Archive for the ‘Sotériologie’ Category

Thomas Cranmer – In Memoriam

Mardi, janvier 8th, 2013

Via Resurgence.

Sotériologie de Thomas Cranmer

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Un clip sur le martyre de ce réformateur protestant :

Billets similaires

Livre gratuit sur l’ordre du salut : « Justification et Régénération »

Jeudi, décembre 6th, 2012
Graphique de l'Ordo Salutis

Cliquez sur le graphique pour l’élargir

Voici un livre gratuit,  Justification et Régénération, écrit par Charles Leiter (pasteur à Kirksville au Missouri) qui explique l’ordre (les étapes logiques ou chronologiques) du salut chrétien dans une perspective biblique réformée (tel que schématisé sur le graphique ci-haut). Téléchargez le ici ou ici. Plusieurs autres excellents graphiques théologiques sont accessibles ici.

Nota Bene : M. Leiter semble adhérer à la théologie néo-covenantaire, qui diffère peu ou pas de la doctrine calviniste en sotériologie mais qui en diffère sensiblement sur le rapport à la loi mosaïque en rejetant l’entièreté d’icelle (même le Décalogue et l’équité générale des ordonnances sacrificielles — cf. 1689 art. 19.4) et en stipulant que l’Israël spirituel de l’Ancien Testament n’est pas l’Église, laquelle naîtrait seulement à la Pentecôte. Je n’est pas investigué si l’auteur préconise ces idées dans ce livre (dont l’objet est autre). En guise de correctif préventif, cette méditation fait rapidement le point sur l’articulation grâce-loi sous la Nouvelle Alliance et la capsule suivante d’Against the World résume bien la véritable relation Église-Israël :

Billets similaires

Pourquoi seul le Dieu de la Bible est le vrai Dieu?

Jeudi, mai 10th, 2012

On entend souvent dire qu’il est arbitraire d’opter pour le Dieu de la Bible… Et pourquoi pas celui du Coran? Ou encore une divinité orientale quelconque? Cet article sera bien sûr trop court pour donner une réponse complète à cette question, mais j’aimerais expliquer brièvement pourquoi seul le Dieu de l’Évangile et seul le Dieu de la Trinité se révèle parfaitement comme Dieu. Pour expliquer mon point, je rapporterai une conversation que j’ai eue avec un détenu musulman lorsque j’étais aumônier de prison. Je lui ai expliqué pourquoi je ne croyais pas qu’Allah soit le vrai Dieu, et que seul le Dieu de la Bible révélé en Jésus-Christ est le vrai Dieu.

La nécessité de l’Évangile

J’ai posé deux questions à mon ami musulman. Premièrement, s’il croyait que Dieu est amour et miséricordieux. Deuxièmement, s’il croyait que Dieu est juste et s’il punit l’injustice et le mal. Ces questions sont importantes, car Dieu pourrait-il être Dieu s’il n’était pas amour ou s’il commettait des injustices en ne punissant pas le mal? Comme moi, il croyait que le caractère de Dieu est à la fois miséricordieux et juste. Puis je lui ai déclaré qu’il n’était pas suffisant de simplement affirmer l’amour et la justice de Dieu pour qu’il en soit ainsi, Dieu doit en quelque sorte prouver qu’il est amour et justice à la fois. Autrement dit, quel acte Dieu a-t-il fait qui révèle infailliblement son amour et sa justice?

Mon ami ne savait pas trop où je voulais en venir et ne savait pas quoi me répondre. J’ai poursuivi en tentant de lui démontrer pourquoi je ne croyais pas qu’Allah puisse être à la fois juste et miséricordieux. Si Allah pardonne les péchés d’un homme sans le punir et se montre miséricordieux à son égard, ne commet-il pas une injustice en laissant impunies ses transgressions? Par contre, s’il punit le pécheur comme celui-ci le mérite, comment peut-on affirmer qu’il est miséricordieux? La difficulté n’est pas de savoir comment Dieu peut être miséricordieux ou comment il peut être juste, mais comment peut-il être les deux à la fois?

La seule véritable réponse à ce problème est l’Évangile. L’Évangile n’est pas une théorie ou une conception philosophique détachée de la réalité concrète et élaborée soigneusement pour résoudre le problème entre les attributs divins de l’amour et de la justice… L’Évangile est un acte historique divin. Il s’agit de la seule démonstration véritable et concrète qu’on retrouve parmi toutes les croyances au monde dans laquelle Dieu a prouvé qu’il est à la fois miséricordieux et juste.

Dans l’Évangile, Dieu révèle sa parfaite justice. L’Écriture affirme : « Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. » (Rm 3.21-22) En punissant le péché par la mort, Dieu a révélé qu’il est entièrement juste : « Le salaire du péché c’est la mort » et Christ « est mort pour le péché ». La justice divine a été satisfaite dans l’Évangile, non seulement en affirmant que Dieu est juste, mais par un acte historique dans lequel Dieu a condamné le péché une fois pour toutes. Par le même acte, Dieu s’est également montré parfaitement miséricordieux. L’apôtre Paul écrit :

« Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. À peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Rm 5:6-8)

Tous les théistes affirment que Dieu est juste et miséricordieux… mais seulement le Dieu de la Bible révélé en Jésus-Christ a prouvé par l’Évangile qu’il est vraiment juste et miséricordieux. Seul le Dieu de l’Évangile peut être le vrai Dieu!

La nécessité de la Trinité

Je ne suis pas certain si mon ami musulman comprit la nécessité ontologique de mon premier argument, mais quelques semaines plus tard je l’ai rencontré à nouveau. Au cours de la conversation, je lui ai présenté un argument semblable. Je lui ai demandé s’il croyait que Dieu est personnel et relationnel. Il ne semblait pas trop aimer que je parle de Dieu comme d’un être « relationnel ». J’ai explicité ce que je voulais dire par relationnel : il appartient à l’essence de Dieu d’être en relation; Dieu n’est pas une force impersonnelle et inerte, mais un être qui a une volonté, qui communique, qui agit, interagit et réagit. Il était d’accord avec cette compréhension du théisme.

Ensuite, je lui ai demandé si Dieu est autarcique, c’est-à-dire s’il se suffit à lui-même ou si Dieu a besoin de quelque chose en dehors de lui-même pour pouvoir être lui-même. Il croyait, comme moi, que Dieu est autarcique. Alors je lui ai dit qu’il ne pouvait pas croire que Dieu est personnel et autarcique à la fois à moins de croire au Dieu de la Bible. En partant de la conception unitarienne de Dieu, comme le fait l’Islam, pour que Dieu puis être en relation avec des personnes il doit les créer, autrement il est absolument solitaire. Ce faisant, ce dieu ne peut pas être autarcique puisqu’il a besoin de quelque chose (ou de quelqu’un) à l’extérieur de lui-même pour pouvoir être en relation, pour pouvoir être ce qu’il est par essence. Ce dieu n’est donc pas entièrement indépendant de sa création; il est soumis à la contingence et à la temporalité, il n’est ni souverain ni éternel dans ses attributs.

La Bible nous présente un Dieu entièrement indépendant de sa création : « Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme; il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit » (Ac 17.24-25). Le contexte de ce verset est important, Paul réfute la conception païenne de la divinité qui consistait à se faire un dieu à partir de la création, un dieu immanent (cf. Rm 1:21-25). L’apôtre leur présente le Créateur comme un Dieu à la fois transcendant et immanent.

Ce Dieu n’a pas fait le monde parce qu’il en avait besoin pour se sortir d’un ennui mortel causé par sa solitude pré-créationnelle. Il ne dépend de rien en dehors de lui-même, il est incréé et éternel et pleinement heureux en lui-même (1 Tm 6:15). Mais si Dieu est autosuffisant, comment peut-on croire qu’il appartient à son essence d’être en relation avec d’autres personnes? Comment oser penser qu’il lui importe d’être en relation avec l’homme? N’est-il pas un être absolument inexorable?

En Jésus-Christ est révélée la Tri-Unité de Dieu par laquelle nous comprenons la parfaite harmonie entre l’un et le multiple. Il n’y a qu’un seul Dieu dans lequel il y a trois personnes éternellement en relation. Ainsi, le Dieu de la Bible est autarcique et relationnel à la fois. Voici quelques affirmations de Christ qui nous permettent de mieux comprendre :

Moi et le Père nous sommes un. (Jn 10:30)

Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? (Jn 14:10)

Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l’Esprit avec mesure. Le Père aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains. (Jn 3:34-35)

Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu (…) De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. (1 Co 2:10-11) (cette dernière citation est de l’apôtre Paul)

Dieu est un, il est absolument autarcique, et le Dieu souverain duquel tout tire son existence, il ne dépend de rien et tout dépend de lui. Dieu est aussi trois : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, entièrement personnel et il est de son essence même d’être en relation avec des personnes. Il n’avait pas besoin de créer ces personnes pour pouvoir être en relation, il est en relations personnelles de toute éternité. Même si Dieu n’a pas créé le monde parce qu’il en avait besoin, il l’a néanmoins créé afin d’entrer en relation avec lui. Lorsque le péché mit une rupture entre Dieu et sa créature, puisqu’il appartient à sa nature d’être en relation, Dieu a fait le nécessaire pour préserver éternellement la relation qu’il avait avec l’homme dans une alliance de rédemption. Ainsi l’Évangile, dans lequel sont révélées la justice et la miséricorde de Dieu, rejoint la Tri-Unité de Dieu, dans laquelle sont révélés son autarcie et son être relationnel.

La confession de foi de mon Église, la Confession de foi baptiste de Londres de 1689, affirme au chapitre 2, paragraphe 3: « La doctrine de la Trinité est le fondement de toute notre communion avec Dieu et de notre dépendance, source de réconfort, de lui. » Seul le Dieu trine est digne de toute notre confiance, car nous pouvons dépendre de lui alors qu’il ne dépend pas de nous ni de quoi que ce soit d’autre et nous pouvons être assurés qu’il désire être en relation avec nous puisque cela appartient à son essence et qu’il l’a prouvé par l’Évangile. Voilà pourquoi je crois que nous pouvons affirmer que seul le Dieu de la Bible est le vrai Dieu!

Je termine par une citation de Francis Schaeffer, un apologète chrétien qui a cherché la vérité dans pratiquement tous les systèmes théologiques et philosophiques pour finalement fléchir les genoux devant le Dieu de la Bible. Après avoir expliqué pourquoi lui aussi croit que seul ce Dieu est digne de ce nom, il conclut:

« You can search through university philosophy, underground philosophy, filling-station philosophy – it does not matter – there is no other sufficient philosophical answer to existence, to Being, than the one I have outlined. There is only one philosophy, one religion, that fills this need in all the world’s thought, whether the East, the West, the ancient, the modern, the new, the old. Only one fills the philosophical need of existence, of Being, and it is the Judeo-Christian God – not just an abstract concept, but rather that this God is really there. He exists. There is no other answer, and orthodox Christians ought to be ashamed of having been defensive for so long. It is not a time to be defensive. There is no other answer. » Dans: He Is There and He Is Not Silent

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Le double effet de la Parole divine

Jeudi, avril 19th, 2012

« C’est par la foi qu’ils traversèrent la mer Rouge comme un lieu sec, tandis que les Égyptiens qui en firent la tentative furent engloutis. » (Hé 11:29)

Dans ce verset, l’auteur de l’Épître aux Hébreux cherche à contraster la délivrance d’Israël et le sort des Égyptiens dans un même événement. Ce double effet de rédemption et de jugement n’est pas isolé dans l’Écriture. Quelques versets plus haut l’auteur rapporte l’épisode de l’arche de Noé en disant : « C’est par la foi que Noé (…) construisit une arche pour sauver sa famille; c’est par elle qu’il condamna le monde… » (Hé 11:7)

L’arche fut le moyen de rédemption des croyants du temps de Noé et elle condamna à la mort tous ceux qui refusèrent de croire et se moquèrent de la prédication du patriarche (2 P 2:5). Dans la théologie des alliances, nous observons ce double effet de la Parole divine : elle conduit au salut ceux que Dieu a élus avant la fondation du monde et elle condamne à la perdition les réprouvés.

Jésus-Christ est la pierre de touche par excellence, la façon dont quelqu’un se situe face à lui détermine sa destination. Le Nouveau Testament parle très clairement de ce double effet de l’Évangile. D’abord, à la naissance de Jésus, le vieil homme de Dieu, Siméon, dit de l’enfant Jésus : « Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël » (Lc 2.34) Jésus fut à la fois une pierre d’achoppement et un rocher de salut durant son ministère terrestre. Cette vérité théologique est affirmée telle quelle par l’apôtre Pierre : « Car il est dit dans l’Écriture: Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle, Et une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale; ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés. » (1 P 2.6-8)

Pierre constate que Jésus est la pierre de touche qui sert à mettre en évidence la destinée des hommes. La destinée de chaque homme, rédemption ou condamnation, est déterminée par rapport à Christ. Non seulement Christ produit-il ce double effet, mais nous tous qui désirons être semblables à lui produisons ce même effet : « Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent: aux uns, une odeur de mort, donnant la mort; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ? » (2 Co 2.15-16)

N’avez-vous jamais remarqué que nous produisons ce double effet parmi les hommes : « aux uns, une odeur de mort, donnant la mort; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie »? La tentation à laquelle nous sommes exposés consiste à refuser d’être une odeur de mort donnant la mort. Il est parfois difficile d’accepter que notre éthique, notre piété et nos croyances soient absolument repoussantes pour certaines personnes. Nous sommes alors tentés de changer l’odeur que nous répandons afin qu’elle plaise au monde. Sachons cependant que si nous refusons d’être une odeur de mort pour ceux qui périssent, nous ne pouvons pas être une odeur de vie pour ceux qui sont sauvés, car c’est la même odeur qui produit deux effets opposés : elle donne la vie et la mort!

Paul, conscient de cette tentation, écrit : « Et qui est suffisant pour ces choses ? Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs; mais c’est avec sincérité, mais c’est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu. » (2 Co 2.16-17)

Ne falsifions point la Parole de Dieu pour plaire aux hommes, mais supportons patiemment d’être insupportables pour certains hommes, sachant que nous sommes agréables à Dieu et à ceux qu’il veut sauver par notre témoignage. Conservons pure la Parole à deux tranchants de notre Dieu (Hé 4:12).

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Le sens théologique de la résurrection

Lundi, avril 9th, 2012

« Le Seigneur est réellement ressuscité » (Lc 24.34) Aucun message ne porte plus d’espoir que la résurrection du Christ. La résurrection de Christ c’est la victoire sur le tombeau et le don de la vie éternelle. Dans cette discussion, le pasteur Jacques Pelletier et moi nous intéressons au sens théologique de la résurrection. Que signifie cet événement pour l’homme?

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On m’a avisé qu’il était impossible d’écouter l’émission ou de la télécharger… En attendant que notre hébergeur répare ce problème, vous pouvez écouter cette émission sur RadioEgo.

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Les souffrances de Christ dans le Nouveau Testament

Samedi, avril 7th, 2012

Suite à la première partie de notre conversation présentée hier, nous poursuivons notre discussion entourant les souffrances de Christ telles que rapportées par le Nouveau Testament. Ces souffrances sont continuellement présentées comme étant l’accomplissement des Écritures:

« Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures » (1 Co 15.3)

« J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Écriture fût accomplie.  » (Jn 17.12)

« Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie: J’ai soif. » (Jn 19.28)

« Ces choses sont arrivées, afin que l’Écriture fût accomplie: Aucun de ses os ne sera brisé. Et ailleurs l’Écriture dit encore: Ils verront celui qu’ils ont percé. » (Jn 19.36-37), etc.

La mort de Jésus n’est pas présentée comme un fait divers, mais comme un événement théologique qui avait un but précis: sauver des pécheurs…

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La conquête de Canaan et l’Évangile

Mardi, mars 27th, 2012

Dans la première partie de notre discussion sur la violence dans l’A.T. nous avons établi trois principes: 1. L’Ancienne alliance était de nature civile. 2. Les sanctions contre les nations cananéennes étaient justifiées. 3. La miséricorde divine était présente dans le jugement. Dans cette seconde partie, nous démontrerons que la Conquête de Canaan a une portée universelle lorsqu’on prend en considération la valeur typologique de cet événement. Nous verrons comment cet événement préfigurait l’Évangile de Jésus-Christ.

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Whitney Houston et la dépravation radicale

Mercredi, février 15th, 2012

Par Pascal Denault

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La mort de Whitney Houston samedi dernier fut une bien triste nouvelle. La mort est toujours une tragédie… une tragédie plus pathétique encore fut celle de la diva morte vaincue par sa décadence. Aux prises avec de puissantes dépendances de substances, on imagine bien quelle devait être sa misère depuis plusieurs années. Les échecs successifs des cures de désintoxication finir probablement d’anéantir son espoir d’être un jour libre. Sa volonté perméable, vaincue à la fois par le cynisme et ses dépendances, la livra entièrement à la merci de son péché qui, par définition, n’a aucune merci et mène toujours à la mort. L’exemple flagrant de Whitney Houston illustre une vérité que la Bible enseigne : la totale incapacité de l’homme pour vaincre le péché.

Le libre arbitre

La plupart des gens croient au libre arbitre : l’homme est libre, il peut décider ce qu’il veut faire et faire ce qu’il décide; sa volonté n’est soumise à aucune nécessité, ni aucune puissance. Il nous parait légitime de penser ainsi car nous exerçons effectivement notre volonté nous-mêmes et nous faisons ce que nous décidons de faire. Sommes-nous libres pour autant? Le réformateur Martin Luther croyait qu’il était plus approprié de parler du serf-arbitre, c’est-à-dire la volonté asservie de l’homme. Luther comprit mieux que quiconque l’enseignement de la Bible à l’égard du péché : l’homme n’est pas libre de pécher ou de ne pas pécher, il est asservi au péché, il est incapable de ne pas pécher, il est esclave du péché.

Cependant, le péché n’est pas simplement une puissance qui tenterait d’influencer l’homme de l’extérieur. Le péché est enraciné dans la nature profonde de l’être humain. La dépravation est radicale (du latin radix qui signifie racine); elle est à la racine de l’entendement et de la volonté. C’est pourquoi nous avons l’illusion d’être libres parce que lorsque le péché nous entraine il passe toujours par notre volonté. Ce n’est donc pas par accident que nous péchons, mais c’est volontairement. Cependant, ce n’est pas parce que nous péchons volontairement que nous sommes libres, car pour être libre il faudrait que nous soyons capables de ne pas pécher; or aucun homme n’est capable d’une telle chose (Ecc 7:20).

Ainsi, l’homme est à la fois un esclave sous la tyrannie du péché; une victime de la puissance méphistophélique, mais il est aussi son propre bourreau, car c’est toujours volontairement qu’il pèche. Whitney Houston exprima parfaitement cette vérité théologique durant une entrevue qu’elle accorda à Diane Sawyer en 2002. Après que la journaliste lui eut demandé lequel de l’alcool, la cocaïne, la marijuana ou les médicaments était son pire démon, la chanteuse répondit ceci : « Je suis mon pire démon… Personne ne me force à faire quelque chose que je ne veux pas faire. C’est ma décision, alors le pire démon c’est moi. Je suis ou bien ma meilleure amie ou bien ma pire ennemie et je dois vivre avec ça! »

L’expérience qu’elle exprime révèle parfaitement le paradoxe dans lequel le pécheur vit. D’un côté elle voulait s’en sortir et être délivrée de cet esclavage; de l’autre côté, elle était son propre despote en s’asservissant elle-même volontairement. L’homme vit dans cette apparente contradiction puisqu’il veut ce qu’il ne veut pas, il aime ce qu’il sait le conduire à la mort. Il en est ainsi car le péché est enraciné dans sa propre volonté.

Qui me délivrera de ce corps de mort?

L’apôtre Paul décrit son expérience déchirante comme pécheur de la manière suivante :

Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. (…) J’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. (Romains 7:14-20)

L’homme, quel qu’il soit, n’est pas libre, mais esclave; et le maître qu’il sert jusqu’à la mort, le péché, est enraciné dans sa propre nature. Ce portrait n’est pas réjouissant et la plupart ne veulent pas le voir préférant plutôt se donner des illusions agréables… Mais au lieu de nier sa misère pécheresse, l’homme devrait s’écrier comme l’apôtre après avoir décrit son état calamiteux : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Romains 7.24) Il répond à sa propre question au verset suivant en affirmant: « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! » (Romains 7.25)

L’enseignement biblique est simple : l’homme ne peut d’aucune façon se délivrer lui-même de son péché. Il peut améliorer sa condition sociale, il peut parfois se sortir de certaines dépendances, il peut arriver à mener une vie relativement saine. Mais il est radicalement incapable de ne plus pécher, c’est pourquoi il a besoin d’un Sauveur. Il n’y a qu’un seul Sauveur : le Christ, le Fils de Dieu (Ac 4:12).

Certains ne se sentiront pas concernés par ce message. Après tout, la plupart des pécheurs ne sont pas dans la même misère que l’était Whitney Houston. L’intensité de son asservissement était peut-être plus manifeste que le vôtre, mais le résultat sera le même : la mort. Le salaire du péché c’est la mort; le péché est toujours mortel même s’il paraît mignon à vos yeux. Et, tout comme Whitney Houston était incapable de vaincre le péché, vous êtes également déjà vaincus par votre péché.

Peut-être êtes-vous vous aussi liés par l’alcool ou la drogue? Peut-être est-ce la pornographie qui domine votre existence ou une obsession sexuelle quelconque? Êtes-vous sous la tyrannie de l’envie, des convoitises ou de l’orgueil? À moins que ce soit la paresse qui vous rend à la fois victime et coupable? Votre maître s’appelle peut-être égo ou encore colère? « Chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. » (2 Pierre 2.19) Une chose est certaine, que vous l’admettiez ou non, vous avez besoin d’un Sauveur qui peut vous délivrer de votre péché et de la mort!

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Les bienfaits de sa résurrection

Lundi, janvier 2nd, 2012

Par Paulin Bédard, pasteur
Le Catéchisme de Heidelberg, question et réponse #45 :

Q. Quel profit nous revient-il de la résurrection du Christ?

R. D’abord, puisqu’il a vaincu la mort par sa résurrection, nous pouvons participer à la justice qu’il nous a acquise par sa mort; ensuite, par sa puissance, nous sommes nous aussi, dès maintenant, ressuscités pour une vie nouvelle; et enfin, en la résurrection du Christ, nous avons un gage certain de notre glorieuse résurrection.

Rom. 4:24; Rom. 6:4; Rom. 8:11; 1 Cor. 15:12, 17, 54; Eph. 2:5; Col. 3:1-5; 1 Pi. 1:3, 21.

Le fait de la résurrection de Jésus a été attesté par le témoignage de nombreux témoins oculaires qui nous ont rapporté ce qu’ils ont vu, touché et entendu. Jésus-Christ a remporté la victoire sur la mort! Il est vivant! Sa résurrection est au coeur de notre foi. Il découle de nombreux bienfaits de sa résurrection. De quelle manière sa résurrection change-t-elle notre vie? Si le corps de Jésus était resté dans le tombeau, notre vie aujourd’hui serait-elle la même ou serait-elle radicalement différente?

Quel profit nous revient-il de la résurrection du Christ?” En réponse à cette question, le Catéchisme mentionne trois bienfaits: un bienfait passé, un bienfait présent, un bienfait à venir. “D’abord, puisqu’il a vaincu la mort par sa résurrection, nous pouvons participer à la justice qu’il nous a acquise par sa mort; ensuite, par sa puissance, nous sommes nous aussi, dès maintenant, ressuscités pour une vie nouvelle; et enfin, en la résurrection du Christ, nous avons un gage certain de notre glorieuse résurrection.” La justice, la vie nouvelle et la glorieuse résurrection, voilà trois grands bienfaits découlant de la résurrection du Christ.

 

Un bienfait passé: notre justification

Si Jésus n’était pas ressuscité des morts, quelles seraient les conséquences? Paul dit que la foi n’aurait aucun sens et la vie chrétienne serait une route sans espoir (1 Cor. 15:14). Paul ajoute au verset 17: “Et si Christ n’est pas ressuscité…, vous êtes encore dans vos péchés.” S’il n’était pas ressuscité, nous serions toujours séparés de Dieu à cause de nos péchés. Paul nous explique également que Jésus a été “livré pour nos offenses et ressuscité pour notre justification” (Rom. 4:25). Qu’est-ce que la justification? Il s’agit d’un acte judiciaire par lequel Dieu nous déclare justes devant lui par la foi en Jésus-Christ. Nos péchés sont pardonnés et la justice de Jésus nous est imputée. D’après Romains 4:25, la résurrection de Jésus était nécessaire pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu. Pourquoi donc, puisque c’est la mort de Jésus qui a payé pour nos péchés? C’est son sacrifice qui nous assure notre pardon et notre justification, mais sa résurrection est également nécessaire.

Sa résurrection est nécessaire pour deux raisons essentielles. D’abord, parce que la résurrection de Jésus est une déclaration du Père. Qui a ressuscité Jésus? C’est Dieu, le Père. “Dieu l’a ressuscité.” (Ac. 2:24). En faisant cela, il a déclaré au monde entier: “Je suis pleinement satisfait du sacrifice de mon Fils sur la croix”. Dieu a complètement changé d’attitude envers son Fils. Sur la croix, Jésus a été puni pour nos péchés. Dieu l’a maudit et abandonné. Au matin de Pâques, c’est ce même Dieu qui l’a ressuscité. Le message est clair et nous annonce cette bonne nouvelle: “J’accepte le sacrifice de mon Fils pour vos péchés”. Si Jésus était resté dans le tombeau, nous nous serions toujours demandé: Est-ce que c’était suffisant pour satisfaire la justice de Dieu? Si j’offre 20 000$ pour l’achat d’une voiture, cela ne veut pas dire que la vente est conclue. Le vendeur doit accepter l’offre. Sur la croix, Jésus a dit: “Tout est accompli”. Mais c’est seulement au matin de Pâques que son Père a conclu en disant: “Bien fait, bon et fidèle serviteur”. Jésus n’est plus condamné. Il est accepté de Dieu. Son Père l’a reçu favorablement. Le Père nous a ainsi donné la confirmation qu’il reçoit favorablement tous ceux qui croient en Jésus.

Ensuite, la résurrection est une action puissante du Fils. Qui a ressuscité Jésus? Son Père, oui, mais aussi Jésus. Jésus-Christ s’est lui-même ressuscité. “Car Christ est mort et il est revenu à la vie.” (Rom. 14:9). Il l’a fait par son immense puissance. Si Jésus n’était pas ressuscité des morts, il aurait été totalement incapable de nous donner les bienfaits de son sacrifice. Il a cependant été assez puissant pour se ressusciter lui-même. Il est donc assez puissant pour pardonner nos péchés. Il est vivant, il peut alors poursuivre son travail de salut. ll nous donne son pardon et sa justice.

Oui, la résurrection de Jésus nous procure un bienfait passé. Dieu nous dit: “Tous vos péchés sont enlevés. J’ai accepté le sacrifice de Jésus. Vous n’êtes plus coupables devant moi.” Tout notre passé est entièrement couvert par son sang. Notre passé est même entièrement juste et parfait parce que la justice de Jésus nous est donnée par la foi! N’est-ce pas un immense réconfort? Il nous arrive de passer par des moments difficiles. Notre passé, nos péchés, nos mauvaises décisions nous reviennent à la mémoire. Nous nous sentons indignes. Peut-être avons-nous peur de Dieu. Rappelons-nous que Jésus est ressuscité! C’est le médicament que Dieu nous prescrit. Le message de la résurrection est notre plus grande joie. Mon passé est terminé. Mon péché est réglé. Dieu me déclare juste. Jésus est capable de me donner sa justice. La preuve? Il est ressuscité!

 

Un bienfait présent: notre sanctification

“Ensuite, par sa puissance, nous sommes nous aussi, dès maintenant, ressuscités pour une vie nouvelle.” Un Sauveur mort est complètement inutile. Mais notre Sauveur est vivant! Ce n’est pas seulement lui qui est ressuscité, nous aussi nous le sommes. Nous avons reçu la vie nouvelle (Rom. 6). Nous sommes “ressuscités avec le Christ” (Col. 3:1). Évidemment, nous ne sommes pas ressuscités physiquement. Cette résurrection est spirituelle. Il s’agit d’un bienfait présent. Nous étions morts par nos fautes et par nos péchés. Nous étions réellement morts spirituellement (Eph. 2:1). C’est parfois difficile à croire. Cette affirmation de l’apôtre Paul n’est toutefois pas une métaphore. Cette mort spirituelle a des répercussions très concrètes dans notre conduite. “Nous nous conduisions autrefois selon nos convoitises charnelles, nous exécutions les volontés de notre chair et de nos pensées.” (Eph. 2:3). Paul nous dit ensuite que Dieu nous a rendu la vie avec le Christ, que nous sommes ressuscités avec lui, assis avec lui dans les lieux célestes (Eph. 2:4-6). Cette réalité est tout autant difficile à croire, mais il ne s’agit pas non plus d’une métaphore. Cette vie nouvelle produit des bons fruits. Nous allons pratiquer des bonnes oeuvres que Dieu a préparées d’avance (Eph. 2:10).

Quand nous regardons à nous-mêmes, nous avons souvent de la difficulté à voir cette vie nouvelle. La réalité ne semble pas correspondre à ce que la Bible dit. Nous l’acceptons par la foi seulement. Quand nous croyons, nous ne sommes plus morts spirituellement, mais vivants, nés de nouveau. Un arbre vivant devrait commencer à porter du bon fruit. Plusieurs disent qu’il n’est pas possible de savoir qui est chrétien et qui ne l’est pas. Il est vrai que Dieu seul connaît les siens et reconnaît les hypocrites. Mais un chrétien ne peut pas rester caché. Nous ne pouvons pas passer incognito. Les gens nous reconnaîtront à nos fruits. S’il n’y a pas de fruit dans nos vies, cela signifie que la foi que nous prétendons avoir est morte. Mais si nous sommes nés de Dieu, nous n’allons plus nous réjouir de pécher. C’est impossible. Qui a ressuscité Jésus? Le Père l’a ressuscité, le Fils s’est lui-même ressuscité, le Saint-Esprit l’a également ressuscité. “Il a été rendu vivant selon l’Esprit.” (1 Pi. 3:18). C’est ce même Esprit qui habite en nous et qui nous rend vivants, en communion avec Dieu.

Les bienfaits de la résurrection de Jésus commencent donc dès maintenant. Jésus est venu demeurer en nous par son Esprit. Il agit dans nos vies par sa puissance. Sinon, comment pourrions-nous vivre la vie chrétienne? Après avoir pardonné notre passé, Jésus ne nous laisse pas nous débrouiller tout seuls durant cette vie présente. C’est seulement par sa puissance dans nos vies que nous pouvons nous efforcer de vivre dans l’amour et la sainteté. Voilà encore un immense réconfort! Autrement, comment pourrions-nous affronter les épreuves par nous-mêmes? Comment obéir à Dieu par nos propres forces? Jésus est ressuscité! Il est vivant et il habite en moi par son Esprit! Il agit puissamment dans ma vie! La même force qui a ressuscité Jésus d’entre les morts m’est accessible aujourd’hui!

 

Un bienfait à venir: notre glorification

“Enfin, en la résurrection du Christ, nous avons un gage certain de notre glorieuse résurrection.” Un gage est une certitude, une garantie. Nous avons besoin de certitude face à l’avenir. Nous en avons besoin dans ce monde si frustrant et incertain. Que nous soyons riches ou pauvres, nous finissons tous par mourir. À quoi nous sert-il de nous efforcer de vivre honnêtement? Tout est vanité! Mais pour le chrétien, tout est différent à cause de la résurrection de Jésus.

Sa résurrection nous procure une grande espérance. Puisque Jésus est ressuscité, nous avons la garantie que nous aussi nous ressusciterons au dernier jour (Rom. 8:11). La vie sur terre est un passage, une préparation à la vie que nous aurons dans nos corps glorifiés. La résurrection de Jésus nous assure des bienfaits extraordinaires pour l’avenir! Paul dit que Jésus est ressuscité comme prémices (1 Cor. 15:23), c’est-à-dire la première partie de la récolte. La récolte complète viendra quand nous recevrons un corps comme le sien. Quelle sorte de corps recevrons-nous à la résurrection? Un corps incorruptible, glorieux, plein de force, spirituel (1 Cor. 15:42-44). Nous ne connaissons pas tous les détails de la route qui mène jusque-là, mais nous avons la certitude de la destination finale. “Nous serons semblables à lui.” (1 Jean 3:2). Quand nous avons des craintes par rapport à l’avenir, souvenons-nous que Jésus est ressuscité! Notre avenir est en parfaite sécurité!

Les doctrines de la Bible sont très pratiques. Elles concernent directement notre vie. Quand nous parlons de Jésus, nous parlons aussi de nous-mêmes. Quand nous parlons de sa résurrection, nous parlons de notre propre vie, passée, présente et à venir. Réjouissons-nous! Notre vie et notre espérance se trouvent en Jésus ressuscité. Il est notre unique assurance dans la vie comme dans la mort!

 


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La vraie humilité

Jeudi, décembre 22nd, 2011

Par Wes Bredenhof, pasteur de l’Église réformée canadienne (CanRC) à Hamilton en Ontario

Bien que notre rencontre remonte à plusieurs années, je me souviens toujours de Frank. La première fois que je l’ai rencontré, je travaillais comme chauffeur d’autobus pour un circuit touristique au Surinam, un pays d’Amérique du Sud. Plus tard, j’ai eu l’occasion de parler un peu plus avec lui, quand je suis tombé sur lui dans une rue très encombrée. Frank n’était pas chrétien. En fait, en termes de religion, Frank n’était pas grand-chose. Pour lui, l’idée selon laquelle Dieu aurait créé le monde était une plaisanterie et si Dieu existait, il devait être fou, vu la grande confusion qui règne dans le monde. Frank avait des idées bien arrêtées au sujet de la véracité du christianisme. Peut-être les vôtres le sont-elles également. Peut-être avez-vous décidé que Dieu n’existe pas et que le christianisme n’est pas vrai. Ou peut-être avez-vous décidé que Dieu existe, mais qu’il n’est pas le Dieu de la Bible. Quoi qu’il en soit, si vous n’êtes pas chrétien, la position que vous avez adoptée s’oppose à Dieu.

Le péché et la folie

Maintenant, j’aimerais que vous pensiez à votre relation avec Dieu. Il s’est révélé à la fois dans la création, dans le monde qui nous entoure, et dans la Bible. Dieu s’est clairement montré à nous. Qu’est-ce qui nous empêche de le reconnaître comme le Dieu qui est et qui mérite notre louange? C’est la réalité du péché. Nous sommes tous pécheurs, autant que nous sommes. Qu’est-ce que le péché? Le péché est la rébellion contre ce que Dieu demande. Par exemple, nous péchons si nous tuons quelqu’un, parce que Dieu a commandé de ne pas tuer. Le péché est ce qui nous empêche de célébrer le Dieu qui a créé le monde et tout ce qu’il contient. Le péché nous rend fiers et arrogants, comme si nous pouvions vivre sans Dieu et sans être chrétiens. En réalité, la Bible nous dit: “L’insensé dit en son cœur: Il n’y a point de Dieu!” (Psaume 53:2). Lorsque Dieu dit cela, ce n’est pas une insulte; il établit simplement qu’il est insensé, qu’il est stupide et absurde de le nier, puisque le nier signifie nier la réalité du monde dans lequel nous vivons. Ailleurs dans la Bible, nous lisons “qu’en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être” (Actes 17:28). Hors de Dieu, tout effort humain est impossible. Les chrétiens reconnaissent que c’est Dieu qui établit les fondements du monde dans lequel nous vivons.

Mais l’insensé est rempli d’orgueil et d’arrogance à l’égard de Dieu. Il ne veut pas le croire, car il lui faudrait admettre qu’il y a quelque chose de mauvais dans son cœur et dans son âme. Mais la vérité est qu’il y a effectivement quelque chose de mauvais dans nos cœurs. Nous sommes pécheurs. Mais quelle est la solution au problème du péché? Comment pouvons-nous le contourner ou trouver une solution? Si nous ignorons le problème, nous en subirons les conséquences lors de notre mort, car “il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement” (Hébreux 9:27). Vous ne pouvez rien faire qui puisse vous sauver du jugement à venir. Vous mourrez et vous devrez faire face à Dieu, avec tous vos péchés. Dieu est saint et juste et il exige un paiement pour le péché. Soit vous devrez vous-mêmes payer ce prix, soit quelqu’un d’autre devra payer pour vous. Qu’en sera-t-il pour vous?

L’humble serviteur

Particulièrement en cette période de l’année, de nombreux chrétiens se rappellent la naissance de Jésus-Christ, il y a environ deux mille ans. Jésus est venu dans ce monde afin de payer pour les péchés du peuple de Dieu. Il est venu pour effectuer le paiement que nous ne pouvons pas effectuer nous-mêmes. Comment a-t-il fait cela? La réponse nous est donnée dans la lettre de Paul aux Philippiens. Au chapitre 2:7 nous lisons que Jésus-Christ “s’est dépouillé lui-même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes”. Jésus était le Fils de Dieu. Avant qu’il ne vienne sur terre, il était dans le ciel avec le Père et le Saint-Esprit. C’est à travers lui que Dieu a créé le monde et tout ce qui s’y trouve: “Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui tout a été créé dans les cieux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs. Tout a été créé par lui et pour lui.” (Colossiens 1:15-16). Jésus avait une situation confortable dans le ciel, mais il restait le problème du péché sur terre.

Comment ce problème allait-il être réglé? Pour répondre à cette question, nous devons retourner au tout début de la Bible, au premier livre, le livre de la Genèse. Dans ce livre, nous voyons comment Dieu a créé le monde bon. Il a aussi créé l’homme bon. Il a créé le premier homme et la première femme: Adam et Ève. Adam et Ève étaient en bons termes avec Dieu, mais cela n’a pas duré. Finalement, ils ont désobéi à Dieu et ont mangé du fruit “de la connaissance du bien et du mal” qu’il leur avait commandé de ne pas manger. Adam et Ève ont péché et, par ce péché, ils ont condamné la race humaine en entier: “…de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort…” (Romains 5:12). Mais Dieu n’a pas laissé Adam et Ève sans espoir. Après qu’ils ont péché, il est venu vers eux avec une promesse. Il leur a promis qu’il leur enverrait un Rédempteur, un Sauveur, quelqu’un qui paierait pour leur péché, afin qu’ils ne connaissent pas la mort éternelle (Genèse 3:15). Ce Rédempteur était Jésus-Christ.

Il est venu dans l’humilité

Le nom de Jésus signifie “Sauveur”, celui qui sauve son peuple de ses péchés. Il est venu sur terre pour vivre, souffrir et mourir pour les péchés de ceux qui croient en lui. Ce faisant, Jésus a abandonné sa situation glorieuse dans le ciel. Il est venu sur terre comme l’un d’entre nous. Il a vécu comme l’un d’entre nous, à cette grande différence qu’il n’a jamais péché (comment un pécheur pourrait-il payer pour d’autres pécheurs?). Jésus a pris l’aspect d’un serviteur; il est venu sur terre dans l’humilité. Il n’est pas venu dans la splendeur et la majesté. Il est né de la femme d’un charpentier et non de la femme d’un roi. Il est né dans une grange, non dans la chambre de naissance d’un château majestueux. Dans tous les sens, Jésus, le Fils de Dieu, s’est humilié. Il s’est abaissé, pour que ceux qui croient en lui puissent être élevés, pour qu’ils puissent recevoir le salut et la vie éternelle.

Même si nous, pécheurs, sommes très arrogants et fiers, Jésus ne l’était pas et ne l’est pas. Il est venu comme serviteur, celui qui sert les autres. Il s’est dépouillé de toute la gloire qu’il avait dans le ciel. Il est venu sur terre pour souffrir et mourir, afin que sa mort serve de paiement pour ceux qui croient en lui.

Notre besoin

Maintenant, que pensez-vous de cela? Jésus est venu comme serviteur sur terre. Dieu est venu vers l’homme pour le sauver. Vous allez peut-être entendre le nom “Emmanuel” en cette période de l’année. Il signifie “Dieu avec nous”. Il s’agit d’un autre nom pour Jésus, qui fut vrai homme et vrai Dieu. Jésus n’était pas orgueilleux ou arrogant, mais il est venu dans l’humilité. Qu’est-ce que cela signifie pour nous? Nous avons besoin de Jésus-Christ. Nous avons besoin qu’il paie pour nos péchés, car l’unique façon que nous ayons pour payer nous-mêmes est de souffrir éternellement dans les feux de l’enfer. Je ne veux pas vivre cela et j’imagine que vous non plus. Comment pouvez-vous faire vôtre le sacrifice de Jésus-Christ? Comment pouvez-vous éviter de payer le prix vous-mêmes? Vous devez venir à Christ en toute humilité et confesser vos nombreux péchés. Vous devez venir à lui en reconnaissant que vous êtes pécheur et que vous avez fait montre de beaucoup d’orgueil en le rejetant. Vous devez croire qu’il a aussi payé pour vos péchés. En bref, vous devez vous repentir et croire. Vous devez vous repentir; votre cœur doit changer à l’égard de vos péchés, mais aussi à l’égard de Jésus. Aussi, vous devez croire, vous devez placer toute votre confiance en Jésus pour votre salut. Venez à Dieu dans la prière et demandez-lui toutes ces choses.

Jésus est né et venu dans ce monde il y a environ deux mille ans; ce fut sa première venue. Cependant, la Bible nous dit qu’il y aura aussi une seconde venue. Christ reviendra sur les nuées du ciel. Alors, il jugera la terre et ses habitants pour tous leurs péchés et leur méchanceté. La seconde venue de Jésus peut arriver à n’importe quel moment. Nous ne savons pas quand il reviendra, mais nous devons toujours être prêts. Si vous ne croyez pas en Jésus, votre peur sera grande lors de son retour, car maintenant vous savez ce qui vous attend. Mais, si vous croyez en lui (et je prie pour que ce soit le cas), vous éprouverez une grande joie en le voyant. De plus, même s’il ne revient pas durant votre vie terrestre, la vérité vous sera révélée à votre mort, car, alors aussi, nous ferons face à la colère de Dieu contre le péché. Seul Christ peut éloigner cette colère et vous sauver. Si vous êtes chrétien, vous pouvez mourir en paix, mais si vous ne l’êtes pas, les douleurs et les souffrances que vous vivez sur terre ne sont qu’un avant-goût de ce qui viendra. Ami, es-tu prêt à faire face à Dieu avec tes péchés?

 


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