Archive for the ‘MÉDITATIONS’ Category

Parole du matin : Luc 20:41-47 – Fils de David, Seigneur de David

Vendredi, mai 17th, 2013

Parole du matin (podcast)« Jésus leur dit: Comment dit-on que le Christ est fils de David? 42 David lui-même dit dans le livre des Psaumes: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, 43 Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. 44 David donc l’appelle Seigneur; comment est-il son fils? 45 Tandis que tout le peuple l’écoutait, il dit à ses disciples: 46 Gardez-vous des scribes, qui aiment à se promener en robes longues, et à être salués dans les places publiques; qui recherchent les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les festins; 47 qui dévorent les maisons des veuves, et qui font pour l’apparence de longues prières. Ils seront jugés plus sévèrement. » (Luc 20.41-47)

Le pasteur Raymond Perron vous accompagne quotidiennement pour l’étude de la Parole de Dieu sur les ondes de cfoi à 8h00 et en rediffusion à 14h00.

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Parole du matin : Luc 20:20-40 – Dieu et César

Jeudi, mai 16th, 2013

Parole du matin (podcast)« Ils se mirent à observer Jésus; et ils envoyèrent des gens qui feignaient d’être justes, pour lui tendre des pièges et saisir de lui quelque parole, afin de le livrer au magistrat et à l’autorité du gouverneur. 21 Ces gens lui posèrent cette question: Maître, nous savons que tu parles et enseignes droitement, et que tu ne regardes pas à l’apparence, mais que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité. 22 Nous est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? 23 Jésus, apercevant leur ruse, leur répondit: 24 Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l’effigie et l’inscription? De César, répondirent-ils. 25 Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. 26 Ils ne purent rien reprendre dans ses paroles devant le peuple; mais, étonnés de sa réponse, ils gardèrent le silence. 27 Quelques-uns des sadducéens, qui disent qu’il n’y a point de résurrection, s’approchèrent, et posèrent à Jésus cette question: 28 Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit: Si le frère de quelqu’un meurt, ayant une femme sans avoir d’enfants, son frère épousera la femme, et suscitera une postérité à son frère. 29 Or, il y avait sept frères. Le premier se maria, et mourut sans enfants. 30 Le second et le troisième épousèrent la veuve; 31 il en fut de même des sept, qui moururent sans laisser d’enfants. 32 Enfin, la femme mourut aussi. 33 A la résurrection, duquel d’entre eux sera-t-elle donc la femme? Car les sept l’ont eue pour femme. 34 Jésus leur répondit: Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris; 35 mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. 36 Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. 37 Que les morts ressuscitent, c’est ce que Moïse a fait connaître quand, à propos du buisson, il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. 38 Or, Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants; car pour lui tous sont vivants. 39 Quelques-uns des scribes, prenant la parole, dirent: Maître, tu as bien parlé. 40 Et ils n’osaient plus lui faire aucune question. » (Luc 20.20-40)

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Parole du matin: Luc 19:28-44 – Un Roi nouveau genre

Jeudi, mai 9th, 2013

Parole du matin (podcast)« Après avoir ainsi parlé, Jésus marcha devant la foule, pour monter à Jérusalem. 29 Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne appelée montagne des oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples, 30 en disant: Allez au village qui est en face; quand vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s’est jamais assis; détachez-le, et amenez-le. 31 Si quelqu’un vous demande: Pourquoi le détachez-vous? vous lui répondrez: Le Seigneur en a besoin. 32 Ceux qui étaient envoyés allèrent, et trouvèrent les choses comme Jésus leur avait dit. 33 Comme ils détachaient l’ânon, ses maîtres leur dirent: Pourquoi détachez-vous l’ânon? 34 Ils répondirent: Le Seigneur en a besoin. 35 Et ils amenèrent à Jésus l’ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et firent monter Jésus. 36 Quand il fut en marche, les gens étendirent leurs vêtements sur le chemin. 37 Et lorsque déjà il approchait de Jérusalem, vers la descente de la montagne des oliviers, toute la multitude des disciples, saisie de joie, se mit à louer Dieu à haute voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus. 38 Ils disaient: Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur! Paix dans le ciel, et gloire dans les lieux très hauts! 39 Quelques pharisiens, du milieu de la foule, dirent à Jésus: Maître, reprends tes disciples. 40 Et il répondit: Je vous le dis, s’ils se taisent, les pierres crieront! 41 Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, 42 et dit: Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. 43 Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’enfermeront, et te serreront de toutes parts; 44 ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée. » (Luc 19.28-44)

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Parole du matin: Luc 17:11-19 – Les dix lépreux

Vendredi, avril 19th, 2013

Parole du matin (podcast)« Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée. 12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, 13 ils élevèrent la voix, et dirent: Jésus, maître, aie pitié de nous! 14 Dès qu’il les eut vus, il leur dit: Allez vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu’ils y allaient, il arriva qu’ils furent guéris. 15 L’un d’eux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix. 16 Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C’était un Samaritain. 17 Jésus, prenant la parole, dit: Les dix n’ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils? 18 Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu? 19 Puis il lui dit: Lève-toi, va; ta foi t’a sauvé. » (Luc 17.11-19)

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Crois-tu cela ?

Mercredi, août 22nd, 2012

Robert Strimple, pasteur

À quel point la bonne nouvelle de l’Évangile en laquelle vous croyez est-elle bonne ? Est-elle tellement bonne qu’à vrai dire, elle semble parfois trop belle pour être vraie ? Je vous invite à prendre un temps d’arrêt et à relire l’histoire de la résurrection de Lazare, l’ami de Jésus, en Jean 11:17-45.

« Crois-tu cela ? »

Comme il nous le dit lui-même, Jean n’a pas rapporté tous les miracles que Jésus a accomplis en présence de ses disciples. Cependant, ceux qu’il a rapportés, il les a mis par écrit afin que nous puissions croire que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, nous ayons la vie en son nom (Jean 20:31).

Il est très clair que c’est là le but de ce merveilleux onzième chapitre de l’Évangile de Jean et la lecture de ce récit n’aura pas atteint son but à moins d’avoir suscité en nous une réponse renouvelée dans la foi, un engagement de tout notre être envers celui qui déclare être lui-même la résurrection et la vie (Jean 11:25). La question que notre Seigneur a posée à Marthe, il nous la pose à nous aujourd’hui par son Esprit Saint : « Crois-tu cela ? » (Jean 11:26).

« Oui, Seigneur, je crois »

Puisse l’Esprit Saint rendre chacun de nous capable de répondre comme Marthe : « Oui, Seigneur, je crois ». Le texte grec indique qu’elle a insisté sur le pronom personnel : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (Jean 11:27).

Quel discernement dans cette réponse de Marthe ! Jésus vient de faire une déclaration inconcevable — de telles paroles ne pouvaient sortir de la bouche de qui que ce soit, autre que Dieu lui-même. « Je suis la résurrection et la vie ». Il demande ensuite à Marthe : « Crois-tu cela ? ». Et elle répond: « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient ». Marthe sait que la résurrection aura lieu « au dernier jour » (Jean 11:24), mais une nouvelle vérité fait jour dans son esprit : voici devant elle le Christ du Seigneur, qui est lui-même Christ le Seigneur — celui qui a été promis et qui doit venir dans le monde instaurer un monde nouveau, une nouvelle ère. La résurrection, le don de la vie, c’est là l’œuvre du Messie. En fait, elle dit : « Oui, Seigneur, je crois qu’il est possible d’avoir la vie maintenant, en toi, car tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui a été promis et qui vient dans le monde ».

« Lazare, sors ! »

Non seulement avons-nous le témoignage de Jésus proclamant avec autorité son pouvoir de donner la vie, mais le miracle qu’il a accompli avec cette même autorité nous est également rapporté: « Lazare, sors ! »”, crie Jésus, et celui qui était mort sort (Jean 11:44).

Les faits sont clairs et parlent d’eux-mêmes : Jésus a exercé son pouvoir de résurrection ! Ainsi, il s’est révélé, à travers ses actions tout comme à travers ses paroles, comme étant le Rédempteur qui devait venir.

Des larmes

Toutes choses ne lui sont cependant pas encore soumises (Hébreux 2:8). Le dernier ennemi n’a pas encore été détruit (1 Corinthiens 15:26). Vous et moi vivons dans ce « pas encore » dans lequel nous versons des larmes, tout comme notre Seigneur lui-même a pleuré devant la mort et le deuil (Jean 11:35).

Pourquoi ces larmes de notre Sauveur ? Dans notre société, un homme fort n’est pas censé pleurer, comme plusieurs l’ont appris à leurs dépens. Cependant, le fait d’être élevés avec le Christ et de prendre part à toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ne devrait pas nous rendre froids et insensibles à la douleur et aux pertes que nous vivons sur cette terre. La mort physique est une souffrance bien réelle. Les larmes de Jésus en témoignent avec éloquence. Lorsque vous et moi présentons la bonne nouvelle de Jésus-Christ à des hommes et à des femmes pécheurs et souffrants, nous devons le faire avec sensibilité et nos larmes doivent être sincères.

Le salut

Cependant, nous ne devons jamais oublier que, par sa mort expiatoire et sa résurrection triomphante, notre Seigneur a brisé le pouvoir de Satan et nous a délivrés de la peur.

Albert Camus, un philosophe et écrivain athée bien connu du début du vingtième siècle, a fait dire à un de ses personnages : « Le salut est un mot bien trop grand pour moi. Je ne vise pas si haut ».

Mais ce n’est pas trop haut ou trop merveilleux pour Jésus ! La bonne nouvelle de la résurrection en Jésus, de la vie éternelle en Jésus n’est pas trop belle pour être vraie. Notre Seigneur Jésus-Christ dit lui-même : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort, et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

 


Paru dans la revue Lumière sur mon sentier Vol. 7, No. 1, printemps 2012, également disponible pour abonnement en format papier.

Traduit, adapté et réimprimé avec permission, Robert B. Strimple « Do You Believe This », New Horizons, Vol. 23, No. 3, mars 2002, p. 3-4.

L’auteur a enseigné la théologie systématique au Westminster Theological Seminary en Califormie.

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Le vrai temple

Mardi, mai 8th, 2012

Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours, tu le relèveras ! Mais il parlait du temple de son corps. (Jean 2.19-21)

Jésus vient de purifier le temple de Jérusalem, et immédiatement il affirme que le vrai temple, c’est lui-même.

La vocation d’un temple, contrairement à d’autres bâtiments, c’est d’être consacré entièrement à l’honneur d’une divinité. Et la croyance veut que cette divinité habite dans ce temple.

Si le Seigneur a manifesté sa proximité au peuple dans le tabernacle, puis dans le temple, ce n’est pas là la demeure de Dieu (1 Rois 8:27 ; Act 17:24-25).

Le Christ est le véritable temple de Dieu. Sa vie terrestre nous a montré qu’il est pur, totalement consacré à son Père. En tout point, le Fils honore le Père. Paul rappelle qu’en Jésus habite corporellement toute la plénitude de la divinité (Col 2:9). Jésus a laissé les hommes détruire son corps, il s’est livré entre les mains des impies, mais c’était pour vaincre la mort et pour démontrer la puissance de la résurrection.

Puisque le Christ est le véritable temple de Dieu, il aurait été impensable que Dieu laisse son véritable temple détruit sans le rebâtir. Non pas un temple fait de mains d’hommes, avec des pierres mortes, mais un temple éternel. Ce temple, le corps du Christ, est rebâti, mais dans une réalité nouvelle. Ce nouveau corps appartient à la nouvelle création et non à la première. Ce corps ne peut plus connaître la mort.

Les chrétiens sont aussi appelés le temple de Dieu parce qu’ils sont en Jésus-Christ, lui le véritable temple. Et ces mêmes chrétiens ressusciteront aussi comme Jésus (Rom 6:5), dans un corps renouvelé qui ne connaîtra plus la mort. Voilà l’espérance du chrétien.

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La foi interprète les miracles

Jeudi, mai 3rd, 2012

Les Juifs prirent la parole et lui dirent : Quel miracle nous montres-tu pour agir de la sorte ? (Jean 2.18)

Jésus vient de purifier le temple, et les Juifs veulent un miracle (le mot grec signifie signe) pour que Jésus prouve qu’il a l’autorité. Jésus dira plus loin : « Une génération mauvaise et adultère recherche un signe, il ne lui sera donné d’autre signe que celui du prophète Jonas. » (Matth 12:39). Paul écrira aux Corinthiens : « Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse » (1 Cor 1:22).

Combien de gens cherchent des miracles, ils veulent des miracles pour avoir une preuve. Une preuve que Dieu existe, une preuve que Dieu m’aime, une preuve que Dieu sera fidèle dans notre projet, etc. La Parole de Dieu ne suffit-elle pas à convaincre ?

Jésus vient de poser un geste justifié. Les autorités religieuses toléraient les vendeurs, et peut-être qu’ils recevaient des ristournes afin qu’ils puissent maintenir leur commerce immoral. Jésus vient et renverse les tables, chasse les vendeurs afin de redonner au temple sa vocation. Si les Juifs avaient cru en la Parole de Dieu, ils auraient eux-mêmes purifié le temple.

Notre foi n’a pas à être établie sur les miracles, mais sur la Parole de Dieu. La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu (Rom 10:17). Si les gens ne croient pas en la Parole de Dieu, ils ne croiront pas davantage en voyant des miracles (Luc 16:31). La foi, la vraie foi, celle que Dieu donne (Eph 2:8-9) n’est pas par la vue.

Notre foi n’est pas basée sur les miracles parce que pour bien interpréter les miracles, il faut la foi. Autrement dit, ce n’est pas la foi qui est basée sur les miracles, mais le sens des miracles est basé sur la foi qui, elle, est basée sur la Parole de Dieu. Croyons ce que nous lisons dans la Bible.

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Le zèle de Dieu

Mardi, mai 1st, 2012

Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore. (Jean 2.17)

Dans les Écritures, le zèle est une bonne disposition lorsqu’il est selon Dieu (Rom 10:2). Par le prophète Ésaïe, l’Éternel annonce le messie : Renforcer la souveraineté et donner une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice dès maintenant et à toujours ; voilà ce que fera le ZÈLE de l’Éternel des armées (Es 9:6).

Nous avons dans cette expression l’intention ferme de Dieu de réaliser son plan et son engagement déterminé à cette fin. Ce même zèle dévore notre Seigneur pour sa Maison (Ps 69:10). Le Seigneur a une « tolérance zéro ». Il n’accepte aucun compromis. Pour son Église, il ne veut rien d’autre que la gloire, que la sanctification, que l’unité spirituelle parfaite, que la ressemblance à l’image de son Fils bien-aimé (Eph 4, 5).

Ce zèle nous donne l’assurance que Dieu demeure à l’œuvre, que cette création-ci va au but qu’il s’est fixé et que la toute-puissance de Dieu est mise en action.

Le Seigneur a un zèle pour sa maison, et nous avions vu la dernière fois que l’Église est sa maison (Heb 3:6). Notre Dieu a un zèle total pour ses enfants, pour son Église. Il œuvre afin que celle-ci remplisse sa mission d’édification et d’évangélisation. Il œuvre afin que nous luttions contre le péché dans nos vies. Il œuvre afin que nous croissions en connaissance et en grâce.

Dans le texte qui nous occupe, la maison de Dieu était utilisée à des fins autres que celles de Dieu. Et c’est là que Jésus a sorti le fouet afin de purifier sa maison. C’est un exemple pour nous de ne pas utiliser les choses de Dieu à d’autres fins que celles que Dieu fixe. Ce n’est pas parce que nous sommes actifs que nous faisons ce que Dieu demande. Notre zèle doit être de faire ce que Dieu nous demande dans sa Parole.

Ce texte a tout pour nous consoler, nous encourager si nous sommes chrétiens. Puisque nous sommes sa maison, soyons certains que le Seigneur agit dans sa maison, dans son Église, dans chacun de ses enfants. Et ce, même si nous ne le ressentons pas. Il agit car le zèle de sa maison le dévore.

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La maison de son Père

Jeudi, avril 26th, 2012

Jésus dit aux vendeurs de pigeons : Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. (Jean 2.16)

Le Seigneur avait établi le temple comme Maison pour y faire résider son nom (1 Rois 8:16-17). C’est un très grand honneur pour une ville et un bâtiment. Ceci dit, le temple de Jérusalem n’avait qu’une valeur préfigurative. Il annonçait le véritable temple à venir. C’est d’abord Jésus lui-même qui est le véritable temple, dans Jean 1:14, le verbe habiter signifie littéralement planter sa tente, son tabernacle (cf. Matt 26:61 ; Col 2:9). À partir de cette vérité, tous ceux qui sont en Jésus-Christ constituent le temple de Dieu (1 Cor 3:16-17 ; 2 Cor 6:16 ; 1 Tim 3:15). De sorte que le temple de la nouvelle alliance ne sera jamais détruit ni envahi par des nations ennemies. Ce temple, c’est l’Église. C’est ainsi que l’ont compris les apôtres (Lev 26:11-12; 2 Cor 6:16).

Ce récit nous enseigne que Jésus purifie le temple. Et c’est ce qu’il fait avec nous, les chrétiens. Il nous a rachetés, il nous sanctifie, et il nous présentera devant Dieu sans tache ni ride, mais saints et sans défaut (Eph 5:27). Si la justification est une déclaration légale de Dieu, la sanctification est une action éthique de Dieu dans nos vies. Cette dernière est progressive. C’est la transformation de gloire en gloire des croyants (2 Cor 3:18).

C’est pourquoi le croyant est appelé à vivre dans la sainteté, à rechercher la sanctification (Rom 6:19; Hebr 12:14). Et la sanctification ne se définit pas d’abord par le rejet du péché mais par une vie consacrée à Dieu. Comme la définition du mariage n’est pas de s’abstenir de toutes les autres femmes mais de se donner à une seule. Par conséquent, le mari ne se donnera pas aux autres femmes. De la même façon, la sanctification consiste à se donner à Dieu totalement. Le rejet du péché en est la conséquence évidente.

Rappelons-nous la parole du psalmiste : « La sainteté convient à ta maison » (Ps 93:5). Et nous sommes sa maison (Heb 3:6).

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Là où Dieu met son nom, là est la sainteté

Lundi, avril 23rd, 2012

Jésus fit un fouet de cordes et les chassa tous hors du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, renversa les tables (Jean 2.15)

Certains croient que le Dieu de l’Ancien Testament ne s’exprime que dans la colère et la vengeance alors que Jésus n’a exprimé que de l’amour sans jamais condamner personne. Une telle conception de Dieu et du Christ ne passe pas le test des Écritures.

D’autres disent que Dieu est amour, ce qui est vrai, mais dans leur compréhension, Dieu n’est qu’amour. Il ne condamne personne, il ne juge personne, il ne punit personne. C’est un bon Dieu sans colonne et sans sens de la justice. Une autre mauvaise conception.

Ce récit de la purification du temple nous présente un Jésus qui réagit fortement à la profanation du temple. Rappelons-nous qu’un temple est un lieu qui, par définition, est totalement consacré à l’honneur de Dieu.

Alors que les pèlerins juifs partaient de partout, de l’extérieur de Jérusalem ainsi que de toute la diaspora, pour se rendre au temple afin de rendre un culte à Dieu, certains Juifs en profitaient pour faire des affaires d’or. Matt 21:13 nous donne une autre information sur ces vendeurs. Ils sont décrits comme des voleurs. On demandait vraiment trop pour les animaux, et certains écrits nous informent que ces animaux ne correspondaient souvent pas aux exigences de la loi mosaïque. Donc, alors que les Juifs pieux voulaient offrir un culte à Dieu, les voleurs exploitaient la foi de ces gens.

Ne laissons jamais des leaders exploiter notre foi pour s’enrichir. Soyons vigilants alors qu’il y a des gens sans aucun scrupule. Il est malheureusement fréquent d’entendre de nos jours des leaders demander de l’argent d’une manière douteuse et pour un but tout aussi douteux. Il y a environ deux ans, un pasteur américain a dit aux médias que si les gens n’envoyaient pas d’argent (un montant qui dépassait le million de dollars), le Seigneur viendrait chercher ce pasteur. J’ai entendu il y a plusieurs années quelqu’un invité à prêcher dans une Église de Montréal dire aux gens que le Seigneur lui avait dit que 90 personnes devaient lui remettre 100 chacun et que ceux-ci allaient être bénis s’ils obéissaient. Ces tactiques portent ombrages à l’évangile, ne tombons pas dans ce piège, ça ne vient pas de Dieu (1 Tim 6:10; Hebr 13:5).

La réaction de Jésus est pleinement justifiée. Le Seigneur est saint, par conséquent il ne tolère aucunement le péché. Si Jésus avait une proximité avec les pécheurs, ce n’était pas pour tolérer leur péché mais pour leur offrir son pardon (Luc 5:32; Jean 8:11).

Si certains s’offusquent de cette prise de position radicale, sachons que le jugement dernier sera plus terrible. Notre Seigneur indique ici que là où il met son nom, il impose sa sainteté.

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