 commentaires pour “Comment un guignol devient-il maître en théologie?
  1. bibletude dit :

    Pourquoi préférer le texte massorétique à la Septante, alors que le texte du Nouveau Testament, lorsqu’il cite un texte de l’Ancien, utilise la Septante (y compris dans la lettre aux Hébreux) ?

    On sait par ailleurs que les auteurs du texte massorétique étaient en conflit avec les chrétiens quant à leur utilisation de textes de l’AT pour prouver que Jésus est le Messie : ils n’étaient donc pas impartiaux lorsqu’ils ont fixé le texte de la massorétique.

    Plus de détails ici : http://surtout-ne-lisez-pas-ce-blog.blogspot.com/2017/05/le-semeur-et-le-grec.html

    • C’est une bonne question… je laisse Guillaume répondre

    • Bon, comme Guillaume ne répond plus à personne, même à moi, je risque une réponse… La LXX est généralement moins précise que le TM. De plus, il s’agit d’une traduction du texte original inspiré en Hébreux; si l’on croit à l’inspiration verbale, on veut donc les mots originaux.
      Ceci étant dit, cela ne signifie pas que la LXX soit sans valeur, au contraire. D’autant plus, comme vous le faites remarquer, elle est citée par le NT, ce qui en fait, pour ces portions citées, un texte inspiré.

    • bibletude dit :

      « La LXX est généralement moins précise que le TM »
      >>> Selon le témoignage même des juifs qui vivaient à l’époque de sa traduction, la LXX est très fidèle au texte hébreu d’origine: « Lorsque des Hébreux qui ont appris le gr. ou des Grecs qui on appris l’hébr. lisent les deux textes, ils admirent ces deux éditions et les vénèrent comme deux soeurs, ou plutôt comme une seule personne » (Vie de Moïse, par Philon)
      >>> De plus « Ce n’est pas pour des raisons de type linguistique que s’explique l’élimination [par le Judaïsme] de la LXX, mais par les nécessités de la polémique antichrétienne. […] On peut ajouter que, dans l’Église ancienne, la LXX devient l’AT : elle contient de nombreux passages dans la Loi, les Prophètes et les Écrits (notamment les Psaumes) qui annoncent le Christ-messie du NT, ainsi que les réalités chrétiennes. Le Dialogue avec Tryphon de Justin énumère un grand nombre de ces passages au coeur de la controverse entre Juifs et chrétiens. On peut donc faire l’hypothèse que le judaïsme palestinien de Jamnia a voulu éliminer une version grecque que la jeune secte chrétienne annexait au profit de ses thèses. » (La Bible grecque des Septante, CNRS) »

      « De plus, il s’agit d’une traduction du texte original inspiré en Hébreux; si l’on croit à l’inspiration verbale, on veut donc les mots originaux »
      >>> Pourquoi alors l’Esprit saint a-t-il choisi de citer la LXX dans le NT ? « Quasiment toutes les citations de l’Ancien Testament dans les écrits du Nouveau Testament sont réalisées à partir de la Septante. Lorsque après les apôtres, les Pères de l’Eglise ont commenté les Ecritures c’est encore à partir de la Bible grecque et en langue grecque qu’ils ont écrit leurs ouvrages. » (Alliance Biblique Française)

      « Ceci étant dit, cela ne signifie pas que la LXX soit sans valeur, au contraire. D’autant plus, comme vous le faites remarquer, elle est citée par le NT, ce qui en fait, pour ces portions citées, un texte inspiré »
      >>> Pourquoi uniquement « pour ces portions citées » ? Combien de fois ne lisons-nous pas en notes dans l’AT « texte hébreu obscur: nous traduisons à partir de la LXX » ?

      Et aussi : « Les découvertes de Qumrân ont résolu une énigme : on sait maintenant que le grec, lorsqu’il s’écarte du Texte Massorétique, n’invente pas. » (La Bible grecque des Septante, CNRS)

      Et encore :
      « Jacques a utilisé un texte hébreu plus proche de l’original que le TM […] qui a aussi servi de base à la Septante. Il est même possible que le TM ait été influencé par la controverse anti-chrétienne (qui était opposée à l’introduction des non-Juifs dans le salut). » (Encyclopédie des difficultés bibliques)
      Postérieurement à la prise de Jérusalem (70 ap. J.-C.), la vers. des LXX perdit sa popularité auprès des Juifs, parce que les chrétiens s’en servaient comme texte de l’A.T. et pour prouver que Jésus était le Messie. (Nouveau Dictionnaire Biblique)

    • Vous croyez donc que cette traduction de l’AT est inspirée? Croyez-vous qu’il y ait d’autres traductions qui soient inspirées?

    • bibletude dit :

      « Vous croyez donc que cette traduction de l’AT est inspirée? »
      >>> Du moment que c’est majoritairement la Septante/LXX qui a été choisie par l’Esprit saint pour citer des passages de l’AT dans le NT, on peut raisonnablement penser que cette traduction de l’AT est inspirée.
      >>> Ceci d’autant plus que pour l’hébreu il y a souvent des possibilités de traduction complètement différentes pour le même passage, alors que le texte fixé en grec correspond à ce que les Juifs lisaient longtemps avant la version massorétique (« Lorsque des Hébreux qui ont appris le gr. ou des Grecs qui on appris l’hébr. lisent les deux textes, ils admirent ces deux éditions et les vénèrent comme deux soeurs, ou plutôt comme une seule personne » – Vie de Moïse, par Philon).

      « Croyez-vous qu’il y ait d’autres traductions qui soient inspirées? »
      >>> Du moment que « Quasiment toutes les citations de l’Ancien Testament dans les écrits du Nouveau Testament sont réalisées à partir de la Septante » (Alliance Biblique Française), les autres traductions sont anecdotiques (des poètes sont aussi cités, par ailleurs, ainsi que des passages de textes ne faisant pas partie du canon des Écritures… mais c’est anecdotique par rapport à la LXX).

  2. Ada dit :

    Bonjour je ne sais pas où poser ma question. Ca n’a pas de rapport avec ce post. C’est au sujet de Matthieu 12 29.
    Qui est l’homme fort? Le Diable ou le Seigneur.? Comment je dois comprendre ce passage?
    Que signifie la maison?
    Merci par avance

  3. Ada dit :

    Merci pour votre réponse. Pourquoi dit il « si un.voleur veut piller un maison » il faut d’abord qu’il lie l’homme fort. Si on pousse un peu plus loin l’analogie est ce qu’on peut comprendre que le voleur c’est le Seigneur? Quand Jésus expliquait les paraboles. Il posait d’abord le decor et les personnages. Exemple la parabole de l’ivraie.Est ce qu’on peut faire ainsi pour comprendre ce verset.?
    Merci.
    Je suis chrétienne depuis longtemps et je m’aperçois que j’ai compris ce verset de travers… d’où mon insistance.
    Merci par avance.

    • En effet, Jésus est comparé au voleur; cela est assez fréquent dans le NT: Mt 24.42-44 ; 1 Th 5.2 ; 2 Pi 3.10 ; Ap 3.3, 16.5. Bien sûr, que Jésus soit comparé à un voleur ne signifie pas qu’il faille lui imputer quoi que ce soit de mal, il s’agit d’une simple analogie pour expliquer la nature inattendue de son retour.

  4. Laurent Plaz dit :

    Pascal Denault, ce n’est pas parce que la LXX est citée dans le NT que ça fait de ces portions de texte des textes inspirés, c’est l’inverse.
    C’est parce que la LXX est inspirée qu’elle est citée dans le NT.

  5. Laurent Plaz, que fais-tu des citations explicites du Texte Massorétique par les auteurs du NT ? Que faire aussi lorsqu’ils citent indirectement une forme de proto-pentateuch samaritain ? Que penser des paraphrases très « libres », parfois de la LXX, parfois du TM ?

    La LXX, malheureusement, est parfois une bien mauvaise traduction qui réduit le sens de l’original et atténue la portée des hébraïsmes et des figures poétiques. La LXX d’Esaïe, par exemple, est une catastrophe stylistique en bien des points…

    D’ailleurs, et là je m’associe à Pascal : tous les spécialistes sérieux qui étudient la LXX (dont Peter Williams, voir ci-dessous) cherchent à reconstituer son Vorlage, c’est à dire son texte hébreu de base. C’est le seul moyen de prouver l’utilité de ce texte. Or, on pense avoir retrouver des fragments de ce Vorlage à Qumran, que l’on peut désormais comparer au TM et aux autres familles de texte.

    Ecoute le podcast de Peter à ce sujet : http://leboncombat.fr/version-grecque-septante/

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