Archive for the ‘Tabernacle’ Category

Le vrai temple

Mardi, mai 8th, 2012

Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours, tu le relèveras ! Mais il parlait du temple de son corps. (Jean 2.19-21)

Jésus vient de purifier le temple de Jérusalem, et immédiatement il affirme que le vrai temple, c’est lui-même.

La vocation d’un temple, contrairement à d’autres bâtiments, c’est d’être consacré entièrement à l’honneur d’une divinité. Et la croyance veut que cette divinité habite dans ce temple.

Si le Seigneur a manifesté sa proximité au peuple dans le tabernacle, puis dans le temple, ce n’est pas là la demeure de Dieu (1 Rois 8:27 ; Act 17:24-25).

Le Christ est le véritable temple de Dieu. Sa vie terrestre nous a montré qu’il est pur, totalement consacré à son Père. En tout point, le Fils honore le Père. Paul rappelle qu’en Jésus habite corporellement toute la plénitude de la divinité (Col 2:9). Jésus a laissé les hommes détruire son corps, il s’est livré entre les mains des impies, mais c’était pour vaincre la mort et pour démontrer la puissance de la résurrection.

Puisque le Christ est le véritable temple de Dieu, il aurait été impensable que Dieu laisse son véritable temple détruit sans le rebâtir. Non pas un temple fait de mains d’hommes, avec des pierres mortes, mais un temple éternel. Ce temple, le corps du Christ, est rebâti, mais dans une réalité nouvelle. Ce nouveau corps appartient à la nouvelle création et non à la première. Ce corps ne peut plus connaître la mort.

Les chrétiens sont aussi appelés le temple de Dieu parce qu’ils sont en Jésus-Christ, lui le véritable temple. Et ces mêmes chrétiens ressusciteront aussi comme Jésus (Rom 6:5), dans un corps renouvelé qui ne connaîtra plus la mort. Voilà l’espérance du chrétien.

Billets similaires | Un Dieu de communion intime | La maison de son Père | Le zèle de Dieu | Juifs et Grecs

La maison de son Père

Jeudi, avril 26th, 2012

Jésus dit aux vendeurs de pigeons : Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. (Jean 2.16)

Le Seigneur avait établi le temple comme Maison pour y faire résider son nom (1 Rois 8:16-17). C’est un très grand honneur pour une ville et un bâtiment. Ceci dit, le temple de Jérusalem n’avait qu’une valeur préfigurative. Il annonçait le véritable temple à venir. C’est d’abord Jésus lui-même qui est le véritable temple, dans Jean 1:14, le verbe habiter signifie littéralement planter sa tente, son tabernacle (cf. Matt 26:61 ; Col 2:9). À partir de cette vérité, tous ceux qui sont en Jésus-Christ constituent le temple de Dieu (1 Cor 3:16-17 ; 2 Cor 6:16 ; 1 Tim 3:15). De sorte que le temple de la nouvelle alliance ne sera jamais détruit ni envahi par des nations ennemies. Ce temple, c’est l’Église. C’est ainsi que l’ont compris les apôtres (Lev 26:11-12; 2 Cor 6:16).

Ce récit nous enseigne que Jésus purifie le temple. Et c’est ce qu’il fait avec nous, les chrétiens. Il nous a rachetés, il nous sanctifie, et il nous présentera devant Dieu sans tache ni ride, mais saints et sans défaut (Eph 5:27). Si la justification est une déclaration légale de Dieu, la sanctification est une action éthique de Dieu dans nos vies. Cette dernière est progressive. C’est la transformation de gloire en gloire des croyants (2 Cor 3:18).

C’est pourquoi le croyant est appelé à vivre dans la sainteté, à rechercher la sanctification (Rom 6:19; Hebr 12:14). Et la sanctification ne se définit pas d’abord par le rejet du péché mais par une vie consacrée à Dieu. Comme la définition du mariage n’est pas de s’abstenir de toutes les autres femmes mais de se donner à une seule. Par conséquent, le mari ne se donnera pas aux autres femmes. De la même façon, la sanctification consiste à se donner à Dieu totalement. Le rejet du péché en est la conséquence évidente.

Rappelons-nous la parole du psalmiste : « La sainteté convient à ta maison » (Ps 93:5). Et nous sommes sa maison (Heb 3:6).

Billets similaires | Le zèle de Dieu | Le vrai temple | Un Dieu de communion intime | Jésus notre esclave

Là où Dieu met son nom, là est la sainteté

Lundi, avril 23rd, 2012

Jésus fit un fouet de cordes et les chassa tous hors du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, renversa les tables (Jean 2.15)

Certains croient que le Dieu de l’Ancien Testament ne s’exprime que dans la colère et la vengeance alors que Jésus n’a exprimé que de l’amour sans jamais condamner personne. Une telle conception de Dieu et du Christ ne passe pas le test des Écritures.

D’autres disent que Dieu est amour, ce qui est vrai, mais dans leur compréhension, Dieu n’est qu’amour. Il ne condamne personne, il ne juge personne, il ne punit personne. C’est un bon Dieu sans colonne et sans sens de la justice. Une autre mauvaise conception.

Ce récit de la purification du temple nous présente un Jésus qui réagit fortement à la profanation du temple. Rappelons-nous qu’un temple est un lieu qui, par définition, est totalement consacré à l’honneur de Dieu.

Alors que les pèlerins juifs partaient de partout, de l’extérieur de Jérusalem ainsi que de toute la diaspora, pour se rendre au temple afin de rendre un culte à Dieu, certains Juifs en profitaient pour faire des affaires d’or. Matt 21:13 nous donne une autre information sur ces vendeurs. Ils sont décrits comme des voleurs. On demandait vraiment trop pour les animaux, et certains écrits nous informent que ces animaux ne correspondaient souvent pas aux exigences de la loi mosaïque. Donc, alors que les Juifs pieux voulaient offrir un culte à Dieu, les voleurs exploitaient la foi de ces gens.

Ne laissons jamais des leaders exploiter notre foi pour s’enrichir. Soyons vigilants alors qu’il y a des gens sans aucun scrupule. Il est malheureusement fréquent d’entendre de nos jours des leaders demander de l’argent d’une manière douteuse et pour un but tout aussi douteux. Il y a environ deux ans, un pasteur américain a dit aux médias que si les gens n’envoyaient pas d’argent (un montant qui dépassait le million de dollars), le Seigneur viendrait chercher ce pasteur. J’ai entendu il y a plusieurs années quelqu’un invité à prêcher dans une Église de Montréal dire aux gens que le Seigneur lui avait dit que 90 personnes devaient lui remettre 100 chacun et que ceux-ci allaient être bénis s’ils obéissaient. Ces tactiques portent ombrages à l’évangile, ne tombons pas dans ce piège, ça ne vient pas de Dieu (1 Tim 6:10; Hebr 13:5).

La réaction de Jésus est pleinement justifiée. Le Seigneur est saint, par conséquent il ne tolère aucunement le péché. Si Jésus avait une proximité avec les pécheurs, ce n’était pas pour tolérer leur péché mais pour leur offrir son pardon (Luc 5:32; Jean 8:11).

Si certains s’offusquent de cette prise de position radicale, sachons que le jugement dernier sera plus terrible. Notre Seigneur indique ici que là où il met son nom, il impose sa sainteté.

Billets similaires | La conquête de Canaan et l’Évangile | Le zèle de Dieu | La maison de son Père | La vraie purification

Un Dieu de communion intime

Jeudi, décembre 22nd, 2011

La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. (Jean 1.14)

L’incarnation du Fils de Dieu est un évènement très révélateur. Le mot traduit par « habiter » signifie littéralement « planter sa tente ». C’est un mot de même famille que ce qui est traduit par tabernacle dans l’épître aux Hébreux. Jean a choisi ce mot plutôt que le mot courant pour habiter. L’enseignement qui s’en dégage est puissant.1

Sous l’ancienne alliance, le Seigneur a voulu habiter parmi son peuple dans le lieu très saint dans le tabernacle. Lorsque le peuple fut rendu en Terre Promise, le Seigneur a voulu que le tabernacle soit remplacé par un temple fixe. Comme les Écritures nous l’enseignent, ces éléments constituaient l’ombre et non pas la réalité (He 8:5 ; 10:1).

Le Seigneur s’incarne dans la personne du Fils, et Jean dit qu’il a planté sa tente parmi nous. Le Fils est la réalité de ce que le temple représentait. En Lui « habite » la plénitude de la divinité (Col 2:9). C’est par le Fils que Dieu se rend présent à son peuple. Les apôtres n’ont pas vu la gloire dans le temple (cf. 1 Rois 8:11). Ils ont plutôt vu et contemplé la gloire de Dieu dans la personne du Fils (Jn 1:14).

Et pour tous ceux qui sont en Jésus-Christ, ils sont le temple de Dieu (1 Co 3:16). L’apôtre Paul affirme que cette réalité est l’accomplissement de ce que le temple juif annonçait ou préfigurait (2 Co 6:16).

Nous sommes le temple de Dieu parce que nous sommes en Jésus-Christ, celui en qui habite corporellement la plénitude de la divinité.

Que tous les chrétiens rendent grâce au Seigneur, lui, le Créateur, trois fois saint, qui vient habiter dans de faibles créatures comme nous, par Jésus-Christ.

Billets similaires | Le vrai temple | Nous avons atteint la perfection | La maison de son Père | Le zèle de Dieu