Archive for the ‘Obéissance’ Category

L’obéissance selon Dieu découle de la foi

Lundi, mars 19th, 2012

Sa mère dit aux serviteurs : Faites tout ce qu’il vous dira. (Jean 2.5)

Lorsque l’ange Gabriel est apparu à Marie, la réponse qu’elle lui a donnée nous fait découvrir en Marie une femme de foi : Qu’il me soit fait selon ta parole (Luc 1:38). Ici, c’est la même idée qui ressort : Faites tout ce qu’il vous dira.

L’obéissance que Dieu agrée est celle qui découle de la confiance, de la foi. C’est par la foi qu’Abraham obéit… (Hebr 11:8).

L’obéissance ne vise jamais à apaiser la colère de Dieu, à soutirer les bénédictions. Toute tentative d’obéir dans le but d’apaiser Dieu suscite davantage sa colère. La raison est qu’il y a une prétention de capacité de performer alors que le Seigneur demande que nous nous repentions (Act 17:30).

Toutes les bénédictions que nous pouvons recevoir découlent de l’obéissance du Christ, toutes les promesses de Dieu sont oui en Jésus-Christ (2 Cor 1:20).

Celui qui s’est réellement converti, celui qui croit réellement va vouloir obéir. Son obéissance ne sera jamais parfaite ici-bas, mais toujours présente. Même ses chutes seront suivies de la repentance. Il obéit à Dieu qui demande la repentance suite au péché. Et cette obéissance est la marque de la confiance réelle. Si je suis perdu en forêt et qu’un garde forestier me trouve, le fait que je le suive tient uniquement à la confiance que je lui porte. Il est compétent alors que moi, je suis perdu.

Si nous nous disons croyants, mais que nous n’avons pas ce désir d’obéir à Dieu, réfléchissons à ce qu’est la vraie foi. Et si nous avons ce désir d’obéir à Dieu, persévérons dans ses voies, nous ne serons jamais déçus.

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Marie à Cana

Samedi, mars 17th, 2012

Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus fut aussi invité aux noces, ainsi que ses disciples. Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit : Ils n’ont pas de vin. Jésus lui dit : Femme, qu’y–a–t–il entre toi et moi ? Mon heure n’est pas encore venue. (Jean 2.1-4)

Pour nous qui lisons la réponse de Jésus à sa mère, elle nous semble manquer de respect. En fait, que Jésus appelle sa mère Femme n’a rien d’irrespectueux. On retrouve cette même formulation lorsque Jésus s’adresse à elle à la croix (Jean 19:26).

Jésus demande à sa mère : Qu’y a-t-il entre toi et moi. Jésus ne renie pas la maternité de Marie. Mais dans son ministère, le fait qu’elle soit la mère de Jésus ne lui donne pas d’autorité sur le ministère de son Fils. Jésus dira plus tard et à plusieurs reprises qu’il fait tout ce qu’il voit faire de son Père.

Nous reconnaissons que Marie a joué un rôle particulier, et nous rendons grâce au Seigneur pour la fidélité de sa servante. Mais notre appréciation ne doit pas aller au-delà des faits tels que nous les rapportent les Écritures. Tout ce que Marie peut espérer de Jésus doit découler du fait que Jésus est le Seigneur et Sauveur et non pas du fait qu’elle soit sa mère. D’ailleurs, à douze ans Jésus l’avait déjà signifié à ses parents (Luc 2:49).

L’heure de Jésus n’était pas encore venue. Cette heure se réfère fort probablement au moment où il devait faire son premier miracle. Jésus le fait par la suite, presque immédiatement. Certains pensent que Jésus attendait quelque chose, possiblement que tous les invités soient arrivés. Rappelons-nous que les mariages duraient plusieurs jours.

Ce texte, parmi d’autres, nous montre que Jésus a fait exactement ce qu’il devait faire dans son ministère terrestre, sans que rien n’ait modifié son plan. Il a fait tout au moment où son Père l’avait décrété.

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Le salut implique une direction

Jeudi, février 23rd, 2012

Jésus se retourna, vit qu’ils le suivaient et leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui dirent : Rabbi — ce qui se traduit : Maître — où demeures-tu ? (Jean 1.38)

Alors que Jean-Baptiste avait présenté Jésus comme l’Agneau de Dieu, les deux disciples vont vers Jésus et l’appellent Maître. Il y a plusieurs mois, j’avais parlé des offices du Christ. Ils sont au nombre de trois : prophète, sacrificateur et roi. Dans l’Ancien Testament, ceux qui remplissaient ces fonctions recevaient pour la plupart l’onction d’huile. Et les mots messie et Christ signifient littéralement Oint, ou celui qui a reçu l’onction.

Pour que Jésus soit l’Agneau, il fallait qu’il soit Maître (office royal). La raison est que, en tant que souverain sacrificateur, Jésus devait écraser l’ennemi (Hebr 2:14), ce qui exige une autorité sur toutes les forces du mal (Matt 12:28 ; Luc 9:1).

Ce texte, parmi d’autres, nous montre que quelqu’un ne peut recevoir le Christ comme sauveur sans le recevoir comme Seigneur. Celui qui se convertit pour être sauvé doit renoncer à lui-même. Sans ce renoncement, il n’y a pas de conversion. Ce renoncement ne consiste pas nécessairement à vendre tous ses biens, mais à renoncer à marcher selon notre chair.

La colonne de feu et de nuée au désert (Ex 13:21) nous montre que le salut du peuple ne peut se faire sans une direction à suivre. Celui qui veut le Christ comme sauveur mais sans lui obéir n’est sauvé de rien. Il demeure dans ses péchés.

Celui qui a compris que tant qu’il a suivi ses propres voies il s’égarait et s’enfonçait dans le péché va désirer être sauvé de lui-même. Il va cesser de marcher selon ses propres pensées pour suivre celles de Dieu dans un cœur à la fois reconnaissant et obéissant. Son Sauveur est aussi son Seigneur.

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Indigne de servir le Maître

Dimanche, janvier 29th, 2012

…je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. (Jean 1.27)

Aux temps bibliques, dans le Proche-Orient ancien, l’esclave devait marcher pieds nus. Les sandales n’étaient portées que par les membres de la famille dont le père avait un ou plusieurs esclaves. L’esclave devait laver les pieds des membres de la famille ou d’un invité de marque.

C’est à cela que Jean-Baptiste fait allusion. Il n’est pas digne de délier la courroie de la sandale du messie. Autrement dit, il n’est pas digne d’être l’esclave, le serviteur du messie.

Celui qui se croit digne se voit plus grand que son maître. Peu importe la connaissance théologique que nous avons, peu importent les « succès ministériels » que nous pouvons connaître, peu importe l’étendue de notre ministère, nous sommes indignes de servir le Seigneur. Aujourd’hui, nous le servons peut-être dans sa vigne, mais jadis, nous sabotions sa vigne.

Et même aujourd’hui, si nous pouvons le servir, c’est qu’il agit en nous (Phil 2:12-13). Par nous-mêmes, nous n’avons rien à apporter à l’œuvre de Dieu. C’est par son Esprit qui nous donne tout ce dont nous avons besoin pour le servir.

Les propos de Jean-Baptiste nous montrent également qu’un serviteur du Maître doit être disposé à accomplir toute tâche pour le Seigneur. Ôter les sandales de quelqu’un d’autre était un abaissement public. Lorsque nous voulons servir le Seigneur, nous devons être prêts à cela. Comme l’a si bien dit quelqu’un, celui qui se croit trop grand pour une petite tâche est trop petit pour une grande tâche.

Finalement, les propos de Jean-Baptiste nous montrent que le plus petit service pour le Maître demeure un privilège. Une des raisons est que le plus petit service pour le Maître est une contribution qu’il nous permet d’offrir pour l’avancement de son Règne.

Le Seigneur prend des créatures qui lui étaient rebelles et il en fait des serviteurs et des servantes du Seigneur. Nous ne sommes pas dignes de délier les courroies de Ses sandales, c’est un privilège pour nous de le faire. Dans l’humilité et dans l’action de grâce.

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La grâce supprime-t-elle la loi ?

Samedi, décembre 24th, 2011

Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce, car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. (Jean 1.16-17)

1) Loin d’opposer la loi et la grâce, Jean affirme que par le Christ la grâce et la vérité sont venues. Or, la vérité inclut la loi de Dieu.

Ce que Jean affirme, c’est que Moïse a donné la loi comme régime. Les chrétiens ne sont plus sous le régime de la loi, c’est-à-dire sous la condamnation de celle-ci, ce que développe l’apôtre Paul en Romains.

Ceci dit, la loi demeure pour le chrétien non pas comme moyen d’être sauvé mais comme direction morale pour sa vie. En effet, une des modalités de la nouvelle alliance est que la loi, jadis écrite sur des tables de pierre, est écrite sur le cœur de chaque chrétien (Jer 3:33 ; He 8:10).

2) Au verset 17, Jean utilise un hendiadys, c’est-à-dire deux mots pour une même notion. Bien que nos traductions ne le laissent pas paraître, en grec, il y a littéralement « la grâce et la vérité est venue ». Deux sujets pour un verbe au singulier. Ce style littéraire est relativement courant dans la Bible pour présenter une vérité sous deux aspects.

Ce qui ressort de ce verset, c’est que la grâce qui vient par le Christ n’est pas sans vérité. La grâce, l’amour inclut la vérité. Parce que j’aime mes enfants, je leur fais connaître la vérité. Il n’y a aucun amour, aucune grâce sans vérité (1 Co 13:6 ; Ep 4:15 ; 1 Jn 3:18).

Il est courant de nos jours de taire la vérité, de tomber dans le relativisme au nom de l’amour. On rejette la théologie, la doctrine sous prétexte qu’elle divise. Cette pratique n’a rien à voir avec l’amour de Dieu qui, lui, nous conduit dans toute la vérité.

Merci Seigneur de ce que, dans ta grâce, tu ne laisses pas tes enfants dans leur mensonge et leur confusion, mais de ce que tu te révèles et que tu les conduises dans la vérité.

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Recevoir le Christ

Jeudi, décembre 8th, 2011

La Parole est venue chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçue (Jean 1.11)

Après avoir mentionné que le messie est venu dans le monde, l’apôtre Jean précise qu’il est venu chez les siens, c’est-à-dire au sein de la nation juive (Jn 4:22). Et même là, il n’a pas été reçu. Jean met la table pour démontrer plus loin que la nation juive, et en particulier ses dirigeants, a rejeté le messie (ch. 5 à 8). Recevoir le messie, c’est le recevoir pour ce qu’il est, c’est-à-dire le Sauveur de son peuple, le Seigneur de la création.

Cette nation avait été placée dans une alliance conditionnelle (Ex 19:5) dans laquelle l’obéissance parfaite était requise pour avoir droit aux bénédictions de l’alliance (Deut 28). En venant au sein de la nation juive, le Christ s’est placé sous cette condition (Gal 4:4), la remplissant parfaitement, accomplissant ainsi la loi.

En venant chez les siens, il s’est identifié à la misère de son peuple qui n’était pas causée par la domination romaine, mais par leur péché (Jn 8:33-34). Le messie est venu pour sauver son peuple (Matt 1:21), et ceux qui croient en Lui reçoivent le pardon des péchés.

À chacun de nous de recevoir le messie, d’accueillir le Christ pour ce qu’il est, le seul Sauveur, le seul Seigneur.

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La foi obéissante

Jeudi, août 11th, 2011

Ils lui dirent donc : Comment tes yeux ont-ils été ouverts ? Il répondit : L’homme appelé Jésus a fait de la boue, me l’a appliquée sur les yeux et m’a dit : Va te laver à Siloé. J’y suis allé, je me suis lavé et j’ai recouvré la vue. (Jean 9:10-11)

 

Les proches de cet homme lui demandent comment il a été guéri. Immédiatement, il pointe vers Jésus-Christ. Nous ne savons pas pourquoi Jésus a utilisé la méthode qu’il prend.

Ce qui est important dans ces versets, c’est l’obéissance qui a suivi l’intervention de Jésus. Et tout est là. Cet homme n’a été guéri qu’après s’être lavé à la piscine de Siloé. Quelle logique y avait-il à obéir ? Ce que Jésus a fait est tout à fait farfelu à vues humaines. Mais cet homme a obéi. L’obéissance découle toujours de la foi (He 11:8).

Notre obéissance n’est pas ce qui rend efficace la foi que le Seigneur nous donne. Nous devons plutôt voir que l’obéissance à Dieu est partie intégrante de la foi que Dieu donne. De la même façon que le fait de voir découle de la guérison et qu’en même temps, c’est partie intégrante de la guérison.

La foi n’est pas une disposition temporaire qui permet d’entrer dans le salut pour ensuite la perdre. La foi est une disposition opérée par Dieu (Ep 2:8-9; Ph 1:29) qui fait que nous nous tournons vers le Christ pour notre salut. Or, ce salut inclut la marche chrétienne où nous demeurons tournés vers le Christ écoutant et suivant sa voix (Jn 10:3-4). Que ce soit la volonté d’obéir, elle est donnée par Dieu (Ph 2:13), que ce soit l’obéissance, elle est donnée par Dieu (Ez 11:20). La foi que Dieu donne est agissante (Ga 5:6).

Ne pensons pas que nous rajoutons notre obéissance à la foi que Dieu donne. Si c’était le cas, nous pourrions nous enorgueillir. Mais puisque c’est Dieu qui transforme ses élus et les rend disposés à obéir, nous ne pouvons que nous humilier et rendre grâce au Seigneur pour cette transformation.

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